‹ Précis de prononciation françaiseChapitre 62 sur 113 · CHAPITRE III LIAISONS · texte numérisé non relu

CHAPITRE III LIAISONS

La liaison de deux mots modifie la finale du premier de deux façons : ou bien une consonne qui se fait entendre à l'état isolé, tombe devant une autre consonne; ou bien une consonne, muette dans le mot prononcé seul, a été sauvée par sa rencontre avec une voyelle.

Le premier cas ne renferme guère que des locutions toutes faites :

bœu/ et boeu(f) gras

cer/ et cer(f) volant

co^ et co(q) d'Inde

le bon senj- et le sen(s) commun.

C'est surtout avec les noms de nombre (cin^, si^:, sept, hui/, neu/, di:^) que la règle a le plus souvent l'occasion de s'appliquer. Dans tous ces noms, la consonne se prononce à la finale : ils sont cin^, six, etc. Mais on dit cin(q) chevaux; si(x) francs; se(pt) livres; hui(t) sous; neu(f) chapitres; di(x) loups.

Les comptables et les vendeurs font communément entendre t dans sep/ : se(p)/ francs. C'est l'extension de la forme qu'a le mot devant une voj'-elle. Même remarque pour cinq (c'mk centimes) dans la bouche des camelots.

Le second cas, le seul qu'on envisage, quand on parle de liaisons, fait l'objet de ce chapitre.

Nous dirons d'abord comment se font les liaisons, puis dans quels cas elles doivent se faire ou être évitées.

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