‹ Précis de physiologie microbienneChapitre 52 sur 145 · PRE · texte numérisé non relu

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; “auxquels Ce S one de tes Rhone os HA . selon l'espèce animale sur laquelle on expérimente. FS Nous désignerons ces intoxications sous le nom de pro-

téoloxies ou d’intoxicalions proléiques, car elles nous

apparaissent comme manifestations de la toxicité de cer-

taines substances protéiques.

Les venins, en particulier les venins de serpents, dont

la connaissance est extrêmement intéressante au point de vue toxicologique, comme au point de vue physiologique, méritent de retenir l'attention, en raison des importantes

conséquences que comporte leur étude méthodiquement conduite.

L’étude des venins doit se faire au moyen d’injections pratiquées dans les veines ou sous la peau, dans les musles ou dans le péritoine ; on ne saurait utilement les introduire dans les voies digestives : ils seraient alors inoffensifs, comme sont inoffensives dans les mêmes conditions les protéines toxiques antérieurement examinées.

Nous ne retiendrons ci-dessous que les résultats des injections intraveineuses, parce qu'ils sont plus aisément comparables entre eux ; mais nous notons expressément que d’autres injections, pourvu

qu’elles soient parentérales (c’est-à-dire faites par une voie qui n’est

pas la voie digestive) produisent ou, au moins, peuvent produire les mêmes accidents.

Les venins sont en général équivalents aux protéines toxiques : les uns déterminent une intoxication qui ne diffère pas fondamentalement des intoxications protéiques antérieurement décrites (venins protéoltoxiques) ; les autres déterminent une intoxication, très nettement distincte sans doute des intoxications protéiques, mais les différences observées tiennent à ce que l’intoxication protéique qu'ils engendrent est complétée, compliquée, parfois dissimulée par une intoxication supplémentaire, qu’on peut appeler spécifique (venins mixtes). Les venins sont tous protéo-

toxiques ; mais quelques-uns ne sont pas exclusivement

protéotoxiques.

Parmi les venins protéotoxiques, nous retiendrons ceux Arraus. — Micros. 10

tante de la pression artérielle, se produisant de 30 à 60 sec. après

l'injection, amenant la pression aux 2/3 ou à la moitié de sa valeur __ normale, et disparaissant progressivement, en même temps que l’ani- - mal reprend ses coutumières apparences. Le rythme respiratoire est

. les non pa et les coagulantes Css avons rs rencontré déjà ces deux types sous la forme des peptones

et des extraits d'organes).

Les faits expérimentaux suivants justifient ces rappro-

chements.

Injectons dans les veines du lapin 1 mgr. (résidu sec de venin

évaporé à basse température) de venin de Crotalus adamanteus dis-

sous dans 1 c. c. d’eau salée à 1 °/,, l’animal présente de 30 à 60 sec. après l’injection un malaise évident : il se couche sur le flanc; sa

respiration est accélérée, parfois même polypnéique. Ces phénomènes

sont d’ailleurs de courte durée : le lapin reprend son apparence nor-

male 1/4 d’h. ou 1/2 h. après Ftaerqus; et survit sans présenter

d’accidents tardifs.

L'analyse physiologique permet de reconnaître une chute impor-

accéléré, mais on ne reconnaît aucune modification importante des

HD

caractères des mouvements respiratoires. Le sang extrait des \ vais-

seaux coagule très tardivement.

Si on répète l'injection du venin à la même dose, quelque temps

après que la première injection a été faite, alors que la dépression a

disparu ou tout ou moins s’est fortement atténuée, on constate qu'il se produit une nouvelle chute de pression, moins considérable du reste que la première.

Ce sont là des symptômes d'intoxication protéique, tels qu’on les note à la suite d’injections d’extraits d'organes ou de sérum d’anguille à petite dose chez le lapin.

Avec des doses plus fortes (3 mgr.) les mêmes phénomènes se produisent, augmentés en intensité et en durée. Avec des doses plus fortes encore (6 mgr.), les accidents débutent de même, maïs Ja chute de pression est plus précoce, plus brusque,plus considérable,

et très rapidement la pression tombe à zéro : l’animal meurt ainsi ! P P

en quelques minutes. Le sang retiré des vaisseaux aussitôt après

Ja mort est liquide et ne coagule qu'avec une extrême lenteur.

