‹ Précis des maladies de l'oreilleChapitre 15 sur 102 · PATHOLOGIE DU CONDUIT AUDITIF EXTERNE · texte numérisé non relu

PATHOLOGIE DU CONDUIT AUDITIF EXTERNE

les mettre à nu, et, avec l’aide d'un bon éclairage, les toucher avec les substances médicamenteuses.

§ 6. — Température du conduit.

J’ai déjà parlé de la température normale du conduit auditif et des oscillations qu'elle subit (I). Je disais que le thermomètre légèrement chauffé dans la main, puis introduit dans le méat auditif, marquait le plus souvent, en santé, 36° 1/2 à 37° : je trouve dans Virchow’s Archiv que celte température est de 2 / 1 0 de degré moindre que celle du rectum.

L’état de maladie modifie vivement cette normale, non seulement dans l’otite aiguë, où le phénomène est trop naturel; mais même dans certaines surdités chroniques, avec émotivité, nervosisme, et tintouin intolérable, au moment de la ménopause et dans certaines déterminations auriculaires de l’arthritis.

Ainsi, j’ai l’habitude de mettre une petite collerette de cire à l’extrémité des embouts de mon otoscope; eh bien, j’ai fréquemment observé que ce tube ne tient pas, n’adhère pas dans certains conduits non enflammés, non altérés, parce que la cire fond, se ramollit et se décolle au contact d’une paroi chaude. Je le répète, cela est très commun chez les émotifs atteints de tintouins chroniques agaçants.

La température du conduit auditif serait intéressante à étudier dans les affections nerveuses, cérébrales et autres.

Page 1