CONSCIENCE ET MOUVEMENT
Tout état de conscieuGe a quelque répercussion dans Forganisme. — Les derniers chapitres ont retenu le lecteur dans la jungle des processus purement intérieurs. J’espère néanmoins que cette psychologie introspective ne lui a pas fait oublier la psycho-physiologie des chapitres antérieurs ; il n’a pas dû perdre de vue que tous ces états internes aboutissent, en tin de compte, à provoquer quelque phénomène organique, que détermine un courant efférent venu des centres. Il convient de se rappeler que le système nerveux, en son ensemble, n’est qu’une machine à transformer des excitations en réactions. Cette transformation se fait grâce à une suite d’opérations, dont ni les premières ni les dernières ne sont immédiatement liées à la vie intellectuelle ; celles-là seules le sont qui s’accomplissent dans les centres cérébraux, c’est-à-dire les opérations situées entre les premières et les dernières. Ce sont les dernières que nous allons maintenant étudier, avec les réactions musculaires qu’elles produisent dans le corps, et les réactions psychiques que ces réactions musculaires entraînent dans la conscience.
Que nous le remarquions ou que nous ne le remarquions pas , toute excitation affectant les nerfs