EC
5 ie de que toutes conditions étant égales, Re.
quant à l'animal considéré (espèce, âge, poids, etc.), quant au mode d’inoculation du sérum (sous-cutanée, intramusculaire, intraveineuse, ete.) et quant à l'époque à laquelle se pratique l'essai d'’immunité (à partir du moment de l'injection du sérum), la grandeur de l’immunité passive dépend de la quantité de sérum antitoxique injectée : elle est d'autant plus grande que plus grande est cette quantité. L'immunité passive diminue d’ailleurs progressivement et assez rapidement, comme si l’antitoxine était détruite ou éliminée peu à peu de l'organisme.
On a dit parfois que l'injection de sérum antitoxique rend l’animal semblable à un animal activement immunisé, au point de vue de la résistance à la toxine. C'est exact quant au résultat global (il ne se prodti pas d’accidents à la suite de l'injection toxique); mais il est difficile d'affirmer que les mécanismes en jeu sont nécessairement les mêmes dans les deux cas : dans l’immunité passive, l'organisme se défend exclusivement par l’antitoxine qui existe en ses humeurs ; dans l’immunité active, il y a bien de l’antitoxine formée, mais la possibilité d’une insensibilisation des éléments normalement sensibles à la toxine n’est pas exclue. Il convient donc de réserver son jugement.
Quant à l'immunité naturelle, elle relève d'un tout autre mécanisme que celui qui joue dans l’immunité passive : limmunité naturelle est cellulaire, en général, exclusive-
- ment; l’immunité passive est exclusivement humorale.
La voie d'introduction du sérum antiloxique a une notable influence sur la grandeur de l’immunité passive qu'il : confère. Cette notion a été mise nettement en évidence pour le venin de Cobra et pour le sérum anticobraïque, chez le lapin.
On a constaté, dans ce cas tout au moins, que l'injection intraveineuse et l’injection intrapéritonéale sont équivalentes ou à peu près, de même que les injections sous-cutanées et intramusculaires le sont entre elles. Pour les deux premiers modes d’injection, l’immunité passive est notablement plus forte que pour les deux dernières (les valeurs de ces immunités passives pourraient être représentées par les
a icbre à'et 1-00 mêtie 3 et 1), au moins quand Post d'inmo est fait dans les 24 h. suivant l'injection du sérum. Si, au contraire,
l'essai d’immunité est pratiqué plus tardivement (7 jours p. ex. après
Vinjection du sérum), l’immunité passive est un peu plus forte chez es animaux ayant reçu le sérum sous la peau que chez ceux l'ayant reçu dans les veines. On pourrait schématiser ces résultats sous cette forme : la méthode des injections intraveineuses est la méthode des
effets puissants et d’un peu plus courte durée; la méthode des injec-
tions sous-cutanées est la méthode des effets faibles et d’un peu plus longue durée.
On a pu facilement établir Les lois de la durée et de la
disparition d’une immunité passive dans le cas du sérum
anticobraïque. Cette immunité est d'autant plus durable que plus grande a été la quantité de sérum injectée ; mais la durée n’est pas proportionnelle à la quantité de sérum
. injectée : on constate, en effet, que la quantité d’antitoxine
détruite dans l'organisme ou éliminée de l'organisme en un temps donné est d'autant plus grande que l'organisme en renferme davantage.
Dans le cas du sérum antidiphtérique injecté chez l’homme sous la peau à la dose de 20 c. c. p. ex., on peut reconnaître que le maximum
du pouvoir antitoxique du sang n’est atteint qu’en 48 h., que ce
maximum se maintient 2 ou 3 jours, après quoi ce pouvoir anti- toxique diminue progressivement, pour disparaître en 3 semaines environ.
On a encore noté qu’à égalité de pouvoir antitoxique de sérums,
la durée de l’immunité passive est plus longue quand le sérum anti-
toxique provient d’un animal de même espèce que celui qui reçoit l'injection de sérum (sérum antitoxique de lapin injecté à un lapin) ét plus courte quand le sérum antitoxique provient d’un animal d’une autre espèce que celui qui reçoit l’injection de sérum (sérum
Fe antitoxique de cheval injecté à un lapin). Cela ne saurait d’ailleurs
surprendre, si l’on veut bien se souvenir que les animaux possèdent des moyens de détruire les protéines étrangères introduites dans leur organisme.
L'immunité passive, conférée par un sérum provenant d’un animal de même espèce n’est pourtant pas perpétuelle et immuable ; elle s’atténue aussi, moins rapidement, c’est entendu, mais cependant assez rapidement encore. D'où l’on peut conclure que les antitoxines, quelle qu’en soit l’origine sont détruites dans l’organisme ou éliminées de l’organisme dans lequel on les a introduites.
CR PESTE TU Ar
"4 ce hi
NS RCE Er. SET
ar CR CE D Lai ve ct ir DT dos