‹ Précis de physiologie microbienneChapitre 70 sur 145 · AT ET MEET · texte numérisé non relu

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faut pas prendre pour affirmations trop catégoriques, mais … qui orientent les recherches et suscitent des questions, celle-ci p. ex. Quels sont les rapports de l’anaphylaxie et de l’immunité ? Sont-elles deux modifications organiques distinctes, évoluant en toute indépendance, sans s’influencer l’une l’autre, pouvant se recouvrir et se masquer dans leurs manifestations, mais sans se supprimer en vérité et que nous reconnaîtrons toujours existant côte à côte - en usant d'artifices judicieux ? Ou correspondeut-elles simplement à deux phases de l’évolution d'un même processus biologique, se succédant l’une à l’autre, l'anaphy- … laxie précédant l'immunité, l'immunité suivant l’anaphy- - laxie, dont elle ne serait, pour ainsi dire, que la consé- - quence ou plus exactement l'épanouissement ; la variété et …. l'opposition des manifestations dissimulant à nos yeux É

l'identité d'états physiologiques imparfaitement éclairés ? Avant d'aborder l'étude de ce problème d’importance capitale, il importe de présenter des faits remarquables, les premiers relatifs à l'existence d’un état mixte participant à l’anaphylaxie par certains caractères et par d'autres à l’immunité, et que nous appelons éfat d’anaphylaxieimmunilé ; les seconds relatifs à la succession des deux états d’anaphylaxie et d'immunité sous l'influence d’une préparation prolongée, l'immunité se substituant progressivement à l'anaphylaxie.

. L’'anaphylaxie et l’immunité peuvent exister simulla- …. nément chez le même animal ; on peut les y révéler grâce à des artifices expérimentaux.

Voici un premier exemple d’anaphylaie-immunité, au moins apparente. É

Nous avons noté ci-dessus que si l’on injecte sous la peau du lapin du venin de cobra en solution étendue et à dose non mortelle (p. ex. 1/5 mgr. de venin par injection, en solution à 1 pour 10000), en renouvelant l’injection 6 à 8 fois à 4 ou 5 jours d'intervalle, on crée un état d’anaphylaxie, qui se manifeste par la production de lésions locales graves au niveau des dernières injections (les premières se résorbant sans laisser de trace), et par l’exagération des phénomènes protéotoxiques, succédant à l'injection de venin de cobra dans les. » veines du lapin préparé.

= Mais alors qu’un lapin neuf, à la suite de l’injection intraveineuse

-deux agents toxiques distincts, l’un protéotoxique, l’autre curarisant,

de front deux préparations, l’une avec la substance protéotoxique et

8 fois à 5 ou 6 jours d’intervalle, à la dose de 1/5 mgr. Ces lapins

Se cobraïque, le lapin préparé ess sans an ni. j parésie, ni dyspnée, manifestant par là une immunité contre levenin de cobra.

Nous constatons ainsi, der un lapin préparé, un état d’anaphylaxie pour les accidents protéstoxiques, d’immunité pour les accidents curariques : c’est là une question de fait. Mais ces constatations nous autorisent-elles à imaginer un état d’anaphylaxie-immunité ? C’est-àdire un état dans lequel l'animal est tout à la fois sensibilisé et insensibilisé à l’action toxique d’une même substance. E

Assurément non, car l’étude méthodique du venin de cobra (que 3 nôus ne voulons pas faire ici) conduit à reconnaître dans ce venin

En vérité, en injectant au lapin le venin de cobra, nous avons mené

qui a conduit à l’anaphylaxie, l’autre avec la substance curarisante et qui a conduit à l’immunité. Tout au plus peut-on s’étonner que les deux préparations faites simultanément, et dans des conditions identiques, aient conduit à des résultats divergents. Mais il ne s’agit pas là à proprement parler d’anaphylaxie-immunité : en réalité, le lapin est anaphylactisé vis-à-vis d’une substance, et im . vis-à-vis d’une autre substance ; il y a chez lui anaphylaæie et immunilé.

Voici un second groupe de faits fournissant un exemple Sinoh laxie-immunité réelle.

Injecté dans les veines d’un lapin neuf, le venin de crotalus adamanteus détermine, à la dose de 2 mgr. des accidents protéotoxiques … très nets, notamment une très forte chute de la pression artérielle et une légère accélération respiratoire. &

