‹ Précis de physiologie microbienneChapitre 55 sur 145 · ES PC 7 EE · texte numérisé non relu

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a da tou cut

Ne das pas pour lt toxines ohietiies de don=# 2e nées positives nettes et claires comme celles que nous

possédons pour les sérums toxiques et pour les venins, au point de vue de la spécificité de l'immunité acquise, nous

admettons que nos résultats sont valables pour les toxines

microbiennes. À coup sûr, l’immunité antitétanique ne protège point l'animal qui la possède contre la toxine diphtérique et inversement; mais il s’agit là de toxines profondément dissemblables, ne produisant pas les mêmes troubles physiologiques et n'agissant pas sur les mêmes éléments anatomiques. Il serait intéressant, et sans doute important, de rechercher si des toxines pathologiquement équivalentes, provenant de microbes appartenant à des espèces distinctes (nous disons espèces, non variétés), engendrent des immunités spécifiques. Et, sur ce point,

nous ne sommes pas documentés : les divers bacilles diphtériques décrits sont-ils variétés ou espèces distinc-

tes ? Nous l'ignorons.

Une digression. — Les venins curarisants sont un merveilleux instru-

ment d’études dans les questions d’immunité, en raison de la régularité

mathématique de leur action, sur le lapin tout au moins, Voici un échan-

tillon de venin de cobra sec ; dissolvons-en 2 mgr. dans 2 c. c. d’eau salée à 1 °/, et injectons dans les veines d’un lapin de 2 à 2 kgr. 1/2, L'arrêt respiratoire se produit régulièrement 18 min. (nombres extrêmes 17 et 19) après l’injection, et l'arrêt cardiaque 22 min.

nombres extrêmes 21 et 23) après l'injection. Ces nombres peuvent P J P

d’ailleurs varier d’un échantillon de venin à un autre; mais, pour un échantillon donné, les résultats présentent toujours cette exactitude.

Nous avons noté que 8 injections de 1/5 mgr. de venin de cobra, pratiquées sous la peau du lapin, l’immunisent contre 3 mgr. de venin. Or la quantité totale injecté n’est que de 1 mgr. 6. Donc une quantité donnée du venin immunise contre une quantité plus grande (au moins quand il s’agit de venin de cobra, quand les essais sont faits chez le lapin, quand sont réalisées les conditions dans lesquelles nous avons expérimenté). Assurément il est plus facile de préciser ces données en travaillant avec le venin de cobra, qu’en étudiant les toxines microbiennes proprement dites, dont les effets se produisent avec une régularité moins frappante.

Le venin de cobra permet de suivre pas à pas l'établissement d'une immunilé anticobraïque, beaucoup mieux assurément qu’on ne pourrait suivre l’établissement d’une autre immunité.

led

Injectons sous la peau de lapins du venin de cobra en solution

reçu 2, ou un plus grand nombre, espacées de 5 jours. On fait l’essai

d’immunité en injectant dans les veines des lapins 1 mgr. 1/2 de venin de cobra, 12 jours après la dernière injection préparatoire. Chez les lapins neufs l’arrèt respiratoire se produit en 21 à 22 min. ;

Se À il se produit exactement dans le même temps chez les lapins ayant

reçu 1 ou 2 injections préparatoires (ce qui correspond à une absence

totale d’immunité) : ilse produit en 4 h. 1/2 chez le lapin ayantreçu 3 injections ; en 10 h. environ chez le lapin en ayant reçu 4 ; quant

au lapin ayant reçu au moins 5 injections il survit sans présenter d’ac-

cidents.

N'insistons pas, ces exemples suffisent à montrer l’excellence des venins curarisants pour résoudre de délicats problèmes d’immunité.

Et arrêtons là notre digression.

