‹ Précis de physiologie microbienneChapitre 78 sur 145 · E- 77 NT · texte numérisé non relu

E- 77 NT

tion hépatique syphilitique non sensibilisée ne consommera pas lalexine, et celle-ci demeurera dans la liqueur, apte à assurer l’hématolyse des globules rouges sensibilisés de mouton, tardivement a ajoutés.

C’est là la répétition des essais dont nous parlions tout à l’heure, à propos de séro-diagnostic des infections typhiques et autres, à cette différence près que, pour les infections typhiques, on usait de la culture du bacille typhique, alors que, pour l’infection syphilitique, on use d’une macération de foie syphilitique.

Cette même réaction de consommation de l’alexine, pratiquée en

lalexine d’un sérum frais, ce qu’on reconnaîïtrait aisément à l’aide

humain utilisé est fourni par un sujet non syphilitique, la macéra-

d’une macération de foie normal, aux lieu et place de la macération de foie syphilitique, que nous employons tout à l’heure, on obtient exactement les mêmes résultats, à savoir hématolyse si le sérum humain employé a été fourni par un non-syphilitique, absence d’hématolyse si le sérum humain employé a été fourni par un syphilitique. Or ici le spirochète, agent de la syphilis, dont on admettait la présence dans le foie syphilitique, ne saurait jouer aucun rôle, puisqu'on utilise un foie qui ne le contient pas, étant fourni par un sujet non-syphilitique.

Pratiquement, cette méthode au foie normal s’est révélée fort applicable et de même valeur que la première méthode. Mais alors que cette première méthode n’était qu’un cas particulier d’une méthode générale, dont la signification scientifique était connue, reposant sur des études nombreuses et concordantes, la seconde méthode n’a plus qu’une valeur empirique, et c’est assurément un étonnant spectacle que celui auquel il nous a été donné d’assister :

abandonner le domaine scientifique, pour rentrer dans nn

risme.

Puison a reconnu que divers extraits d’organes, prélevés chez l’homme ou chez les animaux (bœuf p. ex.), des extraits de cœur entre autres, peuvent être substitués à l'extrait de foie ; quelques techniciens ont même usé de produits végétaux, p. ex. de produits dérivés de la farine de pois.

Dans ces divers extraits, on a cherché à déterminer la substance chimi jue active, c’est-à-dire celle qui se laisse sensibiliser par le . sérum syphilitique, et qui est, par là, rendue capable de consommer l’alexine : on a reconnu que de telles substances sont nombreuses. 3

Chaque technicien a aujourd’hui sa formule, et ses modes de ‘préparation. Tel d’entre eux fera un extrait éthéré d’un tissu desséché, puis le précipitera par l’acétone ; tel autre traitera le tissu desséché par l’acétone, puis en retirera la substance active par V’alcool, etc. N’insistons pas. Nous ne prétendons pas nier la valeur pratique de la réaction de séro-diagnostic de la syphilis sous les diverses formes qu’on lui a données, mais on voudra bien reconnaître que cet étrange et parfois incohérent empirisme rappelle quelque peu celui des sorciers d’autrefois. Vraiment, nous ne sommes plus chez nous ; hâtons-nous d’y rentrer.

Pourtant, la ressemblance est plus apparente que réelle. En effet, si on renouvelle l’essai de séro-diagnostic de la syphilis en se servant

rw

Re j . CSS Perse ; DRE PRE NN I RS TES DAT, UN SE NES Dern) UT DER AM NT

a à LA > CE SR SL ES,

Page 1