CHAPITRE XXVI
LA VOLONTÉ
Les actes volontaires. — Tout le monde sait par expérience ce que c’est qu’un désir, un souhait, une volition ; à définir ces états de conscience on ne les rendrait pas plus clairs. Nous désirons sentir, avoir, faire, ce qu’au moment même nous ne sentons pas, n’avons pas, ne faisons pas. Ajoutez au désir un sentiment de son accomplissement impossible, et vous avez un souhait, un sentiment de son accomplissement possible, et vous avez une volition. La volition est effective ; nous sentons, nous avons, nous faisons réellement ce que nous avons vraiment voulu sentir, avoir et faire, soit immédiatement après l’avoir voulu, soit quelque temps après, quand il y a quelques mouvements préliminaires à accomplir pour atteindre la fin voulue.
Seule la volonté de « faire » se réalise immédiatement, parce que seuls les mouvements du corps suivent immédiatement la volition ; tandis que toute volonté de « sentir » ou d’ « avoir » nécessite, avant de se réaliser, l’accomplissement de mouvements préliminaires. Ceci est assez connu de tous pour que je n’y insiste pas. Posons donc au début de cette étude ce principe que les mouvements de notre corps sont les seuls effets extérieurs directs de la volition. Reste