La méthode d’immunisation antitoxique dont nous nous sommes servis jusqu'ici ne permet pas de pousser très Join l’immunisation : nous avons noté une immunité con-

tre 20 doses mortelles de sérum d'anguille (c’est une rareté),

et contre 10 à 12 doses mortelles de venin de Cobra ; les immunités antidiphtérique et antitétanique obtenues ainsi

__ ne dépassent pas ces valeurs, en supposant même qu'elles

les atteignent. Si on insiste sur la préparation, en multi-

pliant de plus en plus les injections, un moment arrive

bientôt, qu'il s'agisse de sérums toxiques, de venins ou de toxines microbiennes, où des accidents se produisent (non pas les accidents aigus que détermine chez l'animal neuf

l'injection d’une forte dose de toxine avec leurs caractères spécifiques), des accidents loujours les mêmes quelle

que soit la toxine employée, et qui sont représentés par

une cachexie progressive, c'est-à-dire par une déchéance organique, conduisant l’animal à la mort sans incidents

aigus. Cette cachexie, qui se présente de bonne heure (quelques semaines après le début) dans le cours de l'immunisation, interrompt évidemment cette préparation avant qu'elle soit très développée. Ce n’est qu'exceptionnellement, ct en procédant avec la plus grande prudence et avec une extrème lenteur qu'on parvient parfois à obtenir

x pour 20000 dans l’eau salée, à dose non mortelle, mais peu infé- + : rieure à la dose mortelle (injectons p. ex. 4 c. c., soit 1/5 mgr. ve-’ nin). Parmi ces lapins, les uns ont reçu 1 injection, les autres en ont

avec Cotté méthode t une units otre ontant À doses mortelles. | EN * On s’est donc appliqué à améliorer le procédé, de façon à pousser plus loin l'immunisation, sans risquer, en cours

de route, une interruption du fait de l'apparition de la

cachexie progressive et mortelle. En général, on utilise 744

pour la préparation les {oxines modifiées.

Les uns modifient les toxines par la chaleur ; lesautres les modifient par des agents chimiques convenablement choisis ; d’autres enfin les neutralisent par les sérums anti-

toxiques correspondants (fournis par des animaux immunisés par un procédé quelconque). Tous ces procédés ont donné, au moins dans certains cas, d'excellents résultats et ont permis de réaliser des immunités extrêmement … puissantes, grâce auxquelles l'animal pouvait résister à

l’inoculation de plusieurs centaines de doses mortelles, où tout au moins de plusieurs dizaines. Voici des exemples.

Le premier procédé d’atténuation de la toxine (par la chaleur) a été employé jadis pour immuniser le lapin contre la toxine tétanique. On

inocule d’abord à plusieurs reprises de la toxine chauffée à 60°, pui de la toxine chauffée à des températures de moins en moins élevées.

Par exemple, on injectera 3 ou 4 fois à 3 jours d'intervalle 10 c. c. de:

toxine chauffée 1 h. à 60°, puis, de 5 jours en 5 jours, 10 ec, c. de

toxine chauffée 1 h. à 55°, et 10 c. c. de toxine chauffée 1 h. à 502 A partir de ce moment, on injecte de 8 jours en 8 jours, ou de10 jours en 10 jours, de la toxine non chauffée à doses progressivement

croissante, d’abord 5 c. c., puis 10, 15, 20, 30 c. c., etc. (la dose mortelle pour un lapin neuf est comprise entre r et 2 c. c. de toxine # non chauffée). :

On peut obtenir des résultats équivalents chez le cobaye ; mais les

doses injectées au début surtout doivent être plus faibles, parce que la toxine tétanique est beaucoup plus toxique pour le cobaye que pour le lapin : si p. ex. la dose mortelle d’une toxine tétanique pour un lapin de 2 à 2 kgr. 1/2 était de 2 c. c., la dose mortelle pour un cobaye de 250 à 300 gr. serait de 1/400 c. c. environ. |

On a encore employé ce procédé d’atténuation par chauffage pour immuniser les petits animaux contre le venin de vipère, Lei l’atténuation de début doit se faire par chauffage à 80°.

Le second procédé d’atténuation de la toxime (par des substances chimiques) a été employé pour immuniser les chevaux destinés à fournir les sérums antidiphtérique ou antitétanique. Les substances

ons retire äes toxines 16 De ARE à emplo

tion à 1/60.