Préparons des lapins par injections sous-cutanées répétées 6 à

sont anaphylactisés (il s’agit ici exclusivement de faits protéotoxiques), et l’on en peut fournir maintes preuves, parmi lesquelles nous retiendrons les deux suivantes : 1° si on injecte dans leurs veines du sérum de cheval, on provoque la chute de pression et l’accélération respira= ” toire caractéristiques de l’état d’anaphylaxie; 2° si on injecte dans leurs veines 2 mgr. de venin de cobra on provoque des accidents. protéotoxiques (notamment la chute de pression et l'accélération respiratoire) exagérés, comme il arrive chez l’animal anaphylactisé. Ces lapins sont en même temps immunisés (il s’agit encore ici des accidents protéotoxiques), et l’on en peut fournir au moins les deux preuves suivantes : 1° les accidents protéotoxiques (chute de pression et accélération respiratoire en particulier) provoqués chez eux par ” l'injection intraveineuse de venin de crotalus adam. sont moins M

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ntenses et de Hunts dre que és CR correspondants, provoqués chez les lapins 2 neufs par injection intraveineuse de la même dose du même venin ; 2° la dose mortelle de venin de crotalus adam., . injecté par fractions successives de 1 mgr. de 10 min. en 10 min., est plus grande pour les lapins préparés que pour les lapins neufs. J Les lapins considérés sont donc à la fois immunisés et anaphy- Ë lactisés pour les accidents protéotoxiques; on est donc autorisé “2 à parler, dans ce cas tout au moins, d’un état d’anaphylatie-immunité. $ Si nous nous étions bornés à faire les essais en injectant le seul venin de crotalus adam., nous eussions reconnu l’immunité, mais rien ne nous eût révélé l’anaphylaxie, et nous aurions sans doute admis que nos lapins étaient purement et simplement immunisés, Si nous nous étions bornés à faire les essais en injectant le seul sérum de cheval ou le seul venin de cobra, nous eussions reconnu l’anaphylaxie, mais rien ne nous eût révélé l’immunité, et nous aurions sans doute admis que nos lapins étaient purement et simplement anaphy-. lactisés. Grâce à l’artifice qui consiste à faire un double essai chez le lapin (pour lequel l’immunité est spécifique, tandis que l’anaphylaxie ne l’est pas), et avec le venin ayant servi à la préparation, et avec un . autre venin, ou avec du sérum de cheval, nous avons reconnu les deux états. Si nous n'avions utilisé pour l'essai que le venin de crotalus adam., l’immunité eût masqué l’anaphylaie ; si nous n’avions utilisé pour l'essai que le venin de cobra ou le sérum de cheval, l’anaphylaxie » eût masqué l'immunité. Mais masquer n'est pas supprimer.

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Sous l'influence d’une longue série d'injections préparatoires de protéines ou de venins, à l’anaphylaxie du début succède progressivement l’immunité, au moins en apparence.

Voici un premier ensemble de faits.

Pratiquons, chez le chien, des injections sous-cutanées de venin de cobra à dose non mortelle, répétons-les à intervalle de quelques * jours pendant 4 à 5 mois environ, puis, soit au milieu de la préparation (après 2 mois p. ex.), soit à la fin de cette préparation (après 5 mois -p. ex.), pratiquons l'injection intraveineuse de venin de cobra, à dose non mortelle d’ailleurs, pour connaître les caractères et la grandeur de la réaction protéotoxique succédant à cette injection : le venin de croba injecté dans les veines du chien neuf produit . une chute de pression plus ou moins considérable et plus ou moins durable, selon la dose injectée, et une diminution où une suppression de la coagulabilité du sang, selon qu’on a injecté très peu ou un peu plus de venin.

cobra par la chute de pression est Loire 0 pression passe 170 à 100 mm. p. ex.) et peu durable (déjà après 4 min., elle està 130 mm. et recouvre sa primitive valeur à 8 ou 10 min.); le sang ne présente qu’un léger retard de LR RNEeS (il coagule en 20 min. au Jieu de 10 min.).

Si la même injection est faite chez le chien préparé deux mois 25 i le début de la préparation, la chute de pression est plus considérable

Re, Din pression passe de 180 à 60 mm. p. ex.) et plus durable (10 min. % après l’injection, elle n’est pas supérieure à 70 mm. et ne recouvre. sa valeur primitive que plus d’une heure après l'injection); le sang : M

est totalement incoagulable (on le-trouve parfaitement liquide 24 h. après la prise). Ge sont là manifestations d'anaphylaxie. Si on fait la même injection chez le chien préparé, cinq mois après

début de la préparation, il ne se produit aucun accident, ni chute de É. de pression, ni diminution de la coagulabilité du sang. On peut même FE. injecter chez l’animal ainsi préparé 1 mgr (et non plus 1/3 mgr)

de venin par kg. sans déterminer aucun accident, alors que cette …

dose tue le chien neuf en moins d’une heure. Ce sont manifestations

.d immunité. | 0

On a conclu de ces faits que l’anaphylaxie précède l'immunité, cette dernière se substituant à la première durant que progresse la préparation. Mais cette conclusion, qui est la traduction des apparences, traduit-elle exactement les réalités? Expérimentons.

