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: ue sera donc pa c’est- Vide un d'agir sur les
divers éléments du tissu considéré, et sans doute sur les éléments
correspondants d’autres tissus, renfermant les mêmes cellules, ou dont les cellules contiendront es mêmes éléments chimiques. L’interprétation des accidents consécutifs à l’injection intra-organique
d’un sérum cytotoxique est actuellement impossible. La question des cytotoxines n’est pas arrivée à maturité.
En étudiant les sérums bactériolytiques ou hématolytiques, nous avons reconnu l'existence d’une infinité de sensibilisatrices spécifiques ; il n'existe par contre qu'une seule alexine, présidant indistinctement à la bactériolyse et à l’hématolyse.
Supposons que dans un sérum quelconque (normalsérum ou immunsérum, peu importe) nous introduisions des vibrions cholériques sensibilisés (par immersion dans l’immunsérum bactériolytique correspondant, désactivé à 99°), la transformation granuleuse se produit. L’alexine bactériolytique a eté consommée, car si, éliminant les granules vibrioniens par centrifugation, on introduit de nouveaux vibrions sensibilisés, ils ne subissent pas la
transformation granuleuse. Mais, en même temps qu’a
disparu l’alexine bactériolytique, l’alexine hématolytique a également disparu, car la liqueur a perdu tout autant la propriété d'hématolyser des hématies sensibilisées que de bactériolyser des vibrions sensibilisés. — Inversement,
supposons que dans un sérum quelconque nous intro-
duisions des hématies: sensibilisées, l’hématolyse se produit. Si alors, dans ce milieu où l’alexine hématolytique a
+ été consommée, on introduit soit des hématies sensibilisées
nouvelles, soit des vibrions sensibilisés, on ne constate ni nouvelle hématolyse, ni bactériolyse ; donc l’alexine bac-
tériolytique a disparu en même temps que l’alexine héma-
tolytique. Ne convient-il pas dès lors de conclure que ces
… deux alexines n'en font qu'une.
Les alexines provenant d'animaux d’espèces différentes sont-elles Anraus. — Micros. 18
… vertébrés, il y a une famille (nous allions dire une famille très unie}
… nisseur des hématies employées ne donne généralement que de mé-
diverses an. contenues ae one d'animaux d’ a différentes, tout en présentant d’incontestables similitudes chimiques, 5 physiques et physiologiques, peuvent pourtant être distinguées, grâce RE à de minimes différences de détail. Tous les pigments sanguins des vertébrés ont de frappantes ressemblances : tous sont dérivés pyrroliques, tous, en se décomposant, fournissent une même hématine, tous sont ferrugineux, tous ont le même spectre d’absorption, tous forment avec l’oxygène une combinaison dissociable obéissant strictement aux mêmes lois ; — pourtant les diverses hémoglobines diffèrent selon leur origine : les proportions de soufre et de fer ne sont pas les mêmes dans leurs molécules, les solubilités différent, les formes cristailines sont diverses. Il n’y a pas une hémoglobine pour tous les
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d’hémoglobines.
De même, nous considèrerons une famille d’alexines, comprenant un membre dans chaque espèce zoologique. Nous justifierons d’ailleurs cette conception en notant que toutes les alexines ne se comportent pas de semblable façon vis-à-vis de la chaleur. L’alexine du lapin est atténuée par chauffage à 52° pendant 1 h. ; elle est détruite par chauffage à 55° pendant 1/2 h. L’alexine du chien résiste abso lument au chauffage à 52° pendant 1 h.; elle n’est qu’atténuée par chauffage à 55° pendant 1/2 h.; elle ne se détruit rapidement qu'à 560 et au-dessus. L’alexine des vertébrés à sang froid est déjà détruite à 45°. j
Cette diversité des alexines selon l’origine zoologique ressort encore de cette observation que, si tous les sérums sont capables d’assurer la bactériolyse des vibrions sensibilisés ou des hématies sensibilisées, ‘} ils ne le font pas avec la même puissance dans tous les cas. — Quand À il s’agit d’hématolyse p. ex., une alexine provenant de l’animal four-
diocres résultats (sérum de cobaye ajouté à des hématies de cobaye sensibilisées), tandis qu’on en obtient d’excellents si l’alexine provient d’un animal de même espèce que celui qui a fourni le sérum sensibilisateur (immunsérum hématolytique désactivé de cobaye agissant sur hématies de lapin, et alexine de cobaye ou sérum frais de cobaye neuf).
