SÉMÉIOTIQUE GÉNÉRALE. — EXPLORATION DU CONDUIT AUDITIF EXTERNE
§ 1er. — Position à donner au malade pour V exploration.
C’est le moment d’avoir bien présentes à l’esprit les notions d’anatomie exposées précédemment sur le calibre et sur les courbures variées du conduit. On se rappelle que sa direction générale est transversale, mais que le fond (cadre du tympan) est placé sur un plan antérieur au méat, c’est-àdire que le canal se dirige en dedans et en avant (fig. 12).
Un second point important pour l’observateur, c’est qu’il offre une courbure générale à concavité inférieure embrassant le condyle de la mâchoire : de là découle ce précepte qu’il faut redresser la courbure du tuyau pour que les rayons lumineux puissent l’éclairer dans toute son étendue jusqu’au tympan.
La portion fibro-cartilagineuse étant mobile sur l’osseuse, ce redressement est facile, si, saisissant le pavillon, on le tire en haut et en arrière. On met ainsi les deux parties sur le même axe, et la vue et la lumière portent jusqu’au fond.
« Premier précepte : saisir le pavillon entre le médius et l'annulaire , et le tirer en haut et en arriére. » Cette manœuvre suffit si le méat est largement ouvert et le conduit court et droit, et si le tympan est peu oblique ; et l’on doit savoir examiner une oreille avec ce seul procédé, en s’éclairant de la lumière du jour, ou mieux, comme l’indique de Trœltsch, de la lumière blanche que réfléchit un mur blanc ; nous verrons que celte lumière peut être lancée dans le conduit au moyen d’un miroir réflecteur. En même temps, il est bon d’attirer le trapus en avant pour achever d’ouvrir l’entrée du conduit, en faisant glisser en avant la peau de la région anti-tragienne, avec la pulpe du pouce de la main restée libre. En ouvrant ainsi la courbe naturelle du conduit et ses sinuosités, on trans-