‹ Précis de prononciation françaiseChapitre 35 sur 113 · V. voix. — L, larynx · texte numérisé non relu

V. voix. — L, larynx

Sur ce point, l'étranger n'a de difficulté que pour les sourdes. Qu'il s'eflforce toujours de réaliser le premier type, c'est-à-dire de confondre la voyelle avec l'explosion de la consonne, c'est le meilleur conseil à lui donner. Quant au deuxième type, il ne le produira que trop souvent, à son insu.

UNION D UNE VOYELLE ET DE DEUX CONSONNES OU d'une CONSONNE ET DE DEUX VOYELLES

Ces deux cas rentrent dans les précédents. Mais il y a une influence (ordinairement négligeable dans la pratique) exercée sur l'articulation du milieu par les deux autres.

L'exemple le plus clair est celui d'une voyelle entre deux nasales, mam dans maman : Va s'est d'abord nasalisé (fig. 71) 7îidmà; puis, les

Fig.71.

(Inscription du courant d'air nasal).

Les vibrations qui se montrent sur le tracé après la première poussée d'air nasal (w) pour Ya révèlent la nasalisation de cette voyelle entre consonnes nasales.

lèvres s'ouvrant incomplètement, «est devenu ô, mômà; puis Vô s'étant abrégé, on n'a senti qu'un 0, niomà ; enfin dans le peuple cet 0 même est tombé, m'mà. Cette influence est moins active dans les mots qui sont d'un usage moins fréquent, mais elle n'est pas nulle. Toutefois, comme elle n'est pas sentie par les Français, les étrangers qui la remarqueraient feraient bien de lui résister dans la crainte légitime de l'exagérer.

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