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1° Alcool au tiers. — Introduit dans la technique par Ranyier. C’est, un réactif excellent que l’on prépare de la manière suivante : à un volume d’alcool à 90° on ajoute deux volumes d’eau distillée. Il faut mesurer dans des vases distincts les volumes d’eau et d’alcool, car au moment du mélange il y a contraction de la masse, et si l’on faisait le mélange dans une même éprouvette graduée, de façon à obtenir un volume triple du premier volume d’alcool, par exemple, les proportions ne seraient plus les mêmes.
L’alcool au tiers est un excellent dissociateur pour les éléments épithéliaux, les cellules glandulaires, les muscles striés, etc. Des fragments de tissus ou d’organes frais sont placés dans 20 ou 30 fois leur volume d’alcool au tiers, où on les laisse séjourner de vingt-quatre à quarante-huit heures. Au bout de ce temps on les lave à l’eau et on les dissocie aisément avec des aiguilles ou avec le diapason, ainsi qu’il sera dit plus loin. Pour la coloration et le montage des préparations faites par dissociation, voir troisième partie.
2° Sérum iodé. — Le sérum iodé, introduit par Max Schultze, a été très employé comme liquide dissociateur ou même comme liquide indifférent pour l’examen d’éléments frais. On le prépare ainsi : on recueille l’eau de l’amnios d’un embryon de ruminant pris à l’abattoir. La bête d’où provient l’embryon doit être fraîchement tuée et le liquide amniotique doit être parfaitement limpide et d’un jaune citrin. On ajoute au liquide des paillettes d’iode, et on agite le flacon fréquemment, en le retournant de manière à dissoudre parfaitement le métalloïde. On ajoute d’ailleurs de l’iode tant qu’il s’en dissout et on obtient ainsi un sérum fortement iodé qui se conserve bien.
C’est un réactif excellent pour permettre la dissociation des cellules épidermiques, glandulaires, etc.
Voici son mode d’emploi : Mettre un petit fragment (un demi-centimètre cube environ) dans un flacon bien bouché, avec 4 à b centimètres cubes de sérum. L’objet peut être dissocié dès le lendemain, mais si à ce moment il n’a pas encore