On a reconnu encore, qu’il n’y a pas avantage, tout au contraire, à utiliser un immunsérum désactivé et un sérum alexique provenant d’animaux profondément dissemblables.
- Notons enfin que les sérums de tous les animaux ne sont pas également riches en alexine : les sérums de lapin et de cobaye en sont abondamment pourvus; le sérum de cheval n’en renferme que très peu.
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Un certain nombre de microbes, nous l'avons déjà noté,
(p. 256) ne subissent pas de bactériolyse quand on les
traite par l'immunsérum correspondant, ou bien successivement par cet immunsérum correspondant désactivé à 29° et par un sérum frais alexique : tels sont le streptocoque, le staphylocoque, le pneumocoque, le bacille diphtérique, etc. Les bacilles typhique et paratyphiques ne subissent, sous l'influence de l’immunsérum correspondant, que de très minimes altérations reconnaissables à un examen très minutieux ; encore faut-il que des conditions un peu exceptionnelles soient réalisées : pratiquement ils ne sont pas bactériolysés par l’immunsérum correspondant dans les conditions généralement adoptées pour faire l'essai.
Pourtant {ous ces microbes sont modifiés dans les im munsérums. Voici des faits. Introduisons des bacilles typhiques dans du sérum de cobaye neuf, ils n’en consomment pas d’alexine : si, en effet, après les y avoir laissés séjourner quelques (3 ou 4) heures à température convenable (37 à 40°), on les en élimine par centrifugation, le liquide est capable d’hématolyser des hématies sensibilisées ou de bactériolyser des vibrions sensibilisés, ce qui
prouve qu'il renferme de l’alexine. Introduisons ces mêmes
bacilles dans le sérum d’un cobaye immunisé contre eux, et laissons-les y séjourner dans les mêmes conditions de durée et de température que les précédents dans le sérum normal ; centrifugeons alors pour les éliminer, et, dans la liqueur, introduisons des hématies sensibilisées, ou des vibrions sensibilisés : il ne se produit ni hématolyse, n1 bactériolyse : l’alexine est donc absente : elle a été consommée par les bacilles typhiques.
Chauffons à 55° le sérum de cobaye immunisé contre le bacille typhique ; ajoutons-y une certaine quantité de ces bacilles typhiques ; puis introduisons-y, après quelques heures, du sérum frais de cobaye neuf (sérum aléxique). Les bacilles ainsi traités absorbent l’alexine (on le vérifie en ajoutant ultérieurement des hématies sensibilisées, qui ne sont pas hématolysées dans cette liqueur). — Chauffons à 59° du sérum de cobaye neuf ; introduisons-y une cer-
en ajoutant ultérieurement des hématies sensibilisées, qui sont hématolysées dans cette liqueur).
Ily a donc dans le sérum des cobayes immunisés contre le bacille lyphique quelque élément qui agit sur ce bacille pour lui conférer le pouvoir d’absorber l’alexine du sérum.
Voilà des faits que nous pouvons vérifier pour.maints autres microbes, de ceux que nous avons notés comme ne subissant pas la bactériolyse proprement dite, et vérifier dans tous leurs détails.
La réaction est absolument spécifique, c'est-à-dire que seul l’immunsérum fourni par un animal immunisé contre un microbe est capable de conférer à ce microbe la propriété de consommer l’alexine.