Ce sont là des accidents déjà notés à la suite de l'injection de sérum d’anguille dans les veines du lapin.

Notons encore une particularité : si la dose injectée est une dose: moyenne (4 mgr.), il se produit une dépression assez considérable,

puis la pression remonte progressivement, mais seulement ‘pour un : temps ; bientôt elle redescend, pour tomber lentement à zéro: la

mort survient ici assez tardivement (1 à 2 h.). C’est là un fait que nous n’avons pas noté avec les diverses protéines toxiques antérieurement étudiées et que nous enregistrons incidemment ; nous en tirerons parti plus tard.

Si les expériences sont faites chez le chien et non chez le lapin, elles donnent des résultats qui sont exactement ceux qu’on obtient en lui injectant des peptones ou du sérum d’anguille. Le venin de Crobatus adamanteus est donc un venin protéoloxique type sérum d’anguille, c'est-à-dire non coagulant.

Injectons dans les veines du lapin 1 mgr. de venin de Vipera Russellii ou Daboïa en solution dans 1 c. c. d’eau salée à 1 °/, ; Panimal

présente, presque instantanément après l'injection, des convulsions violentes; sa respiration est dyspnéique ; il pousse quelques cris aigus ; il est mort en quelques minutes. Une chute brusque et considérable de la pression artérielle s’est produite quelques secondes après l’injection. Ce sont là des phénomènes déjà observés à la suite de l'injection intraveineuse de 5 à 6 mgr. de venin de Crotalus adam. ; mais ce qui différencie les deux cas, c’est qu’à l’autopsie des lapins morts intoxiqués par le venin de Vipera Russelli, de volumineux Caillots remplissent les gros vaisseaux veineux et les cavités du cœur droit, tandis que le sang est liquide (et même très lentement coagulable) chez les animaux morts d’intoxication par le venin de Crotalus adam.

En fait, il y a, entre ces deux envenimations, la même différence qu'entre l’intoxication par ichtyotoxine et l’intoxication par nucléoprotéide. L’analogie entre les nucléoprotéides et le venin de Daboïa se poursuit d’ailleurs plus loin : si en effet on injecte de petites quantités de ces deux substances; on provoque des accidents légers, qui ne diffèrent pas essentiellement de ceux qu’on note dans l’intoxication obtenue par injection de faibles doses d’ichtyotoxine ou de venin de

Crotalus adam. Les effets coagulants ne se produisent pas, et tout au

contraire, le sang est devenu lentement coagulable.

Ajoutons que, chez le chien, comme chez le lapin, le venin de

Daboïa détermine, suivant la dose injectée, une coagulation intravasculaire produisant une mort foudroyante (fortes doses), ou l’incoagulabilité du sang (faibles dores); d’une façon générale, il se comporte encore, chez le chien, en tout et pour tout comme un extrait d’organe.

Il n’est pas jusqu’aux expériences in vitro qui ne justifient ce rapprochement : le sang épanché des vaisseaux voit sa coagulabilité fort augmentée quand on le mélange soit avec du venin de Daboïa, soit avec un extrait d’organe, et l’analyse du phénomène permet de re-

commattre Er ve) fs deux La ns Eve d’un m me. nisme. à Le venin de Vipera Russellii est donc protétorique, type extrait es " organe.

Les deux venins de Crotalus adam. et de Vipera Russellii engendrent ainsi des accidents qui sont l’image de ceux que nous avons provoqués, chez le lapin et chez le chien, par injection de protéines toxiques. Les deux envenima- tions correspondantes sont ainsi des protéoloxies.

Et l’on pourrait, si ce n’était inutile, insister sur la légitimité de ce rapprochement, en notant que ces deux venins sont hémalolyliques comme le sérnm d’anguille, et qu'in-

jectés sous la peau ou dans les muscles à une concentra- - tion suffisante, ils déterminent les mêmes nécroses et altérations profondes que ce sérum.