Sans entrer dans les détails de pratique, disons qu’on injecte tout d’abord de minimes quantités de toxine mélangée d’une notable proportion (50 °/, par exemple) de liqueur iodée, puis, en espaçant de quelques jours les injections, des quantités croissantes de cette toxine fortement iodée, puis de la toxine de moins en moins iodée, et finalement, 3 à 4 semaines après le début, de la toxine pure non modifiée en quantité petite d’abord, puis de plus en plus grande, jusqu’à en inoculer plusieurs centainès de c. c. en une injection, ce qui représente au moins 250 doses mortelles, chiffre auquel on arrive à la fin

du 3° mois de préparation.

Pour la préparation des chevaux fournisseurs de sérum antivenimeux (venin.de cobra), on injecte pendant plusieurs semaines des quantités croissantes de venin mélangé à des quantités décroissantes

d’hypochlorite de chaux, puis du venin seul, à dose minime pour

commencer, puis à doses progressives jusqu’à atteindre en une seule ‘injection des doses 100 fois mortelles et plus encore.

Le troisième procédé d’atténuation de la toxine (par neutralisation par le sérum antitoxique correspondant fourni par des animaux immunisés par l’un des deux premiers procédés) consiste à injecter à la fois ou successivement la toxine et l’antitoxine correspondante, en employant d’abord une proportion d’antitoxine suffisante pour neutraliser la toxine, puis des proportions d’antitoxine de plus en plus réduites, jusqu’à ce qu’on n’injecte plus que la toxine à doses progressivement croissantes. Ce troisième procédé, a-t-on prétendu, per- “mettrait d'atteindre plus vite une très forte immunité que tout autre

procédé.

Par ces différentes méthodes on a pu immuniser les ‘animaux assez puissamment pour qu'il supportent sans présenter d'accidents l'inoculation de 100, de 200 (parfois plus) doses mortelles pour l'animal neuf.

Cetle immunité antitoxique acquise est de longue durée. Si, après l'avoir réalisée, on cesse de pratiquer les injections de toxine, elle ne disparaît totalement qu'après

de nombreux mois, voire des années. Mais elle ne se maintient pas invariable au maximum où on l'avait portée : déjà 15 à 20 jours après la dernière injection, on peut (si l'on met en œuvre des procédés délicats d'analyse) reconnaître une très légère diminution du degré d'immunité ;

: ont été soit l’iode sous forme de solution iodo-iodurée de Lugol ou dé #74 Gram, soit le trichlorure d’iode, soit L'SPOPMENe de chaux en solu-

ST IUYE

la décroissance s’accentue progressivement. Il estnécessaire, si l'on veut conserver l'animal en état d'immunilé

maæxima, de continuer régulièrement, de semaine en semaine, ou au moins de quinzaine en quinzaine, à HuÇeRe des doses massives de toxine.

Il est possible d’iëmmuniser un animal à la fois contre plusieurs loxines el notamment contre plusieurs venins. On a, p. ex., immunisé des chevaux contre le venin de Cobra et contre le venin de Bothrops, ou encore contre le venin de plusieurs Lachesis. Ce sont là des ëmmunisalons mixtes. Il semble bien qu'en tel cas chacun des venins se comporte vis-à-vis de l’organisme comme s'il était injecté seul, et que l'organisme réagit à ces inoculations mixtes, comme si elles étaient simples, une immunisation ne nuisant en rien à l’autre.

On a pu immuniser les animaux contre maintes toxines, dont il n’a pas été parlé ci-dessus, les unes provenant de cultures microbiennes filtrées (p. ex. une culture cholérique), les autres extraites de certains végétaux, telles que l’abrine retirée des graines d’Abrus preca-

torius (Jequirity) la ricine des graines de Ricin, la rubine de l'écorce …

d’Accacia, etc.

Quelle est la cause de cette immunité antitoxique acquise, ou plus exaclement son mécanisme ? Précisons le problème en le délimitant : l'immunité acquise est-elle la conséquence de la production d’une substance nouvelle engendrée par l'organisme inoculé et qui neutralise la toxine injectée ; ou bien est-elle la conséquence d’une insensibilisation des éléments anatomiques qui, chez l’animal neuf, sont sensibles à l’action de la toxine injectée?

