LBS TROIS CLASSES OB PHÉNOMÈNES
Ions d une loi de ces phénomèaes. Cette métaphore nous donne une expression facile à saisir, une formule simple (1).
Nous avons à nous demander si Ton peut établir des lois de ce genre pour les phénomènes sociaux ou, en d'autres termes, sll y a des lois sociales. Nous ne pourrons que répondre affirmativement ft cette question, si sur le terrain social nous rencontrons des uniformités qui, soit dans la succession, soit dans la coexistence des phénomènes, se reproduisent toujours, de sorte que nous puissions les attribuer à une volonté supérieure fictive, à une «c loi comme nous faisons pour les uniformités qui se reproduisent sur le terrain physique. C'est précisément ce qui a lien pour les phénomènes sociaux. La façon dont se comportent les groupes sociaux les uns vis-à*vis des autres, la formation des communautés sociales, le développement et l'amoindrissement de ces communautés nous présentent incontestablement une série d'uniformités de ce genre. Nous pouvons donc nous proposer, dans nos investigations sur le terrain social, de trouver les formules les plus simples de ces uniformités : de trouver les lois sociales.
La chose est tellement claire et tellement simple par eUe^ même que, si die était connue partout, il serait superflu de s attarder sur ce point. Par malheur, il n'en est pas ainsi ; il y a des personnes qui ne veulent pas entendre parler de lois sociales : de lois naturelles concernant le développement social. La cause de cette opposition est le souci de maintenir « le libre arbitre » humain : admettre des lois naturelles du développement' social ne pourrait se faire, on le craint du moins, sans condanmer la liberté du Vouloir humain.