‹ Précis de physiologie microbienneChapitre 68 sur 145 · AU CR · texte numérisé non relu

AU CR

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Ra be le chien ; le sang est absolument ner Enfin le DE

sérum du chien éro-ataphylaetisé communique au chien neuf, auquel TRS

on l’injecte, une séro-anaphylaxie passive, de courte durée il est vrai, mais qui peut se manifester comme l’anaphylaxie active; et cette transmission d’anaphylaxie se fait avec la plus grande netteté. Chez le lapin, on peut aussi obtenir une séro-anaphylaxic passive pr injection de sérum de lapin séro-anaphylactisé, mais on n’y réussit qu’excep- tionnellement, et l’anaphylaxie passive ainsi obtenue est toujours très Jégère.

Voilà beaucoup de bonnes raisons pour nous inviter à ne pas généraliser trop hâtivement en anaphylaxie et à ne pas conclure de ce qui se passe chez les animaux d’une espèce à ce qui devrait se passer Chez les animaux d’une autre espèce.

Existe-t-il pour le chien comme pour le lapin, à côté de la séro-anaphylaxie des protéo-anaphylaxies ? On peut

démontrer qu'il existe une ovo-anaphylaxie, dont l’histoire æst calquée sur celle de la séro-anaphylaxie. Mais on n'a . pas pu manifester de gélatino-anaphylaxie.

L'injection intraveineuse de blanc d’œuf au tiers (la dilution ayant pour objet de diminuer la viscosité du liquide) est absolument inoffensive chez le chien neuf. Chez le chien qui a d’abord subi une ou plusieurs injections sous-cutanées de la même liqueur, l'injection - intraveineuse de blanc d'œuf au tiers détermine tous les accidents

ceux que révèle l’examen direct, et ceux que révèle l’analyse physio-

logique, chute de pression et incoagulabilité du sang) notés dans Ja crise de séro-anaphylaxie.

Une nouvelle différence s'affirme ici entre les anaphylaxies du

lapin et du chien : les protéo-anaphylaæies du lapin ne sont pas spéci-*

fiques ; les protéo-anaphylaxies du chien sont rigoureusement spécifiques. Le chien séro-anaphylactisé en effet ne réagit pas à l'injection de blanc d'œuf ; le chien ovo-anaphylactisé ne réagit pas à l’injection de sérum. Répétons donc que l’anaphylaxie n’obéit pas aux mêmes lois chez toutes les espèces, et qu’en anaphylaxie il faut toujours tenir compte de l'espèce à laquelle appartient l’animal d’expérience.

Si on prépare un chien par injections sous-cutanées de gélatine en

solution à 10 °/,, que l'injection soit unique ou qu’on la renouvelle plusieurs fois, jamais on ne détermine d’accidents mêmes minimes en injectant la même liqueur gélatinée dans les veines du chien préparé. Voilà encore une différence entre le lapin et le chien :ily a une gélatino-anaphylaxie du lapin, il n’y a pas de gélatino-anaphy-

laxie du chien.

| de a par contre une pepto-anaphylaxie du chien et» sur laquelle il convient d'insister, en raison de l'importance théorique qu’elle présente.

Injectons sous la peaud’un chien de semaine en semaine, et à 4 ou 5 reprises, 10 c.c. de peptone à 10 °/, ; puis, comparativement, injectons dans les veines de deux chiens de même poids, l’un neuf, l’autre ainsi préparé, la même quantité de peptone, en la choisissant minime, 1 cgr. par kg. p. ex. Chez le chien neuf, la chute de pression est insignifiante (de 117 mm. à 106 p. ex.) et ne dure que quelques instants (moins de 2 min.) ; chez le chien préparé, la chute de pression est considérable (de 130 mm. à 25 p. ex.) et plus durable (1/4 d’h. p. ex.). Le sang extrait de l’artère du premier, 20 min. après l'injection de peptone, coagule en 5 min. (donc sans retard) ; le sang extrait de l’artère du second dans les mêmes conditions est incoagulable.

