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liane après l’orange (acide), le bleu polychrome après le glycerinætliermiscliung.
Par ces traitements consécutifs, la coloration est en quelque sorte ramenée en arrière, en même temps qu’elle se localise et se précise, c'est ce que l'on appelle une coloration régressive.
Les règles générales suivantes peuvent rendre des services pour la coloration des coupes.
iu II faut prendre pour faire les solutions colorantes des matières premières aussi pures que possible et que l'on a éprouvées soi-même. Toutes les fois qu'un produit ne donne pas satisfaction, il faut le rejeter et en faire venir un autre. S’adresser pour cela à des marques connues.
2° Les solutions doivent être faites bien exactement au titre indiqué. Celles qui renferment de l'eau anilinée (safranine , violet de gentiane) ne peuvent servir pendant plus d'un mois. Toutes doivent toujours être conservées à l’abri de la poussière et des moisissures.
3° On doit toujours éviter de metlre une solution colorante à base d'eau au contact d’une coupe imprégnée d'alcool parce qu'il pourrait se former un précipité ; il faut hydrater d’abord la coupe. De même, la coloration une fois faite, il faut laver à beau si la matière colorante est dissoute dans l'eau, à l'alcool si la solution colorante est alcoolique.
4° Les lavages simples à l'eau, ou ceux qui donnent une différenciation (couleurs d’aniline) doivent toujours être faits avec le plus grand soin, jusqu’à ce qu’il ne s’échappe plus de nuages de couleur. Sans cela il y aura des précipités, ou bien des nuages se formeront plus tard dans la préparation et la miteront.
5° Il faut toujours colorer les coupes d’une même pièce par différentes méthodes. Le mieux est d’employer l’hématéine et l’éosine, la coloration de Benda, celle de Flemming et celle au bleu polychrome. Ces colorations se complètent les unes parles autres et donnent d’excellents résultats. On est souvent frappé en opérant ainsi des facilités que cela donne pour 1 analyse histologique, et ces facilités tiennent à de petits détails en
apparence insignifiants, comme les teintes particulières que prennent les tissus, et qui par leur combinaison ou par leur opposition dans ces différentes colorations permettent de trancher des questions difficiles.
$ 9. — Coloration en masse et sous lamelle
Au lieu de colorer des coupes, on peut d'abord colorer la pièce en masse, puis l'inclure et la couper ensuite. Les colorants qui conviennent le mieux pour cet usage sont le carmin aluné et le carmin boracique.
1° Coloration en masse au carmin aluné. — La pièce après fixation à l’alcool, à la liqueur de Kleinenberg, à la liqueur de Müller, au sublimé, est hydratée convenablement après passage dans des alcools de titre décroissant. Lorsqu'elle estbien imbibée d’eau on la porte dans une boîte de verre renfermant du carmin aluné en quantité suffisante pourlarecouvrir. On l’y laisse pendant vingt-quatre heures au moins, puis on la porte dans l’eau. Elle laisse échapper des nuages de carmin et se lave peu à peu. On change l’eau fréquemment, et lorsque la pièce n’abandonne plus du tout de matière colorante, on la retire de l’eau. La coloration est achevée dans toute son épaisseur, et grâce au lavage, le carmin est fixé seulement sur les éléments qu'il doit teindre.
On déshydrate alors la pièce en la passant dans des alcools successifs à 70, 90°, puis dans l’alcool absolu, après quoi on l'inclut à la paraffine en suivant le procédé ordinaire. Les coupes sont étalées sur l'eau chaude, collées sur la lame et séchées. On enlève alors la paraffine par le xylol et si l’on se contente de la coloration donnée par le carmin aluné, on peut mettre du baume sur les coupes imbibées de xylol, recouvrir d’une
lamelle, et la préparation est achevée. La longue série de manipulations exigées pour la coloration est supprimée.
Si l'on veut faire agir, en outre du carmin, un colorant plasmatique, on choisira l’alcool éosiné, et voici comment on l'appliquera. Les coupes une fois débarrassées de la paraffine par