RELATION DE LA TEMPÉRATURE AVEC LA NUTRITION
La fonction nutritive éprouve, enlr autres, une notable altération, qui est constante lorsque la fièvre dure depuis
1 La- densité a été mesurée avec Purinomètre de l’rout.
un certaiu temps. Si la lièvre reconnaît pour cause immédiate l’exagération des métamorphoses organiques, et principalement des combustions, il est clair qu’elle doit déterminer la consomption du sujet qui, privé d'aliments, vit aux dépens de lui même, ayant à ponrvoir à toutes les dépenses et à fournir tous les matériaux nécessaires pour la combustion. Ce résultat, que la théorie fait prévoir, est confirmé par l'observation directe, qui démontre chez les fébricitants une diminution de vingt à trente pour cent de leur poids. Le docteur Wachsmuth a constaté sur un malade atteint de pneumonie aiguë une perte de deux kilogrammes en vingt-quatre heures lors du fastigium du cycle fébrile; la veille de la défervescence la perle fut 718 grammes, au commencement de la défervescence elle fut à peine de 57 grammes, et le jour suivant, pendant lequel le malade prit quelque nourriture, il y eut augmentation de deux cents grammes dans son poids L Dans ce cas la perte en poids a donc diminué en même temps qu’a eu lieu la chute de la fièvre; elle a cessé quand est venue la défervescence, et l’acquisition ou l'augmentation de poids a commencé avec falimentation. De sorte que la consomption, qui est l’effet de la suractivité des combustions, de l’autophagie fébrile et de la diète, se produit dans les périodes d’augment et de fastigium, et elle décline et disparaît pendant la défervescence. La consomption fébrile est-proportionelle à l’intensité et surtout à la durée de la fièvre.