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«fr ps 2. à rh Lors ALES à Lie
u 2 gr. de venin de on aux doses de 2 c.c. 3/4, de5c. c., 10 c. c. et de 20 c. c., les premiers mouvements réapparaissent hh., 3h. 1/2, 2 h. 3/4 et x h. 1/2 plus tard.
L'analyse physiologique permet ainsi de reconnaître au sérum anticobraïque une propriété curalive indiscutable, malgré les apparences contraires. Il conviendrait de rechercher s'il ne serait pas possible de trouver pour l’intoxica- tion tétanique des procédés permettant au sérum antitétanique de manifester une action curative dans le tétanos réalisé. Il conviendrait de rechercher, ai-je dit ; mais il - serait fort imprudent d'admettre à curative pourrait se produire. On ne saurait trop le répéter : tout ici est question d'espèces ; chaque sérum doit être étudié pour son compte ; les généralisations hâtives doivent être impitoyablement écartées, surtout en ce domaine.
CÉr din ii x »
Nous dirons même plus : nous venons de manifester l’action curative du sérum anticobraïque chez le lapin. Rien ne prouve, en l’ab-
on peut le supposer, le désirer même, mais on aurait grand tort de l’affirmer dès maintenant.
D'où proviennent les antiloxines ? Aux dépens de quelles . substances se forment-elles ? Dans quel organe et par quels - mécanismes sont-elles engendrées ? Voilà des questions
- qu'on a proposées, et en particulier la théorie d'Ehrlich, ne sont pas des réponses scientifiques ; ce ne sont que des réveries.
IL importe toutefois d’en parler sommairement en raison … de la considération en laquelle les ont tenues plusieurs auteurs contemporains.
On peut faire apparaître dans le sang d’un animal de nombreuses antitoxines distinctes, chacune étant spécifique, c’est-à-dire agissant
antitétanique, antidiphtérique, antiricine, anticrotine, antirubine, AnTHUS. — Micros. 13
à priori que cette action
sence d'expériences ou d’observations directes, que les choses se pas seraient de même chez un autre animal, notamment chez l’homme:
- que nous devons laisser sans réponses. Car les théories
sur la seule toxine utilisée pour sa préparation. On connaît des sérums
seb de, See Estrie. et: on pourrait sans.
doute en préparer beaucoup d’autres, tous spécifiques, correspondant
aux nombreuses toxines (toxines microbiennes, venins, protéines. Da
toxiques), dont on peut disposer.
Cette multiplicité des antitoxines spécifiques suggère l’idée que
peut-être l’antitoxine n'est que la toxine modifiée par l'organisme, sa spécificité traduisant précisément son origine.
À cette hypothèse nous ferons une objection. La quantité d’anti- -
toxine présente dans un organisme hyperimmunisé peut être incomparablement plus grande que celle qui suffirait à neutraliser la totalité de la toxine injectée pendant tout le cours de la préparation: le sang d’un cheval fournisseur de sérum antidiphtérique peut neutraliser 100000 fois la quantité de toxine diphtérique injectée à l’animal. Dira-t-on que peut-être la molécule de toxine s’est scindée en 100 000 molécules dont chacune est une molécule d’antitoxine ; nous répondrons que ce n’est pas là une explication, mais une seconde hypothèse greffée sur la première et qui risque de nous entraîner dans le domaine des illusions... et sans doute des désillusions. Cette supposition (à savoir la pulvérisation moléculaire de la toxine engendrant. l’antitoxine) est d’ailleurs contredite par un fait: on établit que la toxine est plus diffusible que l’antitoxine et que p. ex. la toxine dia- Iyse faiblement, tandis que l’antitoxine ne dialyse pas du tout; or les. chimistes nous ont appris que la diffusibilité et la dialysabilité sont d'autant plus grandes que la molécule est moins volumineuse où moins complexe : c’est donc que la molécule de l’antitoxine est plus grosse que la molécule de toxine et qu’on ne saurait la considérer comme résultant d’une fragmentation de celle-ci. Oh ! sans doute on pourrait tenter un replâtrage et imaginer que chacun des fragments minuscules de toxine s’est uni à quelque colossale molécule albumineuse pour former l’anlitoxine, qui lui fait perdre sa dialysabilité. Mais nous ferons remarquer que c’est là une troisième hypothèse et
non une explication (nous n’avons encore rencontré que des hypo-
thèses en tout cela), et que c’est trop de trois hypothèses s’échafau-
dant l’une sur l’autre pour se soutenir. Mieux vaut s'arrêter que s’en
gager sur le dangereux chemin qui s’offre à nous.
Disons donc que l’hypothèse ainsi formulée : l’antitoxine résulte de la transformation de la toxine dans l’organisme, n’a pas reçu de justification expérimentale : elle demeure donc une hypothèse, c'est-àdire une ombre, un rêve, un rien.
Quelques chercheurs ont énoncé une autre hypothèse. La toxine injectée dans le cours de la préparation est un excitant qui provoque l'activité sécrétoire de quelque élément de l'organisme, réagissant à cette excitation et formant, puis déversant dans les humeurs une antitoxine spécifique. Cette hypothèse semble satisfaire bon nombre de