‹ Précis de technique histologique et embryologiqueChapitre 14 sur 133 · S T R LT M E N T S E T I! E A C T 1 F S · texte numérisé non relu

S T R LT M E N T S E T I! E A C T 1 F S

en France par Dumaige, consiste essentiellement en un bâti de Ion te supportant une sorte de levier oscillant autour d'un axe horizontal et portant à l’une de ses extrémités la pièce à couper, tandis que l'autre extrémité est reliée par une cordelette à une manette qui met en mouvement l’appareil, l/axe autour duquel oscille ce levier est supporté sur une pièce

mobile en relation par une vis verticale avec une roue dentée placée sur la base du bâti. A chaque oscillation du levier cette roue est mue, d'une longueur variable, suivant le nombre de dents passées par un petit déclic disposé à cet effet, et que l’on peut régler de façon à ce qu’il fasse avancer la roue d'une ou de plusieurs dents à la fois, suivant que l'on veut faire des coupes très fines ou plus épaisses. Lavis fixée à la roue dentée Iransmet son mouvement au support qui est construit de telle manière qu'à chaque impulsion reçue de la vis, il fait avancer la pièce d une quantité déterminée au-devant du rasoir. Ce dernier est placé perpendiculairement au levier sur deux pièces

I \ S T R U M E N T S. MA T E R I A fi X 1) K T C I ) K

de Fou Le dans lesquelles il est fixé par des vis de pression. On peut employer ici les rasoirs ordinaires, il n’est pas besoin d'un modèle spécial.

Le bloc de paraffine est (ixé sur un support placé à l’extrémité antérieure du levier et capable d’effectuer des mouvements dans les trois directions de l’espace, afin de permettre une orientation parfaite de la pièce.

Pour se servir de ce microtome, leschoses étanten place, on tire à soi delà main droite la manette moteur. Dans ce mouvement l'extrémité antérieure du levier s’élève, en même temps que la pièce est poussée en avant d'une quantité déterminée. On lâche le bouton et le levier sollicité par un ressort s'abaisse brusquement, tandis qu'une coupe se fait. On recommence et une nouvelle coupe s’ajoute à la précédente. Lorsque le support de l'axe est arrivé au sommet de la vis, on le ramène à sa partie inférieure et on avance le support de la pièce, ramené en arrière par ce mouvement, d'une quantité suffisante pour que la surface de section affleure de nouveau le rasoir.

Si, pour tailler les faces du bloc de paraffine, par exemple, ou pour tout autre motif, on a besoin de maintenir en l’air l’extrémité antérieure du levier, on fixe la manette à un petit crochet placé près du point où elle arrive à l’extrémité de sa course, et qui maintient le levier élevé.

Ce microtome très pratique ne permet guère de faire que des coupes assez petites, ne dépassant pas 1 centimètre carré de surface et qui ont l'inconvénient d’être un peu courbes.

b. Microtome de Minot. — Dans ce microtome , comme dans le précédent, la pièce vient se présenter elle-même au rasoir porté horizontalement sur deux pièces métalliques où il est fixé par des vis. Le support du rasoir peut du reste avancer ou reculer sur une coulisse creusée dans la base du microtome et qui permet des mouvements étendus de déplacement. Le bloc de paraffine est collé sur un plateau métallique qui se place sur un support mobile dans les trois directions, et qui est rattaché lui-même à une lourde pièce métallique se mouvant verticalement le long d’une rainure pratiquée à cet effet. Cette pièce est mise en mouvement par une roue munie d’une mani-

i X S T H U M E X T S ET R K A G T I F S

velle qui permet de l’élever à une certaine hauteur de laquelle elle retombe par son propre poids, tandis que le bloc de paraffine est présenté au rasoir qui y fait une coupe.

En arrière de la pièce en question se trouve une roue horizontale portant divers numéros, de 1 à 6. Cette roue présente à sa face inférieure de petits buttoirs en fer plus ou moins longs

Fig. 16.

