‹ Précis de technique microscopique et histologiqueChapitre 22 sur 108 · LOUPE · texte numérisé non relu

LOUPE

procher l'objet jusqu'en /i^ (un peu plus près de la lentille que la distance du foyer principal), et dès lors les rayons lumineux fe et dk^ qui en

FiG. 1. — Usage de la lentille biconvexe. — /f/, objet placé un peu en deçà du foyer principal de la lentille. — S/, grandeur et distance de l'objet examiné à travers la lentille biconvexe.

partent, recueillis et rendus convergents par la lentille, iront au fond de l'œil en g et A, c'est-àdire formeront sur la rétine une image gh beau-

coup plus grande que l'image précédente rr : l'œil aura dans ce cas, en vertu de l'extérioration des excitations rétiniennes, l'impression d'un objet placé en SI et par conséquent beaucoup plus grand que l'objet examiné {fd).

Mais supposons qu'avec la loupe nous examinions, non plus directement un objet, mais l'image déjà grossie d'un objet, nous aurons dans ce cas réalisé le microscope composé. On sait en effet que, si un objet est placé au delà du foyer principal d'une lentille biconvexe, celleci donne de l'objet une image réelle agrandie et renversée ; image réelle, car on peut la recevoir sur un écran. On peut donc examiner cette image avec une nouvelle lentille, avec une loupe comme précédemment, et l'on voit ainsi l'objet plus grandi encore et toujours renversé. La première lentille, celle qui donne une image réelle et renversée, porte le nom de lentille objective ; la seconde, qui vient prêter à l'œil son pouvoir amplifiant pour examiner rima^e précédente, porte le nom de lentille oculaire.

Telle est la forme élémentaire, schématique du microscope composé, le seul qui soit employé dans les études médicales proprement dites et

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