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Monstre monomplialieu

— Sternopage (A.mb. Paré).

MONOMPHALIENS

anatomique de leurs organes thoraciques l'explique suffisamment.

Fia. 219. — Squelette de sternopage. D'après un dessin, d'une pièce déposée clans le musée de la Maternité (Lancereaux)

Genre ectopage. — Le genre ectopage est une modification du précédent, dont il diffère seulement par l'inégalité des deux parois costo-sternales du double thorax.

Une de ces parois s'atrophiant considérablement, les deux rachis se rapprochent l'un de l'autre et deviennent postérieurs, par rapport à l'être double tout entier ; de cette façon, les deux individus, au lieu d'être opposés face à face, sont placés l'un à côté de l'autre, presque à angle droit (fig. 220).

Les deux bras, situés du côté de la paroi thoracique atrophiée; sont, en arrière, très rapprochés l'un de l'autre, parfois soudés l'un avec l'autre.

L'organisation interne est celle des sternopages. Le genre ectopage a été seulement observé dans l'espèce humaine.

Fig. 220. — Monstre monomplialien. — Eclopage. (I. Geoffïoy-Saint-Hilaire.)

Genre hémitropage. — Nous intercalerons ici le genre hémitropage, que le Dr Deslongchamps a étudié chez un agneau, et dont il a donné ladescription suivante :

Deux sujets situés parallèlement, regardant du même côté, soudés depuis la base du cou jusqu'au bassin. Deux têtes libres et bien conformées. Quatre membres abdominaux, mais deux membres tlioraciques seulement. Les deux colonnes vertébrales sont parallèles et dis-

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tantes l'une de l'autre de 3 à 4 centimètres ; les troncs sont soudés par les côtés, dans la moitié antérieure, et par les faces abdominales dans la moitié postérieure.

Fia. 22i. — Monslre monomphalien. — Hémipage.

Genre Hémipage. — Enfin dans le genre hémipage, la soudure est plus complète, au lieu de rester limitée lux deux parois thoraciques, elle s'étend jusqu'aux

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deux cavités buccales, qui se confondent en une seule. Il y a donc fusion par les deux poitrines, par les deux cous et par la portion inférieure des deux faces (flg. 221).

Comme particularité anatomique, nous rappellerons que, chez les hémipages, les organes abdominaux sont fréquemment soudés ; ainsi on peut rencontrer un estomac simple, un œsophage et un duodénum simples, mais toujours deux trachées et deux poumons.

Tribu II. — Les axes longitudinaux des deux corps convergent par la partie supérieure.

Dans la deuxième tribu, les axes longitudinaux des deux corps réunis ne sont plus parallèles, mais convergent par leur partie supérieure ; il s'ensuit que les individus composants, bien que distincts et séparés à leur extrémité pelvienne, se confondent au contraire plus ou moins intimement, à leur extrémité céphalique, monstres en Y renversé.

Suivant que la fusion des deux têtes est plus ou moins complète, on distingue ; 1° la famille des SycèjJhaliens qui comprend des monstres, dont la tête est manifestement double ; 2° la famille des Monocèphaliens, qui est formée de monstres doubles, dont la tête parait simple, ou du moins ne présente des traces de dualité qu'à la dissection.

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