PATHOLOGIE. — MALADIES DE LA TROMPE
Dans le moment où elle s’ouvre, l’air pénètre et le. son du dehors peut franchir la voie ouverte vers la caisse; mais cela est sans importance pratique. Il est heureux que l’occlusion de la trompe soit permanente pour la netteté de la perception auditive; en effet, que serait devenu cet organe délicat, par exemple, pendant la simple action de se moucher, si la trompe était béante constamment? Les vieux catarrheux du pharynx et du nez, chez qui la trompe a perdu son ressort, savent combien cela leur donne du vertige quand ils se mouchent trop fort. Le retentissement de la voix et du cri, l’action des efforts d’inspiration ou d’expiration (jeu des instruments à vent), sont le tourment des malades chez qui la trompe est devenue trop facilement perméable ou reste béante (Kuss, Poorten, Beclard) (1).
Pour faciliter l’insufflation de l’air dans la caisse par le nez, le médecin ordonne au malade de déglutir ; il fait de même avec avantage pour hâter la pénétration du bec de la sonde dans le cathétérisme (Zaufal).