FORMATION DES MONSTRES COMPOSES
soudent et se fusionnent les ébauches embryonnaires qui doivent former les genres que nous avons décrits.
Dans ces questions, comme dans toutes les autres, se rapportant à la tératogénie, les documents les plus complets se trouvent dans les travaux de M. Dareste1, auxquels nous croyons devoir renvoyer le lecteur désireux de poursuivre une étude qui risquerait de nous entraîner hors des limites que comporte un précis.
Dans le chapitre où il traite de ces questions, M. Dareste rappelle d'abord le fait étudié par Allen Thomson, qui a vu sur un blastoderme d'œuf de poule, deux bandelettes embryonnaires curvilignes qui étaient rapprochées et presque en contact immédiat par leur côté convexe. Il expose ensuite d'une façon complète la genèse des différents types de la monstruosité double, qui se forment par union latérale des corps embryonnaires, monstres monosomiens eïsysomiens ; par union antérieure, monstres sycëplialiens ; par union postérieure, monstres ischiopages ; par union bilatérale, monstres monomphaliens ; enfin par union superficielle, limitée à la tête, monstres céphalopages et mètopages.
D'ailleurs, à propos des sycéphaliens, dont nous avons donné très brièvement les caractères (p. 434), nous devons noter que l'organisation et le mode d'union des monstres de cette famille est aujourd'hui un des points les mieux connus de la tératogénie, grâce aux recberches et aux travaux de M. Dareste.
1 Dareste, Recherches sur la production artificielle des monstruosités, 2e édition, chap. IX.