En injectant chez des chiens neufs des quantités diverses de peptone et notant les accidents provoqués, on reconnaît que les accidents produits par l'injection de 1 cgr. de peptone par kg., chez le chien préparé, ont la même intensité que ceux qui sont produits chez le chien neuf par l'injection de 5 cgr. de peptone par kg.

Il y a donc pepto-anaphylaxie du chien. Or la peptone

injectée dans les veines du chien neuf à dose convenable

(4 egr. par kg. ou plus) provoque des accidents, comme les

congestines provoquent des accidents chez le chien neuf, La pepto-anaphylaxie du chien est donc une anaphylaxie type congestine, caractérisée par l’exagération de la toxicité d’une substance pour l'animal préparé. Les symptômes de la réaction de pepto-anaphylaxie du chien ne diffèrent d’ailleurs pas notablement des symptômes de la réaction de séro ou d’ovo-anaphylaxie du chien. Z{ n’y a donc pas de raison de séparer les deux anaphylaxies, l’anaphylaxie lype congesline et la séro-anaphylaxie.

Ainsi se trouve justifié le rapprochement qui a été fait dès l’origine entre l’anaphylaxie pour les congestines et la séro-anaphylaxie, et la dénomination commune d’anaphylaxie qu’on leur a appliquée.

La peptone, toxique pour le chien neuf, n’est pas toxique pour le lapin neuf. Le chien préparé par injections de peptone présente une anaphylaxie type congestine (renforcement de toxicité). Le lapin pré-

er R

ni paré par ARS de peptone baie à une rue type séro= anaphylaxie (apparition de toxicité). Serait-il raisonnable d'imaginer

que les deux anaphylaxies ne sont pas une seule et même chose, quand une même substance injectée, dans les mêmes conditions, chez

deux animaux produit soit l’une de ces anaphylaxies, soit l’autre,

suivant l’espèce de l’animal ? \

Dans la réaction de pepto-anaphylaxie du chien, les ac-

cidents observés sont les mêmes que dans les réactions de séro ou d'ovo-anaphylaxie. Mais ils sont les mêmes aussi

que ceux qu'on observe dans l’intoxication du chien neuf par une dose suffisante de peptone : état semi-comateux, chute considérable de la pression artérielle, incoagulabilité

du sang, etc. Ce sont aussi les mêmes accidents qu'on

observe dans les intoxications par sérums ou par protéines toxiques ; comme d’ailleurs les accidents de la réaction générale d'anaphylaxie du lapin ne diffèrent pas des acei-

dents que provoque chez lui l'injection de sérums et de .

protéines toxiques.

D'innombrables travaux ont été publiés sur la séroanaphylaxie du cobaye, malheureusement dirions-nous

volontiers, parce que le cobaye se comporte en anaphy-

laxie d’une manière très particulière, ce qui, à notre avis, le rend fort rmpropre à servir utilement à faire progresser

nos connaissances. Toutefois, il importe de connaître (jus-

tement à cause de la multiplicité des recherches) les résultats principaux.

Si on injecte du sérum de cheval sous la peau, ou dans le péritoine (5 c.c. p. ex.), ou sous la dure-mère crânienne (1/4 c.c p. ex.), chez le cobaye, on ne produit pas d’accidents. Si on fait la même injection

chez un cobaye ayant reçu sous la peau ou dans le péritoine (au moins 10 à 12 jours auparavant) une première injection inoffensive de sérum de cheval, des accidents éclatent. Presque aussitôt après

injection, l’animal présente des signes d'inquiétude et de souffrance ;

la respiration devient accélérée, puis dyspnéique ; le cœur faiblit,

etc. : 1/2 h. à 1 h. après l'injection, 25 c/, des cobayes ainsi traités sont morts ; les autres se rétablissent (injection seconde pratiquée

- sous la peau, ou mieux dans le péritoine). Si l’injection seconde est

faite à la dose de 1/4 c.c., ou même à plus faible dose sous la dure-

mère crânienne, on note, 1 à 2 min. après l'injection, les mêmes acci-

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