PHYSIOLOGIE DU CONDUIT AUDITIF EXTERNE
cours du son, situé au niveau de l’appareil de transmission, et que le nerf n’est ni atrophié ni paralysé.
A l’inverse, si le son crânien n’est pas perçu par le sujet, et que l’observateur l’entende nettement à l’otoscope, on est logiquement conduit à penser que l’appareil externe n’est pas atteint et que la lésion cause siège auprès des parties labyrinthiques sinon sur le nerf lui- même. C’est la notion de l’écoulement physiologique du son par le conduit auditif externe qui est la source de ces excellentes applications pratiques, sur lesquelles nous nous étendrons tout au long (Voy. Maladies de la caisse).
Le rôle du méat en ce sens est plus complexe encore : certains bruits naissent dans l’organisme, bruits artériels, bruits veineux, bruits de déglutition, de la parole, etc.; or, à l’état sain, aucun de ces bruits ne gêne la perception nette, et n’altère la finesse.de l’ouïe ; mais que le conduit soit fermé, et aussitôt les battements des grosses artères (carotides), les souffles anémiques (veine jugulaire), le bruit delà respiration nasale, de la déglutition deviennent des tourments continuels pour les malades. On sait que les battements et les bourdonnements vasculaires augmentent du côté sur lequel on se couche.
Sous cette influence la voix retentit, résonne, et cesse d’être distincte ; les moindres bruits laissent dans l’oreille des bourdonnements à leur suite ; cela assourdit et étourdit le malade. Cependant ces phénomènes existent aussi à l’état sain sans que nous y soyons attentifs, par l’habitude. Nous n’en avons conscience que lorsque, par le fait de l’occlusion du méat auditif, un renforcement du son se produit et sollicite l’attention en éveillant la sensibilité de l’organe de l’ouïe outre mesure.
OREILLE EXTERNE. — CONDUIT AUDITIF