‹ Précis de sociologieChapitre 44 sur 124 · COMMLiNALTÉ hL6 1 tM.Mt · texte numérisé non relu

COMMLiNALTÉ hL6 1 tM.Mt

Après le besoin d*apaiser la faim et la soif, qui pour se

satisfaire provo>[ue une s>érie d'actes des hommes de la horde, dirige et pousse ces individus, le besoin de satisfaire l'instinct sexuel est certainement le facteur le plus puissant de la vie des hommes dons les hordes primitives.

Représentons-nous les hommes de ces hordes cherchant à satisfaire ce penchant : ils s'unissent tanl6t à l'un, tantôt & Tautre des individus féminins de la horde, selon les hasards de la rencontre ou selon la prédominance momentanée de rattraclion. C'est du reble ce qui se passe encore aujourd'hui chez les peuples à l'état de nature. Telle est la forme la plus primitive des relations sexuelles; en d'autres termes, c'est la communauté des femmes (i).

(1) Pour les preuves et les exemples historiques de la communauM des femmes, voir Potr. GuehltehtsgenotMnêehafi der Vrzeit, pages 16 et suivantes. Voir aupsi dans ce ni^me ouvrage la hililin^rrnphic autéripure sur re sujet. — D'autre part, nous devons le meiiliouucr, la théorie de la promis* cuité D d pas été admise par M. Édouard Westermarck, le savant professeur

48t ÉLÉIIBNT8 fiOaAUX ET LEURS COMBIITAISONS.

Une conséquence nécessaire de celle communauté, c'est le manque de tout lien de parenté entre les hommes et leurs -enfants. £n d'autres termes, dans le système de la commu- «iiauté des femmes, il n'y a pas de pères^ puisque les pères «ont généralement inconnus. Il ne reste donc que le fait de 'ta maternité comme unique lien de parenté directe, — •celle-ci étant opposée à la parenté générale» qui réunit toutes les personnes faisant partie de la horde. Dans le système primitif de la communauté des femmes, il ne peut donc y avoir d'autre famille que la famille maternelle, c'est •à dire l'évidente appartenance des enfants à leur mère et Tautorité en résultant de la mère sur ses enfants ainsi que -sur sa « famille », par conséquent la gynécocratie et le Mlroit maternel.

Celle constitution familiale des temps primitifs était déjà disparue en p:rande partie à l'aurore des temps historiques. N^^anmoins elle survécul longtemps dans les souvenirs et ■dans les traditions: c'est ce que prouvent, indépendamment •des nombreux vestiges notés par les auteurs déjà cités, les récits tendancieux que Ton a composés, sous l'influence 4u système contraire, pour établir et justifier la position <eubordonnée de la femme.

Au nombre de ces récits tendancieux nous mettons en première ligne celui qui nous a été conservé par la Bible et •<i après lequel i.i femme serait une création secondaire de Dieu : elle aurait été formée au moyen d'une cùte de l*homme, ce qui justifierait la domiaation de celui-ci.

C'est là probablement l'un des plus anciens exemples prouvant qu'une domination de fait n'est jamais embarras* •âée pour établir son «c droit ».

Les femmes, après s'être vu enlever la domination, eurent encore à accepter, des théoriciens (professeurs de droit politique!) du nouvel ordre social, Thistoire susdite et à admettre qu'elles provenaient d'une misérable côte d'homme. Après le dommage, la raillerie! De même, iplus tard, on donna pour ancêtre aux classes subjuguées et

fialandais à qui l'ou doit un ouvrage très remarquable sar rorigioe du ma- «riag« dans Fespèce humaine.

Là RORDI PRIMITIVB. {8S

dominées un descendant inférieur de Noé, tandis qu'on faisait descendre les classes dominatrices... du premier-né de ce môme patriarche. Voilà bien les habiletés généalogitpies et les mensonges tendancieux des historiens 1

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