Supposons que nous disposions d’un chien soumis à une longue {5 mois p. ex.) préparation, faite à l’aide d’injections de venin de «obra; prélevons une certaine quantité de son sang, laissons-le coaguler, et recueillons le sérum exsudé du caillot. De ce sérum injectons à un chien neuf 10 c.c. par kig., puis injectons-lui 1 mgr. de venin de cobra par kg. dans lés veines. Il ne se produit aucun accident, ni chute de pression, ni retard de coagulation du sang... __ L'injection du sérum de chien préparé dans les veines du chien neuf . a donc réalisé pour celui-ci une immunité passive (nous avons en effet noté ci-dessus qu’une telle injection produit des accidents, et tue en moins d’une heure le chien neuf). Ce résultat n’est pas pour nous surprendre ; il prouve que le sérum du chien activement immunisé par une longue préparation renferme une antitoxine, qui confère au chien neuf une immunité passive pour le venin de cobra. — Du ; même sérum de chien activement immunisé injectons seulement 4 à 7 5c.c. par kg. à un chien neuf, puis injectons à ce dernier 1/3 mgr.

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de venin de cobra dans les veines ; nous constatons que la chute de pression, que provoque cette dernière injection, est plus profonde et

plus durable qu’elle ne l’est chez le chien neuf (ne recevant aucune injection préalable de sérum) traité de semblable facon. Le chien traité par le sérum a donc été anaphylactisé.

Donc le sérum d’un chien activement immunisé contre le venin de cobra par une longue préparation peut, selon la dose, immuniser ou anaphylacliser le chien neuf auquel on l'injecte : à faible dose, ce sérum est anaphylalcsant ; à forte dose, il est ëmmunisant. N’est-il pas légitime de conclure que le chien longuement préparé par injections de venin de cobra est tout à la fois immunisé et anaphylactisé pour ce venin, et que son sang renferme, tout à la fois, une antitoxine et une substance anaphylactisante, capables d’immuniser passivement ou d’anaphylactiser passivement le chien neuf.

Si la quantité du sérum injecté est grande, la quantité d’antitoxine introduite dans l'organisme du chien neuf pourra suffire à neutraliser la totalité du venin qu’on y injecte ensuite, et comme la neutralisa= tion d’un venin par l’antivenin correspondant est instantanée (p. 182), aucun fait d’anaphylaxie ne pourra se produire, tout le venin ayant disparu aussitôt qu’introduit. Si, par contre, la quantité du sérum injecté est petite, la quantité d’antitoxine introduite dans l’organisme du chien neuf pourra ne pas suffire à neutraliser la totalité du venin qu'on y injecte ensuite; une petite quantité de ce venin pourra demeurer libre, et sera en mesure de produire, si l’animal est anaphylactisé, des accidents d’une extrême gravité.

Il n’est pas exact de dire ici que l’anaphylaxie a disparu devant l'immunité du fait d’une préparation prolongée par injections répétées de vénin de cobra. Il faut modifier la formule et s'exprimer comme suit, Sous l'influence d’une préparation prolongée, l’animal présente un état d'anaphylaxie-immunité, dans lequel l’immunité masque l’anaphylaxie, au moins si on s'applique à reconnaître cette anaphylaxie en injectant dans les veines de petites doses de venin ; — mais dans lequel, tout au contraire, l’anaphylaxie masquerait l’immunité, si on pratiquait l'injection du venin à faible dose et en solution étendue sous la peau

(dans ces conditions, en effet, se produisent chez l'animal préparé deslésions locales très graves, qu’on n’observerait

pas chez l'animal neuf dans les mêmes conditions d'’injection). En usant de l’artifice qui consiste à pratiquer chez des animaux neufs l’inoculation du sérum des chiens activement immunisés et activement anaphylactisés, à dose petite ou grande, on est parvenu à démontrer l'existence

simultanée des deux états biologiques chez le même ani- mal pour le même agent protéotoxique.

Voici un second groupe de faits.

Injectons, chez le chien, du sérum de chev al sous la peau ; un état d’anaphylaxie d'intensité Vérisble est créé, dont on peut fixer la gran- deuren déterminant la grandeur et la Ro de la chute de pression artérielle, qui suit, chez le chien préparé, l'injection intraveineuse de

sérum de cheval. Or, si on répète de semaine en semaine l'injection . sous-cutanée de sérum de cheval, on constate que l'intensité de la

réaction d’anaphylaxie croit avec le nombre des injections, pour

atteindre une valeur maxima après 4 ou 5 injections, puis décroît

progressivement, si bien qu'après un grand nombre d’injections (20 p. ex.), la réaction d’anaphylaxie ne se produit plus, au moins pour des doses qui suffisaient très nettement à la produire auparavant :

à l’anaphylaxie, pourrait-on répéter, a succédé l’immunité. En vérité, il faudrait, ici encore, modifier cette formule et admettre que, dans cetie réparation par le sérum de cheval, comme dans la pré-

paration par le venin de cobra, on a créé un état d’anaphylaæie- * immunilé, dans lequel, au début, l’anaphylaxie masque l’immunité,

* dans lequel, tardivement, l’immunité masque l’anaphylaxie, maïs dans lequel on pourrait par des artifices judicieusement choisis mani- fester et l’anaphylaxie et l’immunité.

