‹ Précis de psychologieChapitre 167 sur 348 · édil'!'Ï8«?pp®™7iï''‘’ Psychologie · texte numérisé non relu

édil'!'Ï8«?pp®™7iï''‘’ Psychologie

l’attention

cédentes. Voici, par exemple, ce que dit Helmholtz à propos des dessins stéréoscopiques que l’on éclaire par le moyen d’étincelles électriques : « il y a de ces dessins qui sont si simples que j’ai bien de la peine à les voir doubles ; j’y arrive, cependant, même quand ils ne sont éclairés que la durée d’un instant, pourvu qu’alors je m’efforce à:: imaginer vivement à l’avance sous quelle forme ils doivent m’apparaître. Ici le résultat revient tout entier à l’attention seule ; car on ne saurait l’attribuer à des mouvements des yeux, mouvements qui n’existent certainement pas (!)• » Et ailleurs, parlant de la rivalité rétinienne, Helmholtz dit encore : « elle ne s’explique pas par des variations d’intensité dans les impressions, mais bien par des variations d’intensité dans l’attention qu’on leur donne, attention qui tantôt se fixe et tantôt vacille. En vérité, je ne sais guère de phénomènes aussi propres que celui-là à nous révéler le mécanisme de l’attention et de ses causes. Il ne suffit point ici de prendre la résolution consciente de regarder d’abord avec un œil, puis avec l’autre : U faut se faire une représentation aussi nette que possible de ce que l’on s’attend à voir apparaître, et qui ne peut manquer alors d’apparaître en effet (2). «

Dans les figures 55 et 56, construites et dessinées de façon à permettre à l’œil d’y voir indifféremment un certain nombre de formes différentes, il suffit, pour voir une de ces formes, de l’imaginer fortement à l’avance : ainsi peut-on successivement passer de l’une à l’autre. Tout le monde connaît ces images-devinettes [dont la légende nous convie, par exemple, à « chercher le gendarme » dans les branches d un arbre] : ces images sont établies de telle sorte que

(1) Helmholtz, ITanrfèüc/i der physiologischen Oplik, p. 891.

(2) Helmholtz, Vorîràge und Reden, p. 348. ^

Page 1