‹ Précis de prononciation françaiseChapitre 22 sur 113 · GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS

peut compter une consonne implosive et une autre explosive. Exemple : ap-pendice, il-limlté, im~tiiémorial, in-né, etc.

A. i mm é tn[orial] i n n è

Fig. 41. (Priuc. de Phon, Exp.)

Courant d'air recueilli dans le nez.

(Inscripteur à membrane de caoutchouc dilaté.)

1. — Itnmenw[rial\. — La fin du mot ne contenant pas de nasales n'a pu être prise par l'inscription. La première ondulation de la ligne A représente mm; celle de B, m, la seconde ondulation de A et de B, m seulement.

2. — Inné. — Le groupe des grandes vibrations de A représente nn; celui de B, «.

On reconnaît aisément dans ces exemples les deux m et les deux n, par comparaison avec les mêmes mots dont la consonne aurait été simplifiée.

La nature des consonnes dites redoublées apparaît clairement dans les graphiques. Comparez par exemple les tracés obtenus pour im-mémorial et imémorial, in-né et /«-<?' (fig* 40-

Les points les plus importants à préciser pour les étrangers, ce sont les degrés de sonorité, de force articulatoire et d'expiration.

La sonorité se mesure d'après le rapport qui existe entre le moment où le larynx se met à vibrer et celui de l'explosion.

D'une façon générale, les consonnes laryngiennes sont plus longtemps sonores en français que dans les langues germaniques ou slaves (fig. 42), et parfois même qu'en italien et en portugais.

La force de l'articulation est en raison inverse de l'effort respiratoire. En français, l'articulation est énergique et l'effort expiratoire faible. Dans les langues germaniques, c'est le contraire qui se produit pour les consonnes sourdes :

articulation faible, expiration forte (fig. 43). Mais pour les sonores, l'articulation est plus forte qu'en français. C'est pour cela qu'elles sont moins sonores.

Fig. 42.

g de goal (anglais).

(Lfl Parole).

B. — Souffle recueilli au sortir de la bouche. — L. ligne du larynx. — Dans chaque tracé, la première pointillée marque le début des vibrations laryngiennes ; la deuxième, le moment de l'explosion.

Ces quatre tracés du même mot, pris successivement, présentent deux types différents de l'explosive sonore g. Nous avons (2) et (3) des g avec l'occlusion et l'explosion sonores reproduisant le type français, mais d'une manière insuffisante ; enfin (i) et (4) des^ avec le début de l'occlusion sonore et la fin assourdie par le surcroît d'effort qui se produit à l'approche de l'explosion.

On partage les consonnes en deux grandes classes : les constricîives et les occlusives, suivant qu'elles sont produites par un simple rétrécissement du canal vocal (ex. : v,f, etc.) ou par une occlusion complète (ex. : h, p, etc.).

On donne encore aux constrictives les noms de spirantes, fricatives^ continues, prolongeàbles ; aux occlusives, ceux de muettes, momentanées^ plosives, etc.

Elles se subdivisent en diverses catégories qui sont

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"dénommées d'après les régions d'articulation où elles prennent naissance : les labiales, qui sont formées par les lèvres ; les dentales, qui sont dues à l'action de la langue se rapprochant du palais dans la région voisine des dents; Its palatales, qui naissent vers la partie médiale du palais;

Fig. 43. {La Parole),

p de pat (anglais), (aspiré).

B. — Souffle. — L. Larynx. — a. Explosion du <. Au coin droit de la figure : diapason de 50 V. d. à la seconde pour servir d'échelle.

La ligne pointillée continue marque le moment où le larynx (2* ligne de chaque rangée ) «e met à vibrer; les lignes pointillées isolées indiquent l'explosion (1'^'= ligne de chaque rangée"). La portion de tracé comprise entre ces deux lignes correspond à la partie soufflée (V aspiration') de la consonne : la glotte est largement ouverte et les cordes vocales ne vibrent pas.

enfin les gutturales ou les vélaires, qui réclament l'action combinée de la langue et du voile du palais dans le voisinage de l'isthme du gosier.

On appelle encore linguales, celles qui supposent un mouvement vibratoire de la langue; — nasales, celles qui mettent à contribution les cavités du nez (elles tiennent des

occlusives par la fermeture de la voie buccale, et des constrictives par Técoulement ininterrompu de l'air à tra* vers les fosses nasales) ; — mouillées, celles qui, produites par une action organique diffuse, ont sur le palais une surface de contact plus étendue que les consonnes dures correspondantes.

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