FIXATION
acides faibles ont en effet cette propriété — . On les lave ensuite rapidement à l'eau distillée et on les place pendant dix, vingt, trente minutes ou même une heure dans la solution à 1 p. 100 de chlorure d'or. On les retire de cette dernière et on les lave de nouveau à l’eau distillée pour enlever 1 excès du
Fig. 43
Imprégnation au chlorure d’or (plaque motrice des muscles intercostaux du lézard gris).
Stia&snie, ocul. 2, object. 5.
sel non fixé sur le tissu, puis on les porte dans un flacon contenant de l’eau distillée, acéti fiée par 4 gouttes d'acide acétique cristallisable pour 100 grammes d’eau, ou mieux dans une solution d’acide formique au quart. On laisse le flacon à la lumière diffuse. Au bout de vingt-quatre à quarante-huit heures la réduction est opérée, ce que l’on reconnaît à la teinte violette du fragment. O11 passe ce dernier dans l’alcool à 90° qui achève la Fixation, et on fait ensuite les préparations
METHODES GENE IULES
définiti ves soit par dissociation, soit par coupes, ainsi qu’on le verra plus loin.
La réduction du sel -d’or s’opère d’une manière très irrégulière, et il n’est pas rare de voir à côté de fragments bien réussis, d’autres, du même organe, traités simultanément de la même façon et qui ne présentent pas trace de réduction. Il ne faut donc pas se décourager et recommencer souvent l’opération pour être sûr d’avoir quelques résultats.
Peut-être est-ce à cause de l'insuccès fréquent de cette méthode que le chlorure d'or cède peu à peu le terrain devant les injections vitales de bleu de méthylène (voy. plus loin) et devant la méthode de ( iolgi, qui répondent à peu près aux mêmes indications que lui.
§ 11. — Dissociation
La dissociation est une méthode fort employée en histologie et qui consiste à séparer les uns des autres, par des moyens mécaniques (tractions à l'aide d'aiguilles, etc.), les éléments anatomiques qui composent un tissu ou un organe. Pour «pie la dissociation puisse se faire sans entraîner la destruction irrémédiable des parties, il faut que celles-ci aient été préalablement fixées. Aussi, sauf une exception dont nous parlerons plus loin (la potasse), tous les réactifs qui servent à préparer la dissociation sont des fixateurs. A la vérité ce sont des fixateurs faibles, des solutions diluées des fixateurs ordinaires, qui paraissent en même temps donner une certaine consistance aux cellules elles-mêmes et dissoudre plus ou moins les substances qui les unissent les unes aux autres, et qui en tout cas facilitent la séparation des cellules. Pour obtenir cet effet, il importe de régler la proportion entre la quantité de liquide dissociateur employé et la grosseur de l’objet. Si l'on met en effet de tout petits fragments d’un tissu dans une quantité considérable de liquide, on les durcira aulieu de les dissocier.
Les principaux liquides dissociateurs sont l’alcool au tiers, le sérum iodé, les solutions chromiques très faibles, la potasse à 40 p. 4 00, l’acide azotique, etc.