‹ Précis de psychiatrieChapitre 116 sur 278 · GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS

Les infirmités psychiques d'involution ou déchéances sont essentiellement caractérisées par la dissolution de l'être psychique. Ce n'est plus, comme dans la dégénérescence, un vice d'organisation, une faiblesse native ; c'est une désorganisation, un affaiblissement acquis des facultés.

Aujourd'hui, cette distinction entre les états de malformation, d'oppression, de ruine intellectuelle, est parfaitement nette. Il n'en était pas ainsi autrefois et ce n'est guère qu'avec EsQuiROL qu'elle s'est, bien qu'encore incomplètement, effectuée.

La déchéance psychique est représentée cliniquement par une forme morbide : la démence.

Si l'on tient compte des divers facteurs qui la produisent, la démence offre de nombreuses variétés. De façon générale, on la divise en prùnitive ou secondaire, suivant qu'elle apparaît d'emblée ou à la suite d'une autre affection dont elle n'est que l'étape terminale.

La démence primitive est celle qui est due aux progrès de l'âge (démence sénile) ou à des altérations organiques du cerveau (démence apoplectique, démence athéromateuse, démence paralytique ou de la paralysie générale, etc.).

La démence secondaire est celle qui termine les diverses psychoses (démence vésanique), l'épilep-sie, l'alcoolisme, les arrêts de développement, et, d'une façon générale, tous Ips

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états pathologiques qui aboutissent à l'usure des facultés intellectuelles et morales.

Primitives ou secondaires, les démences sont représentées par une forme type, constituant le fond commun de toutes ses variétés.

Nous décrirons donc icij.a démence type, nous réservant de signaler les particularités spéciales à ses principales formes en parlant de chacune d'elles.

Cette démence type est la démence dite sénile, résultant non de la vieillesse elle-même, état physiologique, mais de la sénilité, état pathologique, fait d'usure cérébrale et susceptible de s-^ produire à une époque plus ou moins avancée de la vie.

On pourra consulter avec fruit, sur la démence en général le travail de Tuczeck (A. Z., 1903), celui de A. Vigouroux (R. P., 1904), la revue critique de Klippel et Lhermitte (R. P., 1905), le beau rapport de Lé ri sur le cerveau sénile (C, 1906), l'ouvrage de A. Marie sur la démence (1906), celui de Revault d'ALLOXNES (1912), enfin le volume de Spiel-

MEYER (1912) du Manuel d'AsCHAFFENBURC.

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