‹ Précis de sociologieChapitre 34 sur 124 · flOLDEE · texte numérisé non relu

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HôideTf un de ces craniologisies qui, inlluencés par des motifs nationaux, se font un point d'honneur de soutenir l'unité et la <c pureté » de leur propre, souche, défend r « unité de race >» des Germains : il est cependant forcé de confesser le fait indéniable de la diversité dans cette « unité de race » ; mais son aveu prend une forme spéciale : Hôlder concède qu'il y a cinq types dans la « souche germanique ». Tout ce que cela prouve, c'est que Holder trouve aujotird /iui cinq types particuliers sur ses exemplaires, mais cela n'exclut pas la possibilité, pour un autre savant, de trouver encore d 'autres types; cela n'exclut pas davantage la possibilité de l'existence d'un nombre de types plus considérable à une époque bien antérieure (i). — Pour la

(I) Pmir la seienee sociale, il peut rester indifférent qae des craniologistes

comme Kollmann concluent, avec le darwinisme et sa prétendue unité généalogique, un compromis d'après lequel celte première période de divergence et de ditléreucialiou par rapport a la <• souche commuue » se serait a dé> roulée antérieurement & Tépoqua glaciaire ». La science sociale peut sa contenter des fûts reconnus pour la période qui commence au déluge et partir

8UB8TRÀTA DBS LOIS SOCIALBS.

Suisse « Hiss et Riitimeyer ont démontré, avec tout l'appareil d'une méthode scientifique rigoureuse, que, depuis la période df's constructions sur pilotis nos jours, trois

races diilérentes au moins ont vécu en Suisse et que leurs descendants s'y trouvent encore aujourd'hui (1} ».

Pour les indigènes de l'Amérique, on peut constater une différence « anthropologique » (c'est l'expression de Kollmann) analogue à celle que, pour la population de rEurope. on peut retrouver jusqu'aux temps primitifs.

« Autrefois on croyait qu'une race unique était répandue sur tout le continent, depuis le cap Horn jusqu'aux grands lacs du Nord. Plus tard Andràas Netzius a apporté des faits décisifs contre l'opinion de l'homogénéité. Il a prouvé qu'on trouve en Amérique deux races : l'une, à l'Ouest, brachycéphale, l'autre, à l'Est, dolicocéphale. Virchow a adopté cette opinion. Il pense qu'au point de vue de l'anthropologie classifiante les preuves forcent à conclure qu'il n'y a pas unité de race dans la population autochtone de l'Amérique. » — Les recherches de Kollmann lui-môme sur les crânes américains ont donné le résultat suivant : les diverses longueurs de crânes, depuis celles qui constituent la dolichocéphaiie extrême jusqu'à celles qui forment l'extrême bracbycéphalie, en passant par toutes les longueurs intermédiaires, sont répandues sur tout le continent américain. Dans la moitié Nord comme dans la la moitié Sud du continent, la population autochtone est composée des mômes races. 11 n'y a que les proportions... qui diffèrent... On ne peut donc parier que de races d hommes américaines...

« J'ajouterai immédiatement qu'il n'y a même pas d'espoir de trouver l'unité de race dans de petites régions, soit du

d« là; elle abandoDoe volontiers les hypothèses sur la période préglaciaire aux défenseurs d'une thèse qui preod le manteau du darwinisaie... poor sauver « la souche comoiuue ».

(1) Voir KoLuiAim, « tHe Auloehionen Amerikat • dans la revue ZeUiekrifi

fiir Anthropologie, 1881. Voir aussi : < Die slatistischen Erhehunqen ûbêrdit Parbe der Aiigm nnd Haare in den Schulen der Schweiz », 1881 ; " Cranhlogùche Grâlterfunde in der Schweii », 1883 ; « Ueber den WerUi pilfukoider Forme» und die WIrkwtg <to* CorrekUUm auf dm Gesiehiischadel dtr JtfetiêehM », I88S.

Nord, soit du Sud, où l'on rencontrerait des tribus isolées

ne se composant quededolicoc jihalesou debrachycéphales. Les peuples de Monnd-huiUlfrs et de Cliff-dwellers se composaient déjà des mêmes races qui se rencontrenl plus tard. »

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