‹ Précis de physiologie microbienneChapitre 65 sur 145 · CET · texte numérisé non relu

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sent à rt de 1 nn Ja disparition + rapide et totale des accidents généraux (au moins pour … quelpäes jours), chez les animaux qui survivent au choc, conduisent à parler de crise séro-anaphylactique.

Est-il légitime, dès maintenant, de désigner sous le nom d’anaphylaxie les phénomènes décrits chez le lapin, les rapprochant ainsi des phénomènes antérieurement décrits chez le chien. Sans doute, dans les deux cas, on constate des faits qui sont le contraire de l’immunité (et c’est la signification du mot anaphylaxie). Mais dans le premier, c’est une substance toxique ; dans le second, c’est une substance non . toxique qui devient toxique : ce n’est pas tout à fait la même chose. —. Dans le premier cas, nous constatons l’anaphylaxie lors de la seconde injection ; dans le second, nous considérons des animaux ayant reçu un certain nombre d’injections préparatoires : ne convient-il pas de faire des réserves sur la légitimité de l’emploi du mot anaphylaxie dans le second cas? Provisoirement donc il est prudent dene pasidentifier ces deux anaphylaxies et de distinguer l’anaphylaxie pour les congestines et la séro-anaphylaxie. Nous reconnaïtrons d’ailleurs à mesure que se dévoileront des faits nouveaux que ce ne sont que deux mani- . festations d’un seul et même état organique.

Nous avons décrit les faits directement observables de

la crise de séro-anaphylaxie du lapin ; à ces phénomènes

. peuvent en être adjoints quelques autres, révélés par l’ana-

lyse physiologique, p. ex. la chute de la pression arlé-

rielle et la diminution de la coagulabilité du sang. cé

L'injection intraveineuse de sérum de cheval ne provo-

que aucun changement de la pression artérielle chez le …

…. lapin neuf; elle détermine, chez le lapin séro-anaphylactisé,

- une chule de pression précoce, brusque, considérable, “. lemporaire, et sa conséquence l'anurie ou oligurie.

- L'injection intraveineuse de sérum de cheval ne modifie

pas la coagulabilité du sang chez le lapin neuf; ellé la

diminue très fortement chez le lapin séro-anaphylactisé.

Un lapin a reçu de 7 jours en 7 jours 6 injections sous-cutanées de 5 c.c. de sérum de cheval. On injecte en 1/4 min. 5 c.c. deséraum de cheval dans ses veines. La pression artérielle était de 104 mm. de mercure avant l'injection ; elle s’y maintient 1/2 min. après la fin de l'injection, puis s’abaisse brusquement, mettant 20 sec. pour tomber

à 38 mm., Te s'y 5 ant 20 min., . puis, Étienne

EE gressivement, elle remonte pour Htiadre 96 mm., c’est-à-dire un

l'injection ; elle ne s’est ensuite manifestée qu’à partir du moment À) D qua pP

F où la pression artérielle a dépassé 40 mm., d’abord extrêmement faible, puis de plus en plus abondante à mesure que remontait la

pression.

Le sang de lapin neuf ayant reçu une injection intraveineuse de sérum de cheval, retiré de la carotide de 5 à 30 min. après l’injection, et amené par un tube de caoutchouc de l'artère dans une capsule de porcelaine coagule en bloc en 10 à 15 min. Le sang de

lapin séro-anaphylactisé ayant recu la même injection de sérum, et recueilli dans les mêmes conditions ne coagule pas en bloc avant.

x b., 1h. 1/2 ou plus ; les premiers flocons fibrineux n'apparaissent, au

& fond de la capsule, que 4o min. environ après la prise, la coagulation en bloc ne se faisant pas brusquement comme pour le sang du lapin neuf, mais lentement et pour ainsi dire péniblement.

Jusqu'ici nous avons considéré des lapins préparés par une série d'injections de sérum de cheval. Mais on peut.

: À anaphylactiser le lapin par une seule injection prépara-

toire. Toutefois, dans ce cas, la crise d'anaphylaxie qu'on

déclenche, en injectant du sérum de cheval dans les veines, est généralement affénuée en grandeur et en durée, et

quelques-uns des éléments de la crise typique ci-dessus

| décrite font ou peuvent faire défaut. Il y a donc des de-

grés en séro-anaphylaxtie, et, ajouterons-nous, les injec-

__ tions répétées de sérum renforcent l’anaphylaxie créée par une première injection.

Un lapin a reçu une seule injection sous-cutanée de 5 c.c. de sérum de cheval. On lui injecte dans les veines, 3 semaines plus tard, 5c.c. de sérum de cheval. Durant 1 min., la pression artérielle se: maintient à 116 mm., valeur qu’elle avait avant l’injection. Elle s’abaisse alors lentement, mettant 4 min. pour descendre à 54 mm.,

- valeur qu’elle conserve 10 à 12 min., puis elle remonte pour atteindre:

