‹ Précis de prononciation françaiseChapitre 37 sur 113 · L. lèvres. — La. langue · texte numérisé non relu

L. lèvres. — La. langue

Il est inutile d'entrer ici dans les détails. Qu'il suffise de relever, à titre de documents, les faits observés dans un parler du Haut-Angoumois, qui, pour l'assimilation, ne paraît pas différer du français normal : 1° les semi-voyelles, les nasales et les vibrantes précédées ou suivies de sourdes restent sonores dans des mots prononcés isolément, mais peuvent s'assourdir légèrement, quelquefois à moitié, dans le discours suivi ; / et r peuvent s'assourdir complètement à la finale (pœpl « peuple » àrbr « arbre »), sans que ce soit une loi. — 2» Dans les groupes composés d'occlusives ou de spirantes, la première consonne prend en général la qualité de la seconde : sur 146 cas observés, une sourde s'est assimilée à la sonore suivante 120 fois contre 26; l'assimilation de la sonore à la sourde aFsè « abcès » est presque constante.

UNION DE DEUX CONSONNES

La forte qui devient sonore se transforme par le fait même en douce. Mais la douce qui s'assourdit devientelle de même une forte, en sorte que d, par exemple dans médecin, se transforme en t au contact de 1'^ (inetse), et v eufd^nspaiiv femme (pôffam) ? Cette seconde étape est voisine de la première et elle peut être franchie aisément. Cependant elle ne l'a pas encore été, au moins dans le Centre de la Fran:c.

Fig. 76.

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