* À côté des venins exclusivement protéotoxiques, et notamment à côté du venin de Crotalus adam., on placera le venin de Vipera aspis, qui se comporte exactement comme lui, au moins en ce qui concerne les faits ci-dessus retenus ; — et le venin d’abeilles, dont l'injection intraveineuse provoque la même dépression artérielle, la même accélération respiratoire, le même retard de coagulation du sang, que le venin de Crotalus adam. ; et en outre une exagération considérable des mouvements intestinaux, avec expulsion de bols fécaux, déjà constatée dans l’intoxication par sérum d’anguille, chez

; & le lapin.

Parmi les venins mixtes, à la fois protéotoxiques et spécifiques, nous considérerons plusieurs types : d’abord le venin de Naja tripudians ou Cobra et des espèces voisines, puis les venins de Lacheris lanceolatus ou Bothrops et de Crolalus terrificus ou Cascavel et de nombreuses espèces voisines. Tous ces venins ont des propriétés protéotoxiques, tantôt légères et difficiles à manifester, tantôt très accentuées; en outre, ils possèdent des propriétés 3 spécifiques, souvent remarquables, que ne possèdent jamais les protéines toxiques proprement dites.

Les venins des Najas, des Bungares et des genres voisins sont proléoloæiques type sérum d’anguille et curari- __ sants, c'est-à-dire aptes à provoquer, comme le curare, une É

ee es hit nn obéroe (par suppression des rapports fonctionnels normaux entre le nerf moteur et le muscle au niveau de la plaque terminale).

Injectons dans les veines du lapin 2 mgr. (d’extrait sec) de venin de Naja tripudians ou Cobra, dissous dans 2 c. c. d’eau salée à 1 °/0: la pression artérielle fléchit un peu dans les minutes suivant l’injection ; la respiration s’accélère un peu ; le sang est devenu beaucoup moins coagulable qu’il n’était. Sans doute, la dépression est faible (10 mm. alors qu’elle était de 4o à 50 mm., à la suite de l'injection de la même dose de venin de Crotalus adam.), et peu durable (5 à 6 min. au lieu de 1 h.), l’accélération respiratoire est modérée (le rythme passe p. ex. de 50 à 60 ; il passait de 50 à 200 et plus dans l’intoxication crotalique) et passagère (2 à 3 min. au lieu de 19 à 20) ; seule la diminution de coagulabilité du sang est considérable. Mais pourtant, et c’est l’essentiel, qualitativement les faits protéotoxiques sont là. On peut d’ailleurs les exagérer, autant qu’on le désire, en augmentant la dose du venin injecté.

Également protéotoxiques sont les venins des serpents appartenant aux-genres Naja, Bungarus, etc. Une seule exception est à signaler: le venin de Naja Haje ou Cobra égyptien, injecté dans les veines du lapin, même aux doses de 8 à 10 mgr. ne produit ni dépression même minime, ni accélération respiratoire même faible ; il détermine seulement un retard de coagulation du sang.

Toutefois ces stressé phénomènes ne représentent qu une fraction de la symptomatologie de la cobraïsation. Après les avoir notés etinterprétés, revenons à l’examen de ce lapin dans les veines duquel ont été injectés 2 mgr. de venin de Cobra.

Aprés une période d’incubation de 10 min. environ, pendant laquelle l'animal semble à peu près normal (les accidents protéotoxiques très faibles ne sont révélés que par une analyse physiologique délicate), apparaissent les accidents véritablement graves. Ge sont d’abord des troubles respiratoires (ralentissement progressif du rythme et augmentation progressive de l’amplitude, c’est-à-dire

. dyspnée), auxquels s’ajoutent, quelques minutes plus tard, des trou-

bles circulatoires (ralentissement considérable du rythme du cœur, élévation de la pression artérielle et augmentation de son élément variable, suivie d’une chute progressive de la pression). La respiration s’arrête 20 min. après l'injection ; le cœur cesse d’être perceptible 4 ou 5 min. plus tard. Dans la période comprise entre l'arrêt de la respiration et l’arrêt du cœur, on note quelques secousses musculaires généralisées plus ou moins nettes.