Comme les substances produites par l'organisme passent à

d'ordinaire dans le sang, et plus généralement dans les liquides ou humeurs de l'organisme, on peut encore formuler ainsi la question que nous nous posons : l’immunilé anlitoxique acquise est-elle cellulaire ou humorale ? Rappelons ici que l’immunité antitoxique naturelle est essentiellement cellulaire, le sérum sanguin ou les humeurs des animaux réfractaires n'étant pas antitoxiques. L'expérience répond catégoriquement à la question po-

sée : Le ani sanguin pe animaux CR contr

une loxine ou contre un venin renferme une anlitoxine ou un anlivenin, c'est à-dire une substance (néoformée,

puisque le sérum normal n’en contient pas) capable de neutraliser la toxine ou le venin.

Un lapin a été immunisé contre la toxine tétanique, jusqu’à résister à 50 doses mortelles p. ex. Saignons-le, puis mélangeons à une dose de toxine tétanique plus que suffisante pour tuer un lapin neuf un égal volume de sang défibriné ou de sérum du lapin immunisé et injections ce mélange dans l’organisme d’un lapin neuf. Les accidents tétaniques ne se produisent pas : le sang défibriné ou le sérum du

lapin immunisé a donc neutralisé l'effet gs la toxine seule eût exercé

sur le lapin neuf.

Un cheval a été immunisé contre la toxine diphtérique jusqu’à en

supporter sans accident 100 doses mortelles ou plus. Il fournit un

sérum qui, ajouté en quantité convenable à une dose de toxine diphté-

rique sûrement mortelle pour un cobaye neuf, la rend inoffensive __ pour cet animal.

Un cheval a été immunisé contre 100 doses mortelles de venin de cobra : son sérum mélangé au venin de cobra en proportions convenables le neutralise, c’est-à-dire le rend inoffensif pour les animaux sensibles. Nous avons noté que 2 mgr. de venin de cobra injectés dans les veines du lapin provoquent l’arrêt respiratoire en 18 minutes. Si à ces 2 mgr. de venin de cobra on ajoute 5 c.e. du sérum de cheval immunisé, le lapin auquel on injecte ce mélange survit sans

présenter aucun accident.

Le sang et le sérum ne sont pas les seuls liquides de l'organisme des animaux immunisés qui possèdent une propriété antitoxique. On l’a reconnue dans la lymphe, dans les transsudats, dans le liquide d'œdème.

On peut encore mettre en évidence la propriété antitoxique du sérum des animaux immunisés quand l’immu-

nitén'a pas été portée au maximum, quand l'animal ne résiste qu’à un petit nombre de doses mortelles. Mais alors le pouvoir antitoxique du sérum est assez faible, beaucoup

plus faible en tout cas que celui du sérum des animaux fortement immunisés. Pour le manifester, il faut mélanger à peu de toxine beaucoup de sérum, et noter avec soin l'évolution des accidents pour reconnaître au moins une atténuation de l’intoxication. Il importe peu d'ailleurs que

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- là; il suffit pour notre démonstration qu'il existe dans

l'immunité modérée comme dans l'immunité maxima.

Si on soumet à la préparation d'immunisation des antmaux réfractaires à l’action de la toxine, leur sérum acquiert des propriétés antitoxiques comme celui des animaux sensibles. La production d’antitoxine n'étant pas liée à la production d'accidents toxiques ne saurait donc être considérée comme réaction morbide.

La poule, dans les conditions normales, est réfractaire à l’action de la toxine tétanique ; pourtant le sérum de la poule soumise aux injections de toxine tétanique, pratiquées selon le mode ordinaire, présente un pouvoir antitoxique très net,

Le sérum des animaux immunisés contre une toxine est antitoxique, et cela suffit, au moins chez les animaux fortement immunisés, à rendre compte de l’immunité antitoxique présentée par l'animal considéré.

Si on retirait la totalité du sang d’un cheval immunisé contre 100 doses mortelles de venin de cobra, et si on en séparait le sérum, on constaterait aisément que ce sérum est capable de neutraliser totalement les 100 doses mortelles et souvent au delà. On pourrait faire de semblables constatations chez les chevaux fortement immunisés contre les toxines diphtérique et tétanique.

