‹ Précis de psychologieChapitre 166 sur 348 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

voire après la seconde ou la troisième. Mais d’image confuse ainsi obtenue se conserve soigneusement dans la mémoire ; chacune des étincelles suivantes vient permettre d’en préciser quelques traits, et finalement l’on arrive à mne perception beaucoup plus nette. C’est généralement l’impression extérieure elle-même qui met en branle ce travail intérieur: on entend d’abord un son dans lequel, en vertu d’associations acquises, on est amené à supposer la présence d’un harmonique donné ; la mémoire intervient alors pour reproduire l’image de cet harmonique, et on le saisit aussitôt dans le son physique entendu. Ainsi encore nous voyons quelque substance minérale que nous avons vue autrefois ; l’impression éveille en nous l’image-souvenir qui se fond dès lors plus ou moins complètement avec elle... L’adaptation varie selon la nature des impressions sensibles. L’on remarque que le sentiment de tension dont s’accompagne l’attention interne est d’autant plus fort qu’est plus forte l’impression externe, dont il s’agit de parfaire l’aperception (1). »

Rien de plus facile que de symboliser tous ces faits ^ans la langue de la physiologie : imaginez une seule cellule cérébrale actionnée de deux côtés à la fois, du dehors par 1 objet, du dedans par d’autres cellules ; son activité ne saurait être complète sans la coopération de ces deux facteurs. Pour que l’attention se porte sur un objet et le perçoive intégralement, il ne suffit pas qu’il soit présent aux sens, il faut encore qu’il soit présent à l’imagination, c’està-dire qu’il soit représenté deux fois.

Nous sommes maintenant à même de comprendre parfaitement quelques expériences à joindre aux pré-

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