GRAPHIE
phique du xvi*^ siè:le (poélo, m^i^Ue, m^^^llon, etc.); — oiia (do?/ane, (onacQ, otuite, etc.); — ouai dans douairière; — otce, par confusion avec oi ( =: 'u;^)changé en wa (ïoiiet, foM^tter =r huè, fwetê et fwa , fwatè, plutôt : œ fiuè et fwaté, kwaii « couenne », kwat « couette »; — et mèniQ-otÛMi dans souhaiter que le peuple prononce de préférence sivaté.
Avec la diphtongue oi tendent à se confondre les graphies o-i, où 1'/ appartient à un gn suivant (po-fgne qu'on est tenté de lire po/-gne, d'où la double prononciation /îo-yar et pwa-nar),Qt oy qu'on décompose en oi-y (moyen =moyèet niwaye). De même 0-///, u-ilh. Voir y, p. 153.
Sur ces doubles prononciations, l'éducation réagit constamment : tel qui a dit dwaryèr « douairière » jusqu'à 18 ans, a appris par hasard qu'il fallait dire dwèryèr, et s'est corrigé depuis ; tel autre dit àponé u empoigner » dans la conversation, et àpwané dans la lecture.
4° L'accent circonflexe peut n'être qu'un signe purement graphique, comme dans « qu'il aim^t, nous aim^imes, flwte, croate, etc. »; mais aussi il marque souvent un changement de timbre pour la voyelle qui en est affectée :
ê et aï à la tonique sont des è ouverts (t^^te, ïêtt, traître, etc.).
Les autres voyelles marquées de ce signe, surtout a, ô, eu, î, sont fermées (il t^te, t^ter, pâte, pâtissier, château, cote, jéwne, abmie, etc.). Les exceptions seront indiquées à l'occasion.
Dans l'ancienne orthographe, et encore aujourd'hui dans des graphies archaïques, Vs joue le même rôle que l'accent circonflexe : t^5te = léiQ, tesxxx =:t^'tu. Mais dans les noms propres, on préfère à Paris restituer àl'isa valeur consonantique. Voir 5, p. 158.
A l'atone, la valeur de l'accent circonflexe se trouve souvent modifiée, ou môme nulle. Voir les atones.
5° L'accent aigu marque un é fermé ou un e moyen (charité, pmssable, etc.).
Dans l'ancienne langue, aucun signe ne distinguait cet e, sauf s à l'atone (de^faire), :( à la to lique (vous chante^, à côté de tu chanter). Quelques noms d'hommes en sont privés (D^jerine pour D^jerine).
IIO VOYELLES
6° L'accent grave marque un è ouvert (apr^s, proc<?s, p^re, etc.), ou moyen (amme, collège, etc.).
7° Le redoublement d'une consonne après un e équivaut à un accent soit aigu, soit grave (effet, ressuscite, elle, vienne, etc.), excepté le cas où une double s est mise pour une s dure (re-ssembler, re-ssentir, re-ssource, etc.).
L'ambiguïté de cette graphie explique la double prononciation de cresson : cr^-sson à Paris, cresson en province.
8° Les voyelles nasales sont représentées par le groupe voyelle -)- n, m, d'où elles sont issues :
à par an : chant, etc.
am : champ, etc.
en : entendre (quelques mots font exception).
e?n : empois, etc.
ê par ain : bain, pain, etc.
ein : serein, ceindre, etc.
en dans quelques mots (Pe;/tateuque, etc.).
in : vin, etc.
œ par eun : (à) je/m, etc.
tin : comm//w, etc.
ô par on : bon, etc.
om : bombe, etc.
Dans beaucoup de provinces et même à [Paris, on entend è pour un. La nasale œ est surtout maintenue par l'enseignement.
Ce qui distingue n m, signes de nasalité pour les voyelles, de n m consonnes, c'est que ces dernières sont ordinairement suivies d'une voyelle ou qu'elles sont redoublées (Voir pour les exceptions n, m, p. 172).
Dans plusieurs provinces, on a conservé la prononciation archaïque âné « année ». Dans le français normal, la dénasalisation de cette voyelle