Mais cela ne prouve pas que le changement organique subi par les animaux du fait de l’immunisation se réduit à l'acquisition de cette propriété antitoxique du sérum et des humeurs. Il pourrait y en avoir quelqu’autre (les phy- : siologistes ont maintes fois constaté que la nature est riche en ressources diverses, et multiplie comme à plaisir, en les variant du reste, les agents qui doivent travailler à son plus grand bien), p. ex. il se pourrait que quelque transformation cellulaire eût rendu les animaux immunisés semblables à ces animaux réfractaires aux toxines et dont le sérum n’est pas antitoxique. S'il en était ainsi, les. animaux immunisés contre les toxines posséderaient une double immunité, l’immunité humorale que nous avons reconnue et une immunité cellulaire.

Por établir lontatence TE telle immunité cellu

Bornons-nous, après avoir reconnu la propriété antitoxique du sang et des humeurs de l’animal immunisé, à déclarer que cette propriété, qui suffit à rendre compte en général de l’immunité de l'animal qualitativement et quan-

titativement, n'est pas exclusive de quelque autre méca-

nisme d’immunité. Mais nous avons mieux à faire qu'à nous dissiper avec les dogmes et les théories.

En injectant dans l’organisme des toxines, venins, protéines toxiques, nous avons provoqué la formation d’antitoxines spécifiques. Nous verrons qu’en injectant dans l’organisme des protéines toxiques ou !inoffensives provenant d’un animal d’autre espèce, nous provoquons la formation de précipitines, c’est-à-dire d’agents capables de faire apparaître un précipité in vitro dans la liqueur ayant servi à la préparation de l'animal; — qu’en injectant des éléments figurés

divers provenant d’une autre espèce (spermatozoïdes p. ex.) ou des

microbes, nous provoquons la formation d’agglutinines, c’est-à-dire d’agents capables de condenser en masses floconneuses les éléments figurés en suspension dans les milieux, semblables à ceux qui ont servi à la préparation ; — qu’en injectant des hématies fournies par

un animal d’une autre espèce, nous provoquons la formation d’hémolysines, c’est-à-dire d'agents capables d’hématolyser les globules ‘rou-

ges ayant servi aux injections préparatoires, etc.

On désigne parfois sous le nom d’antigènes toutes les matières, quelles qu’elles soient, cellules, microbes, protéines, toxines, venins, qui, injectées dans l’organisme une ou plusieurs fois, font acquérir au sérum de l’animal injecté une propriété nouvelle quelconque se manifestant de façon spécifique à l’égard de l’élément qui a servi à la préparation. On rapporte cette propriété nouvelle à la présence dans le sérum d’un agent, auquel on donne le nom général d’anticorps, quel qu’il soit et qu’elle qu’en soit la propriété. Le sérum contenant un ou plusieurs anticorps pourrait avantageusement être appelé antisérum où sérum anti ; mais on a adopté le terme immunsérum, — qui veut dire sérum d’un animal ayant subi une ou plusieurs injections préparatoires, telles qu’on les pratique quand on se propose d’immuniser un animal contre une toxine p. ex. (ou contre un mis crobe). L'animal possédant un immunsérum est dit immun.

(dans limmunité acquise), on a apporté des preuves di versées, qui sont toutes fort peu démonstratives dans les … conditions où elles peuvent être administrées, et que, par conséquent, il ne convient pas d'exposer et de discuter ici.

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D Il et l'être assurément a p. ex. les sérums antidiphtérique et antitétanique sont à la fois sérums d’immunisés et

immunsérums, puisque, tout à la fois, ils sont antitoxiques et proviennent d'animaux ayant subi les injections répétées d’antigène), mais ilne l’est pas toujours et nécessairement: un sérum précipitant où

œ hématolytique est, par définition, immunsérum, puisqu'il est fourni par des animaux Ayant subi des injections d'antigènes (protéines ou hématies), mais il n’a assurément rien à faire avec l’immunité. Notons encore expressément que les deux expressions immunisé et immun ne sont pas synonymes : un animal immunisé contre une toxine ou un microbe est à la fois immunisé et immum ; mais un animal fournis seur de sérum pPrécpint, hématolytique ou agglutinant est immun sans doute, mais n’est nullement immunisé contre pas. es 5 | toxique ou pathogène. <

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