UNION D UNE VOYELLE ET D UNE CONSONNE
La voyelle se prolonge jusqu'à la tenue de la consonne, et se confond en grande partie avec l'implosion.
Il y a deux cas à distinguer : ou la consonne termine la
GROUPES
syllabe (ap), ou elle commence une autre syllabe (a-pa). L'implosion, dans le premier cas, est forte (fig. 65); dans le second, elle est le plus souvent faible en français (fig. dG^,
Dans ap, l'union intime de Va et du p se sent bien à l'oreille et n'échappe à personne. Dans a-pa^ au contraire, le ^ a une implosion si faible qu'on le croit en général complètement détaché du premier a et uniquement lié au second. Cependant les tracés montrent que ce p ressemble plus à. un p implosif (ap) qu'à un p explosif {pa). Comparez (fig. 67) ah, ka, aka, qui donnent sur le palais des traces tout à fait signi-
V. voix. — L. lèvres. — La première pointillée marque le début de l'occlusion dn p ; la deuxième, celui de l'explosion. La pointillée horizontale permet d'apprécier le degré de pression des lèvres pendant la fermeture : elle est proportionnelle à l'élévation de la ligne.