Le sérum de CHEVAL. inoffensif, même à dose considé rable, pour le chien neuf, devient toxique pour le chien préparé par une ou mieux par quelques injections sous- cutanées du même sérum, puis il devient peu toxique et enfin tout à fait inoffensif pour le chien longuement pré- paré. Il ne faudrait pourtant pas supposer que la seconde immunité est semblable à la première ; en vérité, elles sont

dissemblables, la première est en effet immunité pure, la

seconde est anaphylaxie-immunité. Le mot immunité est insuffisant : la première immunité antisérique serait avan-

tageusement appelée iëmmunilé naturelle, la seconde pour-

rait être désignée sous le nom d'immunilé acquise. N'a t-on pas coutume d'employer ces expressions pour désigner, par la première, l’état d’un animal neuf réfractaire à une

intoxication ou à une infection, et par la seconde, l’état d’un animal qui est devenu réfractaire à une intoxication ou à une infection à la suite d'un traitement convenablement institué.

Voici enfin un troisième groupe d'expériences, faites sur le lapin.

Injectons de 5 en 5 jours sous la peau de lapins 1/4 mgr. de venin de crotalus adam. et répétons les injections un nombre de fois plus ou moins grand, de façon que les lapins en aient reçu soit 1, soit 2,

. soit 10. [fñjectons alors, comparativement dans les veines de ces lapins et dans les veines de lapins neufs, 1/4 mgr. de venin de crotalus adam: Nous constatons que l'intensité de la réaction protéotoxique ainsi provoquée (on juge de cette intensité par la grandeur et la durée de la dépression artérielle et de l’accélération respiratoire, par l’émission de bols fécaux plus ou moins abondants) croît d’abord avec le nombre des injections préparatoires, jusqu’à atteindre un maximum (après 3 à 5 injections), puis décroit ensuite progressivement

. jusqu’à disparaître presque totalement chez l’animal ayant reçu 8 à

10 injections préparatoires. À l’anaphylaxie du début succède ici encore l’immunité tardive.

Cette immunité tardive n’est d’ailleurs, à vrai dire, qu’une anaphylaxie-immunité, dans laquelle l’immunité masque l’anaphylaxie ; car il est possible de démontrer très clairement ici [sans avoir besoin de recourir à l’artifice de l’immunité passive et de l’anaphylayie passive comme dans notre premier ensemble de faits (p. 229)] la coexistence des deux états : c’est justement à de telles expériences que nous reportions ci-dessus (p. 228) dans notre exemple d’anaphylaxie-immunité réelle.

Ces expériences suffisent pour montrer comment — au moins dans le cas des venins et du sérum de cheval — l’anaphylaxie est suivie et remplacée par l’immunité en apparence, et comment, en réalité, s'établit un état d’anaphylaxie-immunité, dans les premières phases duquel prédomine l’anaphylaxie, dans les dernières phases duquel prédomine l'immunité.

Cette coexistence des deux états d'anaphylaxie et d’immunité, leur intrication, la possibilité de manifester soit l'un, soit l’autre, selon les conditions dans lesquelles on

4 L'ANAPHYLAXIE | : Re de RER 93%

pose la question pour la résoudre expérimentalement, ont conduit certains auteurs à cette conclusion que, sous l'in-- __ fluence des injections multiples de protéines toxiques ou

de venins, est engendrée une modificalion organique essenliellenient unique, mais qui peut se révéler à nous par des réactions dissemblables, voire opposées, les unes représentant ce que nous appelons la réaction d'anaphylaxie, les autres représentant ce que nous appelons la réaction d'immunité.

On peut juger expérimentalement cette conception, suivant laquelle anaphylaxie et immunilé ne sont que deux . manifeslations distinctes d’un même élal organique, Tanaphylaxie précédant l'immunité, et celle-ci suivant celle-là.

St cette conceplion est exacle loule immunilé acquise doit être précédée d’une phase d’anaphylaæie. Si cette conceplion est exacte l’immunité, chez le lapin, ne doit pas être spécifique puisque l’anaphylaxie ne l’est pas. Or les. __- expériences suivantes démontrent que l'immunité anticobraïque, antihamadryasique etc. s’installe sans être précédée d'une anaphylaxie corréspondante ; et, d'autre part, limmunité chez le lapin est spécifique, comme elle est spé- cifique chez les autres animaux, alors que l’anaphylaxie n'est pas spécifique, au moins chez le lapin. Voici les

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