Pour des doses plus ou moins grandes de venin de Cobra, comprises entre 1/2 mgr, et 6 à 8 mgr., les manifestations toxiques sont

| les mêmes ; mais d’une part les faits protéotoxiques ‘et notammen

la dépression sont exagérés, et d’autre part l’évolution des accidents

spécifiques est accélérée, c’est-à-dire que la période d’incubation est

raccourcie et que l’arrêt respiratoire est prématuré. Si on compare les conséquences de l’injection de 2 et de 4 mgr. de venin de Cobra,

on trouve pour la grandeur de la dépression 10 et 36 mm. de mer-

cure ; pour la durée de la période d’incubation 10 et 6 min., pour le moment de l’apparition des troubles circulatoires 12 à 16 et 7 à 8 min. ; pour l'arrêt respiratoire 18 et 12, etc.

Ces manifestations de la cobraïsation (en n’y faisant point rentrer : les accidents protéotoxiques) sont celles-là même qu’on observe dans la curarisation. Comme le curare provoque les accidents et la mort : par suite de la paralysie périphérique qu’il engendre en séparant fonctionnellement le nerf moteur du muscle, au niveau de la plaque

terminale, on peut supposer que le venin de cobra provoque les

mêmes modifications et troubles, et que curarisation et cobraïsation

sont des intoxications symptomatologiquement surperposables.

. On justifie expérimentalement cette conception. Dans la curarisation et dans la cobraïsation, l'excitation du nerf moteur ne détermine plus la contraction du muscle dans lequel il se rend, ce muscle réagissant d’ailleurs, comme le ferait un muscle normal, aux excitations directement portées sur lui. Dans la curarisation et dans la cobraïsation, la motricité seule est supprimée, la sensibilité persiste; on le démontre, dans les deux cas, par des expériences identiques. Dans la curarisation et dans la cobraïsation, les nerfs glandulaires, vasculaires,

cardiaques conservent leurs activités normales. Dans la curarisation et dans la cobraïsation (au moins quand le venin est du venin de

Naja tripudians et que la quantité injectée ne dépasse pas 2 mgr. ), on peut parer aux phénomènes d’asphyxie en pratiquant la respiration artificielle. Enfin, on peut, en injectant à la fois dans l’organisme d’un animal (lapin p.-ex.) du venin de Cobra et du curare à

doses convenablément choisies, démontrer que ces deux substances

ajoutent arithmétiquement leurs actions, comme si elles agissaient de la même façon sur les mêmes éléments anatomiques.

1. Cette réserve est imposée par les résultats d'observations faites sur des lapins ayant reçu en injection intraveineuse soit du venin de

Naja tripudians à doses égales ou supérieures à 2mgr. 1/2, soit du

venin de serpents d’espèces voisines (Naja bungarus, Bungarus cœruleus) : on a reconnu qu’alors la respiration artificielle ne maintient la vie que pendant quelque temps ; la pression artérielle baisse progressivement, conduisant l’animal à la mort en 1 à 2 h. Rappelons que cette dépression progressive tardive a été notée ci-dessus à la

suite de l'injection de venin de Crotalus adamanteus à la dose de 5 à

6 mgr.

% due,

Le venin de Cobra est donc un curare. I] ne diffère du curare HR authentique que par de menus détails. Et d’abord parce qu’il est É __ faiblement protéotoxique tandis que le curare ne l’est pas ; et ensuite parce que l’injection intraveineuse de venin de Cobra ne fait appa-

raître le ralentissement respiratoire, premier symptôme de la paralysie qu'après une période d’incubation de quelques minutes tout au

moins, fandis que l'injection intraveineuse de curare déclenche

presque instantanément ces accidents.

Peut-être convient-il d’ajouter encore que le curare supporte 2 Ê

l’ébullition sans subir de diminution de toxicité, tandis que le venin

de Cobra perd son activité à 100° et même à une température infé-

rieure, | Nous plaçons le venin de Cobra dans le groupe des venins protéo-

toxiques curarisanis et, ajouterons-nous, dans la variété type sérum d’anguille, parce qu'ainsi que ce dernier il ne provoque jamais de coagulation intravasculaire, Nous ne l’assimilerons pourtant pas de façon absolue au sérum d’anguille, parce que ce sérum n’exerce une

action anticoagulante que s’il est injecté dans les veines de l’animal

vivant, tandis que le venin de Cobra exerce son action anticoagulante in vivo et in vitro (le sang extrait des vaisseaux et mélangé à du

venin de Cobra ne coagule pas ou ne coagule que très tardivement), Nous avons noté tous ces détails pour les utiliser ci-dessous.

