PATHOLOGIE DU CONDUIT AUDITIF^EXTERNE
Les maladies du conduit auditif sont : des lésions traumatiques ou des lésions vitales et organiques. Nous suivrons, comme Duplay, cette division simple du sujet.
1 (1) Gellé, Considérations générales sur l'hygiène de l'ouïe, lu à la Société de médecine publique et d’hygiène professionnelle, en 1878 [Ann. (Thyg., 1878. t. L, p. 243).
OREILLE EXTERNE. — CONDUIT AUDITIF
Parmi les lésions traumatiques, nous trouvons à étudier les plaies, les fractures, les hémorrhagies, les brûlures, les corps étrangers, etc. Dans la seconde catégorie se placent les otalgies, les otites, les bouchons de cérumen, etc.
.Article Ier. — Plaies du conduit auditif.
Les plaies n’ont rien de sérieux si elles sont limitées au i . conduit. Cependant il n’en est pas de même dans le cas où la 1 plaie a été faite par un instrument contaminé par un virus | ou par un produit septique (spéculum, sonde, canule, etc.). J Quand la blessure s’étend jusqu’au tympan et dans la cavité I de l’oreille moyenne, l’importance de ces lésions profondes f met au second plan la plaie du conduit.
Pour peu que la cause vulnérante ait delà force, on com- 1 prend que les lésions auriculaires soient multiples.
Les plaies peuvent être produites par des instruments 1 piquants, tranchants ou contondants. Si le corps vulnérant 1 est pointu, il peut enfiler le canal sans le blesser, et causer j des accidents graves par lésion des parties de l’oreille moyenne (carotide, jugulaire, osselets de l’ouïe, nerf facial). I Si, au contraire, il est coupant, son action est limitée par la | ceinture osseuse du conduit.
Le plus souvent, on a à constater les petites plaies faites j par un cure-oreille, par une aiguille, par un fétu de paille, une épine d’acacia, etc.; ou bien c’est le chirurgien qui, armé ) d’instruments disproportionnés, a blessé la paroi du méat dans un mouvement imprévu du sujet.
Une contusion violente, un choc direct sur l’oreille (coup ou chute) peuvent amener le décollement de la peau de la portion osseuse du méat, et par suite, son atrésie. La boursouflure, la déformation des parois, leur teinte bleuâtre, les déchirures, l’écoulement du sang, indiquent la violence de la contusion.
La surdité peut tenir uniquement encore à l’occlusion temporaire du conduit ; et la conservation de l’audition de la montre ou du diapason par la voie crânienne permet de juger de l’étendue du traumatisme, et de limiter la lésion à