‹ Précis de technique microscopique et histologiqueChapitre 21 sur 108 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

1. Des divers instruments «l'optiqne g^rossissauts : loupes et microscopes proprement dits. — Principe du microscope.

D'après l'étymologie, on désigne en général, sous le nom de microscopes (de (Jt-txpo;, petit, (7xo7i:eiv, examiner), tous les instruments d'optique qui , suppléant à l'appareil oculaire, nous permettent d'examiner, avec un pouvoir grossissant plus ou moins considérable , des objets qui sont à peine visibles à l'œil nu, ou dont les détails de conformation et de structure échapperaient à l'œil nu. Ainsi les loupes sont ap-

pelées microscopes simples , et on désigne sous le nom de microscopes composés des appareils plus compliqués, qui renversent l'image des objets et donnent des grossissements beaucoup plus considérables, grâce à une double combinaison de lentilles (lentilles objectives et lentilles oculaires). Ces derniers appareils seront seuls l'objet des descriptions dans lesquelles nous allons entrer, et, pour bien fixer les idées, nous allons tout d'abord en indiquer le principe et en esquisser la théorie.

Le microscope composé, ou tnicroscope proprement dit, dérive de la loupe. Rappelons que ce dernier instrument se compose d'une lentille biconvexe qui, interposée entre l'œil et un objet plus rapproché de ce dernier que la distance de la vue normale, permet de voir cet objet avec des dimensions plus considérables que s'il était examiné à l'œil nu et k la distance ordinaire de la vision distincte. Soit, en effet, l'œil QQ (fîg. 1) et un objet ah placé à la distance de la vue normale : cet objet enverra sur la rétine des rayons en ar et hr (après entre-croisement dans le cristallin ce), et formera sur la rétine l'image rr. Si alors nous plaçons devant l'œil la lentille biconvexe LL, nous pouvons rap-

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