UNIONS ILLÉGITIMES
taines femmes illustres de compter les années non plus par les consuls, mais par leurs maris. De Benrf., III, 16. Ju vénal n'est pas moins sévère dans la satire sur les femmes : Sic fiunt octo maviti, Quinque per autuinnos. Sut., VI, 229, 230.
41. — Unions légitimes autres que les justx nuptiœ et unions illeijitinies. — Le mariage n'est pas le seul mode possible de riinion île j'homme et de la femme. Il en est d'autres que le droit romain admet, sans les mettre sur la même ligne que les justx nuptiœ : le concubinat, concubinatus (V. § 36), puis l'union de deux personnes exclues par leur nationalité du ju-^ cnnnubii , c'est le mariage du jus (jentium ou matrimonium sine connubio ; enfin , l'union entre esclaves ou contubernium.
Toute autre union n'est qu'un fait dont la loi n'a pas à tenir compte, à moins qu'il ne devienne un délit : stuprum, incestus, adulterium.
Les efFels de toute union autre que [es justœ nuptix sont négatifs; la femme ne peut tomber sous la mamts; elle ne prend pas le rang social du mari; les enfants ne suivent pas la condition du père et ne sont pas soumis à sa puissance. On les appelle liberi naturales, lorsqu'ils sont nés du concubinat, vulgo quaesiti nu spurii, lorsqu'ils sont issus d'une union passagère.
lo Le mot péllex qui désigne d'abord spécialement la concubine d'un homme marié a fini par être synonyme de concubina. Gell., Nuits, IV, 3. Suivant Aulu-Gelle (même passage), une loi qui remonterait à Numa défend à la pellex de toucher l'autel de Junon. Ne serait-ce pas par allusion à cette loi que Plante parlant de la concubine et de la femme légitime rapproche pellex et Juno : Ut videaa... pcllicem, Juno mea. Mfrc., I, 1, 24.
2" Le stuprum est d'assez bonne heure puni de peines pécuniaires. Liv., X, 31. La loi Julia de adulteriis réprime aussi ce délit, et par stuprum elle entend les relations illicites avec une femme de mœurs honnêtes, matronn. Elle punit aussi les relations entre parents et alliés au degré prohibé, incestus.
30 Les enfants nés de deux parents entre lesquels il n'y a pas de connubium ne suivent pas la condition du père : Si mulier cum fuisset nupta cum eo quiciim connubium non esset..., quonium qui nali sunt, imtrem non sequuntur... Cic, Top., 4. Les enfants, nés d'une esclave, n'ont pas de pater : Servius Tullius captiva Corniculana natus , pâtre nullo, matre servu. Liv., IV, 3.