‹ Précis des leçons d'architecture données à l'École royale polytechnique (volume 2)Chapitre 38 sur 65 · DES CASERNES · texte numérisé non relu

DES CASERNES

Ce genre d’édifice , destiné au logement des gens de guerre, chez les afciens se nommait castrum , c’est-à-dire camp. Les Romains en construisirent un grand nombre, tant à Rome que dans les diverses provinces soumises à leur empire; mais de tous ces édifices, le camp de Pompéia, enseveli du temps de Titus sous les cendres du Vésuve, ainsi que tous les autres édifices de cette ville et de celle d'Herculanum , et que l’on n’a découvert qu’à la fin du siècle dernier, est le seul qui soit assez bien conservé pour nous donner quelque idée sur leur disposition générale.

Cet édifice avait la forme d’un carré-long. La cour, ou place d'armes, était environnée d’une galerie couverte, soutenue par des colonnes sans base. Cette galerie donnait entrée aux chambres des soldats, et servait en même temps de promenoir : derrière la partie du fond s'élevait un superbe théâtre.

Si les restes d’édifices de ce genre que l’on voit encore à Baïes et dans la ville Adrienne (ruines que Fon nomme les cent chambres), si ces restes, quoique encore très-considérables, ne peuvent rien ajouter à l’idée que nous venons de nous former de l’ensemble de ces édifices, d’après la description du camp des soldats de Pompéia, la restauration du camp prétorien à Rome, que nous a donnée Pirro Ligorio, pourra peut-être y suppléer. À la vérité, il ne reste plus maintenant de cet édifice qu’un seul'angle de son enceinte ; mais du temps de cet auteur il'est possible qu’il en existât davantage, et, nourri comme il l'était de l'étude de l'antique, ïl n'était pas besoin que cet édifice füt très-entier pour qu'il pût s’en faire une juste idée. D'ailleurs on remarque tant d’analogie entre la disposition des principales parties du

III PART

II SECTION

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