108 mm. 30 min. après l'injection. La respiration était au rythme de bo par min. ; elle s'accélère à partir de la min. 1 progressivement,

atteint un maximum (210) à la min. 5, puis revient lentement au rythme primitif (50) qu’elle reprend 16 min. après l'injection. La : coagulation est retardée (1 h. après la prise). Il n’y a pas eu expulsion de bols fécaux. Il ne se développe pas de cachexie dans les

valeur voisine de la normale, 3/4 d’h. environ après l'injection. La sécrétion urinaire a été tarie durant les 20 à 25 min. suivant

L'injection sous-cutanée de sérum de cheval ne confère pas instantanément l’anaphylaxie au lapin. Si en effet, dans les premiers jours qui suivent cette unique injection

préparatoire, on injecte dans les veines du lapin préparé

du sérum de cheval, il ne se produit aucun accident même: très léger, les choses se passant exactement comme si

l'injection intraveineuse était faite chez un lapin neuf. Les

réactions séro-anaphylactiques les plus précoces qu'on aït

à enregistrées chez le lapin sont du 7° ou 8° jour après l'in-

î qui suivent l'injection. . on | injecte & érdur #e cheval é sous la peau de ce lapin, le jour de cet essai, il ne se produitni lésions locales, ni même œdème temporaire.

jection (7° jour, si l'injection préparatoire a été très abon-

dante, 40 à 50 c. c. p. ex. ; 8° jour, si elle a été moins.

abondante 5 c. c. p. ex.). À ce moment d’ailleurs, on ne

note qu'une chute de pression modérée et peu durable, et. un faible retard de coagulation du sang ; tous les autres. phénomènes manquent.

Un lapin a reçu sous la peau 4o c.c. de sérum de cheval, Après 7 jours révolus, on injecte 4 c.c. de sérum de cheval dans ses veines.

La pression avait une valeur de 106 mm. avant l’injection ; elle com- :

mence à fléchir 1/2 min. après l’injection pour descendre à 94 mm., valeur minima, 4 min. après l’injection ; elle s’y maintient jusqu’à la fin de la 8° min., puis elle remonte et reprend la valeur de 106 mm.

11 min. après l'injection. Le sang recueilli dans une capsule de por-

celaine coagule en 4o min., donc avec un retard très net. Il n’y a eu ni accélération respiratoire, ni expulsion de bols fécaux ; il ne se pro duit pas de cachexie dans la suite.

Donc, après une période d’incubalion de 7 à 8 jours, l'anaphylaxie s'établit, très faible tout d’abord, puis, sans qu'il faille renouveler l'injection préparatoire, elle s’accentue jusqu’à atteindre une valeur maxima, à laquelle elle se fixe 2 à 3 semaines après l'injection, pour s’y maintenir au moins pendant de longs mois. On distinguera-done,

après la période d’incubation, une période d’anaphy-

laxie croissante, puis une période d’anaphylaxie constante.

Au début de la période d'anaphylaxie croissante, {a crise

plus faible, toutes conditions égales, chez les lapins pré-

__ duisant le sérum dans la cavité du tube digestif : l’ana-

: pression et lle As de let du sang qui +.

tent exclusivement les symptômes de la crise (fléchisse- | ment d'ailleurs minime, et retard faible). Plus tard, à ces phénomènes de début s'ajoute le changement du rythme respiratoire, sous forme d'accélération d'abord, de polypnée ensuite. Plus tard enfin, l'expulsion de bols fécaux vient compléter la crise. Ainsi constituée la crise est encore incomplète : elle ne devient maxima que si on renouvelle, à intervalles de quelques jours, l'injection préparatoire à plusieurs reprises : alors seulement on peut noter la cachexie tardive, les accidents locaux et parfois la mort foudroyante.

Pour créer l’état d’anaphylaxie, il suffit d’injecter sous la peau du lapin une très pelile quantité de sérum de cheval (1/10 c. c. p. ex.) ; mais la crise d'anaphylaxie provoquée par injection intraveineuse de sérum de cheval est

parés par des doses minuscules de sérum de cheval que chez les lapins préparés par de plus fortes doses.

On peut créer la séro-anaphylaxie également bien, qu’on injecte le sérum sous la peau, dans les muscles, dans le péritoine ou dans les veines ; on ne la crée pas en intro-

phylaxie ne succède qu’à l'introduction parentérale du sérum. On peut aussi provoquer la crise d’anaphylaxie en introduisant le sérum dans la cavité péritonéale, dans les muscles, ou sous la peau du lapin préparé (et non plusdans les veines) ; mais alors la chute de pression est moins précoce (il faut quelques minutes pour noter le début du fléchissement de la pression), moins brusque (la pression atteint plus lentement sa valeur minima), un peu moins profonde et un peu moins durable ; et la crise est moins complète (l'expulsion de bols fécaux manque généralement). Mais on ne provoque pas la crise d'anaphylaxie en introduisant le sérum dans la cavité du tube digestif. C’est l'injection intraveineuse qui est la méthode de choix ; c'est elle qui permet de manifester au mieux l'état d'anaphylaxie.

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