Quand nous nous occupions de bactériolyse du vibrion .cholérique, nous avons reconnu qu'une sensibilisatrice spécifique, thermostabile, contenue dans l’immunsérum correspondant se fixait sur le vibrion cholérique pour le sensibiliser à l’action de l’alexine, grâce à quoi celle-ci était consommée par le vibrion sensibilisé, en même temps que se produisait la bactériolyse proprement dite. Avec les bacilles typhiques, nous retrouvons cette sensibilisa- trice spécifique thermostabile, nous reconnaissons la consommation d’'alexine, mais la bactériolyse ne se produit pas. En vérité, cette bactériolyse mise à part, les deux catégories de faits sont l'image exacte l’une de l’autre ; et nous sommes autorisés à énoncer la loi générale suivante : :
Quand un microbe est mis en contact avec l’immunsérum correspondant (sérum d’un animal préparé par injections, plusieurs fois répétées à quelques jours d’intervalle, de ce microbe), il fixe une immunisine spécifique contenue dans cetimmunsérum, sensibilisatrice spécifique, grâce à quoi, il peut consommer l’alexine sérique.
Cette même loi s'applique aux hématies, et sans doute à toutes cellules. Mais il convient de distinguer deux cas : parfois la consommation d alexine entraîne des modifi-
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hématolyse des globules rouges ; parfois la consommation d’alexine n’a pas de semblables conséquences: les microbes paraissent inaltérés. Nous répéterons encore : la bactériolyse, l'hématolyse sont des accidents ; elles ne représentent pas le fait essentiel, elles n’en sont que la conséquence accidentelle.
Une question s’impose à notre attention. Les divers phénomènes que nous avons produits avec des immunsérums ne sont-ils pas, eux aussi, la reproduction exacte de ceux que nous venons d’étudier ? La
précipitation engendrée par les sérums précipitants n’est-elle pas aussi un accident consécutif à la sensibilisation de la protéine et à la consom-
mation d’alexine ? Dans la neutralisation des toxines par les antitoxines, n’y a-t-il pas quelques faits qui permettent de la ranger dans la même catégorie ?
Il ne semble pas que les mélanges de toxine et de sérum antitoxique correspondant aient la propriété de consommer l’alexine, car des hématies sensibilisées qu’on y introduit s’hématolysent (à condition que le sérum antitoxique soit frais) comme elles le feraient dans un sérum frais quelconque. Réservons pourtant la conclusion : nous ne connaissons pas les poids de toxine et d’antitoxine en jeu, et par conséquent le poids du complexe toxine-antitoxine ; peut-être est-il infiniment petit, et la quantité-d’alexine qu’il peut consommer estelle elle-même infiniment petite, trop petite en tout cas pour que nous puissions reconnaître qu’il y a eu consommation d’alexine. La question reste posée dans ce cas particulier.
Elle peut, au contraire, être résolue dans le cas des précipités spécifiques. Supposons que nous disposons d’un sérum précipitant (la caséine, ou l’ovalbumine, ou les protéines du sérum p. ex.). Chauf-
fons-le à 550 pour détruire son alexine ; la précipitine résiste par-
faitement bien à cette température ; si donc on ajoute à ce sérum ainsi traité la protéine ou liqueur protéique correspondante, le précipité spécifique se produit. Centrifugeons pour tasser ce précipité, décantons la liqueur, et à plusieurs reprises lavons à l’eau salée le précipité et centrifugeons, pour enlever la totalité de la liqueur primitive. Mettons le précipité en suspension dans un sérum frais normal (alexique) et laissons-le pendant quelques heures à 37°. Puis ajoutons au mélange soit des hématies sensibilisées, soit des vibrions sensibilisés : il ne se produit ni hématolyse, ni bactériolyse J'alexine avait donc disparu, consommée par le précipité spécifique.
Les précipités spécifiques sont même de puissants consommateurs
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d’alexine, si bien qu’on peut constater cette consommation d’ale 27 dans des mélanges de liqueurs protéiques et de sérum précipitantcor-
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respondant même dans le cas où le complexe résultant de l’union de la substance précipitable et de la précipitine ne trouble pas la
liqueur, comme il arrive quand les dilutions des liqueurs sont considérables. |
De ces résultats on peut tirer des applications pratiques. P. ex., on peut caractériser un microbe par la réaction de consommation (on dit aussi, improprement, de fixation) de l’alexine ; p. ex., on peut établir qu’un organisme @ subi récemment, ou subit présentement telle infection microbienne, etc. Nous allons préciser.
