AUTO-INTOXICATION GÉNITALE : MENOPAUSE
variétés : simple, délirante, hallucinatoire, stupide, délire aigu.
Ce que l'on a appelé la mélancolie présénile ou de l'involution et le délire de préjudice présénile, bien que pouvant survenir durant la période de la ménopause, appartiennent plus particulièrement aux phases prédémentielles de la sénilité.
Quelle qu'elle soit, cette psychose survient non pas à un moment quelconque de l'évolution ménopausique, mais au moment et sous l'influence plus directe d'un incident génital, tel que : premières cessations de règles, hémorragie abondante, attaque hystériforme, manifestations douloureuses ou pathologiques du côté des organes utéro-ovariens, etc.
Presque toujours aussi cette psychose s'accompagne de certaines particularités symptomatiques révélant son origine ménopausique : délire mystique ou erotique, hallucinations extatiques ou terrifiantes, langage et actes obscènes, troubles névropathiques et vaso-moteurs, etc.
Chez l'homme, la psychose qui prédomine, à l'âge critique, est la mélancohe, tantôt une mélancohe neurasthénique, consciente, anxieuse, faite à la fois de psychose et de névrose, tantôt une mélancohe plus aiguë s'accompagnant fréquemment d'idées obsédantes ou déhrantes d'obstruction et de négation.
2^ Pronostic. — Les psychoses ménopausiques proprement dites, les seules dont nous ayons à nous occuper ici, ont un pronostic relativement favorable, surtout lorsqu'elles se traduisent par un accès aigu de confusion mentale déhrante ou hallucinatoire. Il est moins bon, lorsqu'il s'agit de stupeur, de délire aigu ou de mélancohe anxieuse, cet état pouvant entraîner la mort ou conduire à la chronicité.
Les troubles psychiques simples, en particuher les idées fixes, la jalousie, les impulsions sont également d'un pronostic plus fâcheux.
Les comphcations somatiques, locales et générales, telles que l'anémie, l'état congestif, les hém.orragies, les maladies viscérales aggravent nécessairement encore, lorsqu'elles existent, ce pronostic. 11 en est de même de l'artério-sclérose, surtout chez les hommes.
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3'^ Étiologie et pathogénie. — Nous pouvons répéter une fois encore ce que nous avons dit dans les articles précédents, à savoir que l'étiologie véritable est ici, non plus la sympathie, mais l'auto-intoxication, s'efïectuant par le même mécanisme, ou par lintermédiaire de la glande thyroïde (dysthyroïdie pubérale et ménopausique de Dupré et Pagmez) et agissant parfois sur d'autres organes tels que le rein (Le Gendre).
Toutes les causes qui peuvent troubler l'évolution ménopausique, l'avancer, la retarder, la rendre difficile, longue et douloureuse, par cela même qu'elles augmentent la tendance à l'auto-intoxication de l'organisme, doivent favoriser la production des troubles psychiques.
Bien entendu, il faut toujours tenir compte des prédispositions héréditaires, des maladies antérieures, de l'état des diverses fonctions, en particulier de l'état du système nerveux et artériel, des shocks physiques et moraux, etc.
Les psychoses de la ménopause sont beaucoup plus fréquentes et beaucoup plus intenses chez la femme, comme toutes les psychoses génitales, ce qui s'explique à la fois par la vulnérabilité plus grande de son système nerveux, et aussi, si le fait est réel, par la toxicité plus marquée de ses glandes génitales.
4° Traitement. — Même traitement que celui des psychoses menstruelles. La médication ovarienne, en particulier, peut être très efficace, notamment lorsqu'il s'agit de ménopause prématurée ou dysménorrhéique. Le suc testiculaire peut être de même utihsé chez l'homme, surtout contre les troubles psychiques à forme dépressive de l'âge critique. L'opothérapie thyroïdienne donne parfois aussi de bons résultats, seule ou combinée aux précédentes.