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AUTO-I.\TOXIG.\TION GÉNITALE : MENSTRUATION

dique, exposées ainsi, à la longue, à persister sous une forme continue.

On ne doit pas oublier non plus que les troubles psychiques de la menstruation ont une tendance marquée à se traduire en impulsions plus ou moins graves et dangereuses. Il y a donc là un point important de médecine légale à signaler et à retenir lorsqu'il s'agit de déterminer la part de responsabilité qui incombe à une femme auteur d'un délit ou d'un crime, ou même d'une action extraordinaire, accomplis au moment des règles ou pendant celte fonction.

4^ Diagnostic. — Le diagnostic des psychoses menstruelles est généralement facile, surtout lorsqu'elles se présentent sous leur forme typique de déhre hallucinatoire aigu, désordonné, erotique, se reproduisant périodiquement par accès mensuels transitoires et correspondant à l'époque des règles, présentes ou absentes. Elles doivent cependant dans ces cas mêmes être distinguées des autres psychoses périodiques transitoires, en particuher des délires liés à l'épilepsie.

Un diagnostic plus délicat encore consiste à différencier le délire menstruel du délire hystérique, d'autant que l'hystérie existe souvent aussi dans le premier cas. L'étude des antécédents et la recherche soigneuse des symptômes est donc ici nécessaire.

La difficulté est souvent la même en ce qui concerne l'anémie et la chlorose des jeunes filles, qui accompagnent fréquemment la psychose de la dysménorrhée et qui émanent, on le sait, d'auto-intoxications analogues.

Les impulsions fiées à la menstruation et à ses troubles se reconnaissent à leurs rapports avec cette fonction, à leur périodicité, et aussi, dans une certaine mesure, à leurs caractères cliniques, dans lesquels se trouve fréquemment un élém.ent plus ou moins marqué d'excitation sexuelle.

Il est facile, en général, de séparer les psychoses menstruelles vraies de celles qui n'ont avec la menstruation que des rapports de coïncidence.

5"^ Traitement. — Le traitement des psychoses menstruelles, en dehors du traitement symptomatique du trouble psychique, qui n'offre rien de particulier, consiste essentiellement à favoriser le cours normal ou la réapparition des menstrues, suivant le cas. Il comprend donc toute la série des moyens usités en pareille circonstance : les toniques généraux, l'hydrothérapie, l'électrothérapie, le massage, les cures d'air, les bains de mer et bains salés, les emménagogues, etc..

Une mention spéciale doit être réservée à la médication ovarienne qui m'a donné, dans les psychoses menstruelles vraies, des résultats excellents, de même que, toutes proportions gardées, dans les vésanies pures avec paroxysmes coïncidant avec des époques dysménorrhéiques.

i 3 — MÉNOPAUSE

La ménopause, si justement appelée époque critique, est une période dangereuse à traverser pour beaucoup de femmes, et elle est très fréquemment l'occasion provocatrice des affections les plus variées du système nerveux. Les névroses de la ménopause (Bloox), particulièrement l'hystérie (De Fleury) et la neurasthénie (Souleyre, Chahinian) sont aujourd'hui bien connues. 11 en est de même des troubles psychiques.

1*^ Symptomatologie. — Nous distinguerons encore ici : 1° les troubles psychiques élémentaires ; 2^ les psychoses proprement dites.

A. Troubles psychiques élémentaires. — Il convient de les envisager successivement chez la femme et chez l'homme.

a. Sexe féminin. — Ce serait se répéter que de décrire en détail les modifications d'idées, de caractère et de sentiments, les perversions psychiques qu'on observe dans le sexe féminin à l'époque chmatérique ; elles sont, en effet, analogues à celles de la puberté et de la menstruation.

Signalons simplement comme particularités psychiques plus spéciales peut-être à l'âge critique : 1° V irritabilité, l'humeur difTicile et acariâtre ; 2» le mysticisme avec dévotion excessive

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