‹ Précis de technique histologique et embryologiqueChapitre 90 sur 133 · TL · texte numérisé non relu

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gnées au nitrate d’argent. On étudiera soit le mésentère de la grenouille imprégné d'argent, dans lequel on voit toujours des vaisseaux dont l’observation sera plus ou moins facile, soit une portion quelconque de système vasculaire préalablement injecté à l’aide du liquide de Rexaut, comme les vaisseaux de la capsule du rein arrachée et montée dans le baume. Ou voit alors que les fibres cellules sont unies entre elles par une substance intercellulaire qui réduit le nitrate d'argent comme le ciment des endothéliums.

5° Coupes. — On prend un fragment d'intestin grêle du chien ; on le tend sur un cadre de liège avec des épingles et on le fixe par la liqueur de Flemming, ou par tout autre réactif. Après fixation, on durcit à la somme et à l’alcool et on fait des coupes aussi minces que possible que l’on colore par la méthode de Flemming, ou par l’hématéine et l’éosine si le fixateur employé le permet. On voit les libres groupées en faisceaux assez volumineux séparés les uns des autres par de minces lames conjonctives. Sur les coupes passant par le noyau, on voit les cylindres contractiles étroitement serrés autour de celui-ci.

On peut aussi inclure la pièce dans la paraffine, mais il faut savoir que le tissu musculaire est difficilement pénétrable et que l'inclusion se fait mal si l’on n’a pas pris les plus grandes précautions. Après ces inclusions défectueuses les faisceaux musculaires s’écartent les uns des autres par dislocation des

Fig. 90.

Fibres lisses imprégnées par l'azotate d’argent (artériole du mésentère de la grenouille).

contour des cellules musculaires, e, cellules endothéliales. — ip, imprégnation positive d’une cellule endot!iélia*e. Stiassnie, ocul. 2,object. 5.

TISSU MUSCU L A I R E

lames connectives interposées entre eux, et la couche à laquelle ils appartiennent prend un aspect lacunaire. De plus il peut arriver que les libres soient elles-mêmes al térées et présentent leur substance contractile écartée du noyau et non plus accolée à lui.

§2. — Tissu musculaire strié

Le tissu musculaire strié se rencontre à peu d’exceptions près (cœur) dans les organes du mouvement volontaire. Cependant chez les insectes il existe aussi dans les tuniques intestinales. Il est très facile à reconnaître dans une préparation, mais son étude analytique complète est très délicate. Il est formé de longues libres cylindriques présentant une striation transversale nette et que l'on étudiera à l'aide de divers procédés.

1 Examen des fibres musculaires striées sans réactifs.

— Sur un animal qui vient d'être tué on prend quelques fibres musculaires que l’on dissocie rapidement avec des aiguilles dans de l'eau distillée. On recouvre d’une lamelle et on observe. On voit les libres présentant une striation transversale visible mais assez dillicile à analyser. Les bords des libres sont d’abord droits et nets; peu à peu sous l'influence de l'eau on voit se détacher de ces derniers une fine pellicule qui se soulève par places et forme comme des festons le long des fibres : c’est la membrane d'enveloppe, le sarcolemme, qui jusqu’alors étroitetement appliqué à la surface de la fibre, était invisible.

Quelquefois sous l'action des aiguilles la substance contractile des fibres s’est rompue sans que la gaine sarcolemmique subisse le même sort. On voit alors cette dernière former un manchon clair entre les deux parties de la fibre écartées l'une de l’autre.

Si Ton ajoute à la préparation un peu d’acide acétique à 1 p. 100, on voit apparaître le long des fibres de petits espaces ovales clairs, qui répondent aux noyaux.

Ce mode de préparation est insuffisant, parce que les fibres

n'ont pas été lixées ; il importe de le compléter par des préparations nouvelles.

2° Dissociation des fibres musculaires après l’action des réactifs. — La dissociation des libres musculaires s’effectne aisément après n’importe quel réactif, car ces fibres sont indépendantes les unes des autres; mais il importe, avant de faire agir sur elles un fixateur, d’observer certaines règles qui ont été formulées par les histologistes. Ces derniers ont vu que

la striation transversale des fibres était plus nette lorsque la fibre était en contraction et tendue (Ranvier) ; d’où un premier principe qui est de ne jamais fixer un muscle après l’avoir détaché de ses insertions. 11 faut au contraire le fixer alors qu’il est maintenu en placé par ses insertions naturelles, et on peut de plus le faire entrer en contraction par l’excitation électrique de son nerf. On procède aussi de la manière suivante : Sur un animal qui vient d’être tué on découvre rapidement un muscle, on le tend en imprimant à ses points d'insertion un mouvement convenable, puis on le pique avec une seringue de Pravaz chargée d’alcool absolu; le muscle, si l’animal est récemment tué, se contracte sous l’excitation produite par le réactif, il n’est pas besoin par conséquent de l’exciter autrement, et le liquide se répandant aisément entre les fibres musculaires les fixe parfaitement. Au bout d’un quart d'heure environ on détache le muscle et on le porte dans de l’alcool à 90° où il reste vingt-quatre heures. Au bout de ce temps on le lave à l'eau et on le dissocie à l’aide des aiguilles, en suivant les précautions indiquées page 337. On colore pendant vingt minutes environ dans le piero carminate, on lave à la glycérine et on monte la préparation dans la glycérine formiquée à 1 p. 100. Les fibres montrent une magnifique striation transversale ; les noyaux, s’ils ne se voient pas immédiatement, ne tardent pas à apparaître sous l’inlluence de l’acide formique qui différencie la coloration. Ils sont placés à la surface de la libre musculaire, sous le sarcolemme (mammifères) et présentent la forme de disques ovales colorés en rose foncé, tandis que la substance contractile présente une coloration rouge garance

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