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objectif plus fort, il faut absolument la recouvrir d'une lamelle pour éviter que la lentille frontale de l'objectif ne vienne en contact direct avec la préparation. On étudiera de cette manière la queue des têtards de grenouille, les branchies des larves de triton, etc. Pour la facilité de l’étude on peut immobiliser ces êtres en faisant dissoudre dans l’eau où ils vivent
un peu de curare, dans la proportion de 1 pour 1000. Au bout de quelque temps les têtards sont curarisés ; s'ils ne l'étaient pas, on les amènerait à cet état en les piquant très légèrement avec une aiguille, ce qui favoriserait la pénétration du poison.
Ce genre d’examen permet de faire une foule d'observations importantes.
2° Examen des éléments anatomiques dans leur propre plasma ou dans un sérum. — Lorsqu’on peut examiner les éléments dans leur propre plasma, il est clair que l'observation prend une grande importance, puisqu'elle est faite sur un objet placé dans des conditions aussi rapprochées que possible de celles qui existent pendant la vie. Haxvier donne l’exemple suivant, qui peut servir de règle à ce genre d’études et que nous citons presque textuellement. Sur du cartilage tout à fait frais on fait avec le rasoir sec une coupe mince que l'on porte rapidement sur une lame, on recouvre d’une lamelle dont on lute les bords avec de la paraffine fondue (voy. p. 199). L’évaporation est empêchée par la bordure de paraffine, et le cartilage se trouve plongé dans son propre plasma. Tout cartilage frais contient en etfet assez de liquide pour que la coupe disposée comme il vient d’être dit soit en réalité dans un milieu humide. Ou reconnaît que la préparation est réussie lorsque le tissu présente une teinte bleuâtre; s’il paraît blanc, c’est que de l’air s'est interposé entre la coupe et la lamelle, et cet air s’opposerait par les jeux de lumière auxquels il donne lieu à une bonne observation; il faut donc rechercher les quelques points bleuâtres qui se trouvent toujours du reste dans la préparation. L’examen d'un tissu dans son propre plasma ne peut pas être prolongé
EXAMEN IMMEDIAT
longtemps, parce que les cellules, placées en dehors de l’apport constant de matériaux nutritifs qui est de règle pendant la vie, ne tardent pas à mourir, mais il donne des résultats d'une telle importance qu’on doit le pratiquer toutes les fois qu'on le peut.
Pour qu’un tel examen soit fait dans des conditions aussi parfaites que possible, on doit, lorsqu’il s’agit d’animaux à température constante, se servir de la platine chauffante. Ainsi, pour examiner les globules lymphatiques des mammifères, on recueille de la lymphe qu’on place sur une lame ou mieux sur une cellule que l’on porte ensuite sur la platine chauffante. On observe ainsi leurs mouvements amiboïdes. Cependant Hanvi eu a pu constater ces mouvements dans de la lymphe de lapin observée sans platine chauffante, et conservée dans une chambre humide, à la température de 15°. J’ai fait la même observation sur des leucocytes du sang de chien après injection intra-vasculaire de peptones, qui, en empêchant la coagulation du sang, permettent aux éléments de ce dernier, retiré des vaisseaux, de se distribuer en strates parmi lesquels les globules blancs forment le strate moyen, où il est facile de les recueillir.
On a déjà vu pour quelles raisons les éléments anatomiques enlevés à un être vivant doivent être observés dans un liquide approprié, sérum ou liquide indifférent, mais pour bien fixer les idées à ce sujet nous citerons encore les observations suivantes : si l’on place des globules rouges du sang dans une goutte d’eau, on voit d’abord leur teinte pâlir, puis ils deviennent absolument transparents parce que l’hémoglobine qu’ils contenaient s’est dissoute dans l’eau; en même temps leur forme s’est moditiée, ils se sont gonllés, et de biconcaves qu'ils étaient ils sont devenus sphériques.
D'un autre côté, enlevons le fémur d’une grenouille que l’on vient de tuer, et dans le cartilage qui recouvre la tête de cet os faisons quelques coupes minces, puis mettons-les dans l’eau; les cellules cartilagineuses qui remplissaient tout d’abord toute la cavité de la substance fondamentale dans laquelle elles r-mit logées se rétractent, prennent une forme étoilée