‹ Précis de technique histologique et embryologiqueChapitre 32 sur 133 · les fibres collatérales · texte numérisé non relu

les fibres collatérales

Lorsqu'on juge suffisant le séjour de la pièce dans le mélange osmio-bichromique, on la retire, on la lave pendant quelques secondes à l'eau distillée et on l’essuie rapidement avec un papier filtre pour enlever l'excès de bichromate dont elle est imprégnée, mais il faut avoir soin de ne pas trop la presser entre les doigts.

On la porte alors dans une solution de nitrate d’argent à 0,75 p. 100. Il se fait, tant sur la pièce elle-même que dans le liquide, un abondant précipité noir rougeâtre de chromate d’argent. Il n’y a pas lieu de s’en préoccuper ; on place le vase renfermant le bain de nitrate à l’obscurité et à la température du laboratoire. Il n’est pas besoin de le maintenir à un degré déterminé de chaleur, comme c’était le cas pour le bain osmiobicbromique.

Les pièces peuvent être ainsi conservées dans le nitrate d’argent à l'obscurité pendant plusieurs jours et même pendant plus d’un mois, mais en général la réduction est opérée au bout de trente-six heures.

Au bout de ce temps on retire un fragment, on le passe pendant une demi-heure environ dans l’alcool à 90° qui le déshydrate et dissout l’excès du nitrate d’argent, puis on y fait à main levée des coupes d’essai, pour voir si la réaction est réussie. Dans ce cas on fait des coupes régulières suivant les procédés indiqués plus loin (voy. ch. m, Coupes , puis la partie spéciale de cette technique, Tissu nerveux). Si au contraire la réduction n’est pas faite, on peut recourir à la double irnpréy nation (Cajal), c’est-à-dire que les fragments retirés du bain de nitrate d’argent et rapidement essuyés avec du papier à filtre sont portés de nouveau dans une quantité suffisante du liquide

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