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CHAPITRE XVI

a, b et ç les premières représentations qui nousontpara avoir quelque rapport avec lui, et /, m et n les derniers détails qui finissent par l’évoquer. Chacune de ces lettres est enfermée dans un cercle qui représente son processus cérébral essentiel. L’activité de Z se réduit d’abord à une pure tension ; mais, peu à peu, a, 6, c s’irradient dans /, m, n, et tous ces processus éveillés finissent, comme l’indiquent les flèches, par

sommer leurs énergies et les précipiter en Z,. leur commun associé, qu’ils mettent alors en pleine activité.

Venons-en maintenant aux problèmes qui consistent à chercher des moyens inconnus destinés à réaliser une fin clairement connue. Le même diagramme peut encore nous servir : a, 6, c représentent maintenant la fin, c’est-à-dire ici le point de départ des irradiations de suggestions. La volonté ne fait toujours qu’écarter les suggestions sans valeur et fixer son attention sur les autres, celles que représentent /, m, n, et qui, toujours par voie de sommation, arrivent à se décharger toutes ensemble en Z ; à l’excitation physiologique de Z correspond dans la conscience la solution du problème. La seule différence entre ce dernier cas et le précédent, c’est que Z peut être

l’association

parfaitement inerte au début des recherches, et ne pas présenter cette sous-excitation qui guidait l’esprit à la recherche du souvenir oublié. Z est purement problématique, c’est-à-dire que nous ne connaissons de lui que ses relations : nous savons d’avance qu’il s’agit d’une cause, ou d’un effet, ou d’un attribut, ou d’un moyen, etc. Bref, nous avons des connaissances sur lui, mais nous ne le connaissons pas. Et quand nous le reconnaissons parmi les objets évoqués pour celui que nous cherchons, ce n’est pas lui à vrai dire que nous reconnaissons, mais bien les relations qu’il supporte, et qui sont précisément celles que nous avions préalablement dans l’esprit. Ce jugement d’identification, du reste, est généralement assez lent à se produire. Tout le monde sait qu’on peut avoir quelque temps un objet présent à l’esprit sans percevoir ses relations avec d’autres objets, et qu’inversement on peut avoir conscience de relations bien avant que leur objet soit donné lui-même.

Qu’il s’agisse de résoudre les énigmes proposées par les journaux, ou qu’il s’agisse de deviner et saisir toute la politique d’un empire, la méthode ne change pas : il faut toujours abandonner au jeu des lois cérébrales le soin de nous fournir spontanément les idées justes ; le rôle de l’esprit consiste à les reconnaître à mesure qu’elles lui sont présentées.

Il n’entre pas dans mon dessein d analyser ici en détail les différentes espèces d’investigation mentale. La recherche scientifique est peut-être de toutes la plus intéressante et la plus instructive. Elle a pour point de départ soit un fait dont il faut découvrir la raison, soit une hypothèse dont il faut découvrir la preuve ; dans l’un et l’autre cas, le savant pense et repense sans cesse ses données jusqu’à ce que, à force de provoquer en son esprit associations sur associations, associations d’habitude sur associations

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