— En face de ces venins curarisants et protéotoxiques fi type sérum d’anguille, nous placerons des venins qui sont . à la fois curarisants comme les précédents, et protéo-

toxiques type extrait d’organe (ou type venin de Daboïa), c'est-à-dire coagulants in vivo (si la dose injectée est suffisante) et in vitro. Ce sont des venins fournis par le

serpent noir et par le serpent tigre d'Australie. Ces venins sont au venin de Cobra ce que le venin de Daboïa est au

venin de Crotalus adam., ce que les extraits d'organes sont au sérum d'’anguille.

Injectés dans les veines du lapin à dose minime (1/10 mgr. et même moins suffit), ils provoquent une thrombose généralisée, instantanément mortelle. Ajoutés au sang qui coule de l'artère dans

un verre, ils en accélèrent la coagulation, comme le feraient le venin de Daboïa ou les extraits d'organes et par le même mécanisme. Injectés dans les vaisseaux dans des conditions où la coagulation ne se fait pas (et qu'il n’est pas utile d'indiquer ici), ils engendrent des phénomènes protéotoxiques très modérés et une curarisation

typique.

de déterminer la coagulation fibrineuse de toutes les liqueurs fibrinogénées). Cette propriété thrombine est spécifique et non protéotoxique, parce qu'aucune protéine toxique ne la présente.

Injectons dans les veines du lapin du venin de Bothrops ou du venir

. de Cascavel à faible dose (moins de 1/4 mgr.), nous reconnaissons les

accidents protéotoxiques (chute de pression, accélération respiratoire,

retard de coagulation du sang). Injectons-les à dose plus forte

(1 mgr. p. ex.), nous notons instantanément des convulsions et des cris ; la respiration est profonde, asphyxique ; la mort survient en

FA quelques minutes ; à l’autopsie de volumineux caillots remplissent

les grosses veines et le cœur droit ; l’animal est mort par thrombose généralisée.

Ce sont là, semble-t-il, les propriétés du venin de Vipera Russellii,

telles que nous les avons rapportées. Il y a pourtant entre eux une : différence capitale. Le venin de Vipera Russellii accélère in vitro la

coagulation du sang arrivant de l’artère dans un verre; mais il ne fait pas coaguler les liqueurs fibrinogénées non spontanément coagulables (sang ou plasma de peptone, sang ou plasma oxalaté, fluoré, citrate, solution chlorurée sodique de fibrinogène, liquide d’hydrocèle, etc.) ; il n’est donc pas équivalent à la thrombine qui provoque la coagulation fibrineuse de toutes ces liqueurs. Les venins de

se Bothrops et de Cascavel accélèrent également in vitro la coagulation

du sang qui coule de l'artère, mais ils font encore coaguler les liqueurs fibrinogénées non spontanément coagulables, comme le ferait une solution de thrombine (p. ex. du sérum sanguin fraichement préparé, ou une liqueur renfermant son principe coagulant).

Nous ajouterons que le venin de Crotalus adam., que nous avons pris ci-dessus comme type des venins éxchusivément protéotoxiques est en réalité protéotoxique et coagulant type thrombine ; mais cette dernière qualité est très peu développée, si peu développée que lorsqu'on l’injecte dans les veines, il ne provoque jamais de coagulation intravasculaire ; on ne peut la manifester qu’in vitro, en provoquant la coagulation fibrineuse d’une liqueur fibrinogénée non spontanément coagulable par addition d’un peu de ce venin.

Il était utile de signaler ce petit fait, car il eut pu paraître étrange

ou Bolhrops) et de Crotalus coréen (ÉRLeE, a ÿ que les venins de nombreux Lachesis et Crotalus sont à Ja fois protéotoxiques et coagulants type (hrombine (nous entendons par là que, comme la thrombine, ils sont capables

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