‹ Précis de sociologieChapitre 117 sur 124 · SOPHIE MORALE ET DE LA PHILOSOPHIE SOCÎALB · texte numérisé non relu

SOPHIE MORALE ET DE LA PHILOSOPHIE SOCÎALB

n est un fait que Ton peut considérer comme une preuve de la stabilité de Tintellect humain : c'est que, dans des domaines oiiil ne s'agit point d'inventions et de découvertes de forces naturelles, ~ tel le domaine des philosophies

morale et sociale^ — non seulement on ne remarque aucune trace de progrès, mais que, depuis des milliers d'années, dans le dernier surtout, on ne peut plus rien dire de nouveau. A explorer tout le domaine philosophique, social et moral, nous acquérons cette conviction : nous avons déjà vu cela, on n'invente plus rien de nouveau. Pour la vertu et les mœurs, le bonheur humain et les choses sociales, nous ne sommes pas plus avancés que les peuples les plus anciens de l'antiquité; au contraire, nous constatons souvent qu'à maints égards nous sommes en arrière d'eux. Bien que, à diverses époques et chez des peuples très différents, quelque législateur et quelque fondateur de religion aient prêché l'amour du prochain, nous nous compor^ tons avec nos amis et compagnons tout autrement qu'avec les étrangers ; c'est ce qui a eu lieu de tout temps. Combattre et m&ter l'étranger, c'est de la vertu ; trahir le compatriote,

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