TECHNIQUE A P P T, T Q U É E
heures. Il faut avoir soin de maintenir la grenouille mouillée pendantle temps de l’observation. Celle-ci finie, on doit se hâter de tuer l’animal par destruction de la moelle et du cerveau.
On peut faire la même observation sur une grenouille anesthésiée au chloroforme. On la fixera alors sur la planchette par des épingles traversant ses membres pour le cas où l’anesthésie cesserait et on la tuera de même l’observation finie.
§ 4. — Numération des globules du sang
Pour dénombrer les globules du sang il importe d'abord de diluer ce dernier, parce que le nombre des globules est infiniment trop grand pour pouvoir être compté. Comme diluant on emploie le liquide suivant :
Sulfate de soude non efflorescent 5
Eau distillée 100
Il faut faire une dilution à un titre bien déterminé. Pour cela on emploie le mélangeur de Potain. C’est une sorte de pipette de verre dont la partie effilée contient exactement un centième du volume d'une ampoule qui la surmonte. Deux traits marqués sur le verre indiquent exactement les limites correspondant à ces volumes. A l’aide d’un tube en caoutchouc qui prolonge la pipette en dessus, on fait une légère aspiration et l’on détermine l'ascension du sang (pris sur le doigt après toutes précautions antiseptiques) jusqu’au premier trait. On plonge alors l’extrémité de la pipette dans le sérum et on aspire jusqu’à ce que le liquide atteigne le second trait fait au-dessus de l'ampoule. Agitant alors l’appareil on obtient un mélange bien homogène du sang et du sérum, grâce à une petite boule de verre placée dans l’ampoule, et qui pendant les mouvements brasse le liquide. On a alors une dilution homogène de sang à un centième.
Pour compter les globules qu’elle renferme on en porte une goutte sur un petit appareil très ingénieux, imaginé par Malassez et qui permet d’observer des quantités répondant chacune à
un centième de millimètre cube, dans chacune desquelles il sera facile de compter les globules. Cet appareil consiste en un porte-objet métallique portant en son centre un disque de verre parfaitement plan sur lequel sont tracées des lignes interceptant des rectangles ayant un quart de millimètre de longueur et un cinquième de millimètre de largeur. On place sur ce disque une goutte de sang dilué et on rabat sur elle une lamelle bien plane, maintenue par une armature métallique et qui est retenue par trois pointes faisant saillie sur la surface du porte-objet à une distance fixe et toujours la même de la surface du disque. Cette distance étant de un cinquième de millimètre, le sang dilué contenu dans l'intervalle qui existe entre la lamelle et le disque, et dans chacun des rectangles tracés sur ce dernier correspondra à un volume d’un centième de millimètre cube. Le nombre des globules trouvés dans chacune de ces cases sera donc celui que renferme un centième de millimètre cube de saim
dilué.
On compte aisément les globules qui, plus lourds que le sérum, tombent sur le disque et ne se déplacent plus. Pour faciliter leur numération on a divisé un certain nombre de rectangles en 20 carrés plus petits dans chacun desquels le nombre de globules, forcément réduit, est plus facile à compter.
On fait une série de numérations afin d'avoir une moyenne valable ; lorsqu’on 1 a obtenue, comme les chiffres se rapportent à du
Potain.
sa nu:
dilué, il faut les multiplier par 100 (le taux de la dilution) pour savoir le nombre des globules dans un centième de millimètre cube de sang pur. Enfin comme on a l’habitude d’exprimer le nombre des globules par millimètre cube, il
Fig. 81.
Compte-globules de Malassez.
faudra encore multiplier le nombre obtenu par 100. En somme il suffit d’ajouter quatre zéros à la droite du chiffre de la moyenne pour avoir le nombre total des globules. Supposons que la moyenne trouvée ait été de 550, ajoutons les quatre zéros à la droite et nous voyons que le nombre total des globules contenus dans un millimètre cube de ce sang est de 5.500.000, ce qui est à peu près le nombre ordinaire.