crique dans l'eau distillée. 80 cent, cubes
Solution A. ’ , ^ ,
I Sol. aq. d acide osmique a
Cette solution peut être conservée pendant quelque temps, à l'abri de la lumière. Lorsqu’on veut faire l’imprégnation, on y ajoute, au moment cle s’en servir, le nitrate dans les proportions suivantes :
Solution A 4 parties
Nitrate d'argent à 1 p. 100 1 —
Ce mélange, que l'on peut appeler le liquide de Renaut , est un excellent fixateur et imprègne très bien. On peut d’ailleurs faire varier les proportions d’acide osmique et de nifrate d'argent; ainsi on peut employer le mélange suivant :
. . . \ Sol. aq. saturée d’acide picrique 60 cent, cubes
‘ 0 11 lori 1 * \ Sol. aq. à 1 p. 100 d’acide osmique. 33
puis
Solution A 3 parties
Nitrate d’argent à 1 p. 100 . 1 —
Dans ce dernier mélange l’acide osmique entre pour un tiers dans la solution A, le nitrate d’argent pour un quart dans la solution totale, tandis que dans le premier mélange indiqué, l’acide osmique entrait pour un cinquième dans la solution A, le nitrate d’argent pour un cinquième dans la solution définitive.
Chacun choisira, d'après sa propre expérience, le titre de solution qui conviendra le mieux, mais nous pouvons recommander celui qui a été indiqué en première ligne.
Les mélanges picro-osmio-argentiques sont généralement employés en injections interstitielles dans les tissus. On main-
lient rinjection pendant une ou deux minutes, puis on porte le fragment injecté dans l’alcool à 90° qui achève la fixation.
Il s'agit ensuite de faire disparaître la teinte jaune due à l'acide picrique. Pour cela on peut laver l’objet dans de l'alcool à 70°, plusieurs fois renouvelé, et qui dissout mieux l'acide picrique que l'alcool à un degré supérieur. Enfin on fait les coupes, soit sans autre durcissement que celui donné par l'alcool, soit après inclusion au collodion ou à la paraffine.
2° Méthode de Golgi. — Une des plus importantes applications du nitrate d’argent aux recherches histologiques est celle qui a été imaginée il y a une vingtaine d’années par Golgi. Cet auteur remarqua que si l'on traite par un bain de nitrate d'argent des fragments du système nerveux central durcis dans le liquide de Millier ou dans le bichromate de potasse, il se forme sur certaines cellules un précipité noir ou noir rougeâtre de ohromate d’argent, qui donne à la cellule et à ses prolongements une teinte noire tranchant vivement sur le fond jaunâtre de la préparation. C’est ce que Golgi appela la réaction noire. Lorsque le corps protoplasmique n’est pas très épais, le noyau se montre avec une couleur brun clair.
Cette réaction est extrêmement précieuse ; en marquant d’une manière nette les cellules nerveuses et leurs ramifications, elle a fourni des données inappréciables sur la structure des centres nerveux, et a pour ainsi dire renouvelé toutes nos connaissances sur leur anatomie. Il importe donc de bien la connaître.
Golgi traitait d’abord les pièces par un séjour prolongé dans le bichromate de potasse. Ramox y C\jal, en ajoutant à ce dernier une certaine quantité d'acide osmique, a permis de réduire considérablement la durée de ce premier temps de la méthode ( méthode rapide). Voici comment on procède. Des fragments de centres nerveux frais sont portés dans le mélange de IL y Cajal, composé comme suit :
Sol. aq. de bichromate de potasse à 3 p. 100 100 cent, cubes Acide osmique à 1 p. 100 30 à 35 —
Cajal avait proposé antérieurement la formule suivante que
118 MÉTHODES GÉNÉRALES
l’on trouve indiquée dans beaucoup de livres et que nous répétons ici :
Bichromate de potasse à 3 p. 100. . . 4 volumes
Acide osmique à 1 p. 100 1 —
Il faut au moins 10 centimètres cubes du liquide de Cajal
pour une pièce mesurant 4 millimètres de côté. Le flacon renfermant la pièce est maintenu à la température de 20 à 25°,' et on y laisse séjourner les pièces un temps variable suivant
TL
Fig. 44.
Méthode de Golgi (cellule des hémisphères cérébraux
de la grenouille).
noyau marqué par une teinte brun clair. — d, dendrites. — ry, cylindraxe.
Stiassnie, ocul. 2, object. 6.
que l’on désire imprégner les cellules névrogliques, les cellules nerveuses ou les fines libres nerveuses collatérales.
Voici, d’après Stohr, un tableau indiquant la durée du séjour dans chacun de ces cas : il faut