En présence d’une culture microbienne qui n’a pas été rigoureusement déterminée, et qu’on pourrait rapporter à plusieurs espèces,
on peut songer à la caractériser par la consommation d’alexine. Sup-
-posons que nous disposons d’une série d’immunsérums, correspondant chacun à l’une des espèces microbiennes entre lesquelles nous hési-
tons. À une certaine quantité de chacun d’entre eux préalablement
chauffé à 55°, nous ajoutons un peu de la mystérieuse culture, puis un peu de sérum frais alexique. L’alexine sera consommée dans le seul mélange où le microbe sera en présence de l’immunsérum correspondant. On reconnaîtra aisément ce mélange, en ajoutant à tous les mélanges des hématies sensibilisées : partout où l’alexine sera
présente, l’hématolyse se produira; là seulement où elle avait
été consommée par le microbe sensibilisé, l’hématolyse ne se pro-
« duit pas.
En réalité, cette méthode ne s’emploie guère, parce que l’immunsérum spécifique est à la fois sensibilisateur et agglutinant, et que lagglutination qui se produit rapidement indique d’emblée l’immunsérum qui correspond au microbe étudié sans qu’il soit besoin de faire quelque manipulation complémentaire.
Il était à supposer que les sensibilisatrices spécifiques apparaissent dans le sang des sujets (hommes et animaux) subissant une maladie non expérimentale et qu’en précisant la nature de cette sensibilisatrice, on déterminerait la nature exacte de la maladie, (ce qui parfois, dans les cas cliniquement difficiles ou douteux, ne manque pas d'importance), ou la nature du microbe infestant et son identité avec tel ou tel microbe dont on possède une culture pure.
Lorsqu'on eut découvert le microbe de la coqueluche et qu’on se proposa d’établir que le microbe nouvellement isolé et cultivé était bien l’agent spécifique de cette maladie, on eut recours, entre autres
pee. 4 D réaction D consommation d’alexine par le ao ru
sensibilisé par sérum de coquelucheux. Si on traite le microbe par le sérum d’enfant ayant la coqueluche depuis 3 ou 4 semainés, ou ayant : eu la coqueluche, on constate que le microbe est ainsi sensi x bilisé et consomme l’alexine. IL représente donc bien le microbe 3 de la coqueluche.
utilisant le sérum d’un malade, pris à une époque convenable de l’évolution morbide (variable suivant la maladie considérée, et que , l'observation aura prééisée) et la culture microbienne correspondant
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h à la maladie diagnostiquée, cette réaction a servi à confirmer des | diagnostics ou à les infirmer. On procède ainsi, par exemple, pour les | LA . 0 L .
E infections typhique, morveuse, streptococcique, gonococcique, aies î de. Nous n’avons pas à entrer dans les questions techniques de réali-
sation pratique, on les trouvera développées dans les ouvrages spéciaux. 11 nous sufhira d’avoir indiqué le principe de cette méthode de 4 séro-diagnostic.
Le cas du séro-diagnostic de la syphilis mérite de retenir l'attention.
On pouvait se demander si une macération de foie hérédo-syphilitique (dans lequel se trouvent vraisemblablement les microbes générateurs de syphilis) ne serait pas sensibilisée par le sérum de sujets syphilitiques, et, ainsi sensibilisée, ne serait pas apte à consommer
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d’hématies sensibilisées, lon le procédé eourant.
Ces prévisions se PE soit dans le cas de la syphilis” PA mentale des singes, soit asus le cas de la syphilis humaine.
On ajoutera p- ex. à la macération de foie hérédo-syphilitique de l’eau salée du sérum sanguin de sujet syphilitique (sérum chauffé 1 h. à 550), puis du sérum frais de cobaye (sérum alexique) ; plus tard, on ajoutera des globules rouges de mouton sensibilisés par l’immunsérum correspondant (chauffé à 55°) fourni par le lapin préparé à l’aide d’hématies de mouton. L’hématolyse ne se produira pas, l’alexine du sérum frais de cobaye ayant été consommée par la mactration sensibilisée de foie syphilitique. Si, au contraire, le sérum
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