Microtome de Minot.

suivant qu'ils répondent à un chiffre plus élevé de la roue. Dans le mouvement d’élévation de la pièce, l’un de ces buttoirs, choisi à volonté, est heurté par un ressort qui met en mouvement un déclic prenant de 1 à 6 dents d’une roue dentée, suivant le chiffre inscrit sur le buttoir, et fait avancer d’une certaine longueur une vis micrométrique lixée à la roue, et qui transmet son mouvement à la pièce. Cette dernière avance donc d’une manière régulière au-devant du rasoir qui la sectionne. Lorsque la vis micrométrique est au bout de sa course, on la ramène en arrière, puis on avance le bloc de paraffine

INSTRUMENTS. MATÉRIAUX I)’ ÉTUDE

pour le faire de nouveau affleurer le rasoir, ou bien on déplace le support de ce dernier de la quantité nécessaire.

Pour changer le buttoir, il faut toujours mouvoir la roue numérotée dans le sens de progression des chiffres, de 5 a G par exemple, mais jamais de 6 à o, car on risquerait de détériorer le ressort qui lixe la roue au point correspondant à la division désirée.

Le microtome de Minot permet de faire de très grandes coupes, ayant jusqu’à 30 millimètres carrés de surface, et qui sont parfaitement planes.

§ 2. — Instruments divers

1° Etuves et instruments nécessaires à l’inclusion dans la paraffine. — Pour fondre la paraffine , on peut se servir d’une étuve petit modèle telle que celle représentée figure 17. Mais il est préférable d’avoir deux étuves semblables, l’une réglée à la température de 45", l’autre à celle de 58 à 60°. Dans la première on met les vases contenant la paraffine molle, dans la seconde ceux qui renferment la paraffine dure qui fond à une température plus élevée. Si l’on ne possède qu’une seule étuve, on peut cependant en tirer parti de la manière suivante : A l'aide d'une petite flamme de gaz, on la maintient à la température de 35 à 40° qu’elle doit avoir en tout temps; puis à certains moments on fait monter sa température au degré voulu en ajoutant un second bec de gaz à celui qui .brûle constamment sous elle ; avec un peu de surveillance on peut très bien obtenir de cette étuve des températures données pendant le nombre d’heures nécessaire. Il est certain que, dans de telles conditions de manipulation, la régulation ne peut plus être exacte et qu’il ne faudrait pas trop compter sur elle, toutefois il ne s’agit pas ici d’une étuve à température absolumentfixe, mais simplement d’un instrument qui offre toujours une température voisine de 35 à 40° que l’on peut élever à volonté, sans perte de temps, et qui a en outre l’avantage de conserver pendant plusieurs heures un degré de cha-

INSTRUMENTS ET RE ACTIFS

leur donné. Il va sans dire que dans cet emploi peu normal de I ’étuve, il est bon d’avoir souvent les yeux sur son thermomètre.

On fait] fondre la paraffine dans des récipients en métal, munis d’un manche et d’un bec par lequel on fera couler la

Etuve de Gay-Lussac.

paraffine fondue dans le moule au moment de l'inclusion. Il est bon d’avoir au moins deux de ces récipients, l’un consacré à la paraffine dure, l’autre à la paraffine molle. Lorsqu'on veut inclure une pièce, il ne faut pas la mettre dans les récipients qui ne doivent jamais renfermer que de la paraffine absolument pure, mais la placer dans une petite boîte de verre, ou dans une petite cuvette métallique dans laquelle sera versé le bain de paraffine destiné à cette pièce , et qui ne

devra pas être reporté ultérieurement dans la paraffine pure qu’il pourrait altérer, parce qu’il renferme toujours une certaine quantité du liquide, essence ou xylol, qui a servi à imbiber la pièce.

Le moule dans lequel on coule la paraffine est décrit à propos des inclusions dans cette substance.

2° Instruments pour injections. — On emploie fréquemment en histologie des injections interstitielles et des injections

intravasculaires. Il faut posséder les instruments nécessaires pour ces deux modes d’injections. Pour les injections interstitielles on se sert des seringues à canule piquante employées pour les injections hypodermiques. Il faut une seringue de la capacité de 20 centimètres cubes au moins, munie de canules en platine iridié inattaquables par les liquides d'injection. Les seringues stérilisa-

Fig. 18.

Seringue à injections.

Fig. 19.

Canules pour la seringue précédente.

blés et démontables (seringues de Roux, de Straus), employées en bactériologie, peuvent très bien être utilisées. Il importe de laver soigneusement l’appareil après s’en être servi, de bien nettoyer les aiguilles et de les munir de leur (il d’argent qui

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