‹ Précis de technique histologique et embryologiqueChapitre 88 sur 133 · T E E II N I (J U E APPLIQUEE · texte numérisé non relu

T E E II N I (J U E APPLIQUEE

tion la plus favorable pour montrer les mouvements des cils. Les cellules épithéliales y forment une bande granuleuse dans laquelle un débutant ne distingue d’abord guère de détails. Cependant les cellules à mucus se détachent sur elle en clair à cause de la réfringence de leur contenu. Les mouvements imprimés par les cils à différents corps llottant dans le milieu additionnel (globules du sang, cellules isolées, poussières) attirent l'attention ; en regardant attentivement un point où ces mouvements se produisent, on ne tardera pas à voir les cils battant rapidement l’eau. Lorsqu'on a vu les cils une fois, on sait très bien les retrouver et on peut les voir même de face, ce qui demande seulement un peu plus d’attention, l'image des cils ne se projetant plus sur le fond clair de la préparation en dehors de la cellule, mais bien sur le fond granuleux de cette dernière.

Les mouvements des cils sont d'abord trop rapides pour pouvoir être analysés, mais au bout de quelque temps ils se ralentissent et on peut mieux les suivre.

Au bout d’un certain temps les mouvements s’arrêtent, les cellules meurent, et on voit alors apparaître leur noyau en clair.

Quelques cellules isolées tourbillonnent sur elles-mêmes entraînées par les mouvements de leurs propres cils.

En dehors de la grenouille, un très bon objet d'étude pour les mouvements des cils est fourni par la branchie des lamellibranches (huîtres, moules, clovisses) dont on observera de petits fragments placés dans l'eau même que renfermait la coquille.

Les petits gastéropodes d’eau douce (lymnées, planorbes, etc.) offrent aussi de beaux exemples de cils vibratiles. On choisira de tout petits exemplaires de ces animaux, on brisera leur coquille et on observera dans l'eau les cils de leur tégument.

4° Méthode de Kolossow pour la démonstration des ponts intercellulaires entre les cellules épithéliales. —

Nous avons déjà vu plus haut, à propos des épithéliums pavimenteux, qu’il existe entre les cellules épithéliales des ponts

TISSU MUS G U h A I R U

protoplasmiques très minces (filaments unitifs de Ranvier) et nous avons indiqué l’épiderme comme un bon objet d’étude pour ce point. Mais ces ponts existent dans nombre d autres cas, par exemple entre les cellules cylindriques de l’intestin. Une bonne méthode pour les mettre en évidence est celle ci-dessous indiquée par Ivolossow : On injecte dans les vaisseaux de la partie que l’on veut préparer une solution salée à 6 p. 100 afin de bien entraîner le sang, puis on y pousse la solution suivante :

Acide osmique à 1/2 p. 100. . 100 cent, cubes

— nitrique à 30 p. 100. . I ou 0CC,50

— acétique I cent, cube

Nitrate de potasse 10 ou 12 grammes

On coupe l’organe injecté en petits morceaux que l'on place pendant seize à vingt-quatre heures dans une solution pure à 1 2 p. 100 d'acide osmique, puis pendant vingt-quatre heures dans une solution de tanin à 10 p. 100 que l’on change jusqu'à ce qu’elle cesse de sortir noire. On lave à l'eau puis à l’alcool à 70° jusqu'à ce que ce dernier ne se colore plus. On déshydrate par l’alcool à 90° et l'alcool absolu et on inclut dans la paraffine. Il n’est pas besoin de colorer les coupes : les cellules ont une teinte suffisante.

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