CHAPITRE PREMIER
ANATOMIE
L’oreille interne comprend : le labyrinthe osseux et le labyrinthe membraneux, se composant du vestibule, des canaux semi-circulaires et du limaçon ou cochlée ; le nerf acoustique et les centres nerveux auditifs seront étudiés à la suite.
Préparation. — Le labyrinthe est difficile à étudier chez l’adulte où le rocher compact exige un travail trop long. Mieux vaut choisir les oreilles du nouveau-né ; les canaux et le limaçon dessinent nettement leurs contours sous une couche peu épaisse et très friable de tissu spongieux; les coupes et préparations de toutes sortes sont alors faciles. On étudiera les canaux membraneux sur les pigeons, les dindons, qui ont ces organes très faciles à aborder au milieu d’un tissu spongieux qui s’enlève rapidement. Le limaçon sera étudié sur le cobaye dont la cochlée fait une saillie bien isolée dans la bulle (Gellé).
11 faut apprendre à mettre à nu le canal semi-circulaire supérieur chez l’homme. Cette petite opération doit, selon moi, précéder dans l’autopsie toute investigationplusprofonde
de l’organe de l’ouïe, afin de se rendre compte de la mobilité de l’étrier. Celle-ci se trahit par les oscillations de la tache miroitante du liquide, dont on a rempli le trou fait au canal, sous l’influence des pressions exercées sur le méat auditif. On devrait y associer l’insufflation d’air par la trompe, avant d’ouvrir la caisse, pour constater la mobilité de dedans en dehors.
Quelques coups de ciseau à froid portés sur la petite saillie
Fig. 140. — Vue d’ensemble des cavités de l’oreille interne ou labyrinthe (*).
arrondie que présente la face supérieure du rocher mettent facilement une partie de la petite cavité semi-circulaire à nu. On peut avec une aiguille fine extraire par là le canal membraneux avec son ampoule, si l’on tire avec précaution. On en fera immédiatement une préparation histologique après avoir laissé le petit organe baigner quelque temps dans le chlorure d’or (une demi-heure), ou bien dans . le picro-carmin (plusieurs heures).
(*) vestibule au centre ; limaçon en avant, et canaux semi-circulaires en arrière. — a, vestibule où aboutissent par autant d’orifices distincts : en bas la rampe vestibulaire du limaçon (c) puis les canaux ; b, limaçon ; c, rampe vestibulaire ; d, columelle et son canal central ; e, aqueduc du limaçon ; f, fenêtre ronde qui correspond à la rampe tympanique du limaçon; l’étrier et la fenêtre ovale sont enlevés pour laisser voir le fond du vestibule ; g, orifice du canal de Fallope détruit dans sa portion tympanique pour laisser voir les canaux et le vestibule ; h,i, orifices des canaux semi-circulaires ; j, canal vertical trânsverse ou supérieur; k, canal vertical postérieur ou antéro-postérieur entre les deux le canal horizontal.
ANATOMIE
Nous exposerons rapidement l’anatomie de cet organe complexe. Supposez une vessie pleine de liquide, contenue dans une cavité osseuse, et entourée elle-même de liquide, qui l’isole de la paroi osseuse, un nerf sensible s’épanouit sur un point limité, et à l’opposé existe une fenêtre ou orifice osseux pour l’entrée du courant sonore : telle est l’oreille interne.
La cavité osseuse se nomme le labyrinthe osseux; les petites vessies modelées sur le contenant forment le labyrinthe membraneux, et sont pleines d’un liquide appelé endolymphe; celui qui les entoure se nomme pénlymphe; l’os qui contient le tout est le rocher. Les grandes divisions du labyrinthe sont : le vestibule , partie centrale ; en arrière les canaux semicirculaires au nombre de trois, et le limaçon en avant.
Le nerf auditif aborde le labyrinthe par le conduit auditif interne. Les deux fenêtres, fenêtre ovale et fenêtre ronde, que nous avons décrites sur la paroi interne de l’oreille moyenne, s’ouvrent, l’une supérieure dans le vestibule, l’autre, située immédiatement au-dessous, dans le limaçon. La première enchâsse la platine de l’étrier (fenêtre ovale) ; la seconde est obturée par une membrane (fenêtre ronde).
Vestibule. — C’est la chambre centrale du labyrinthe où viennent aboutir les deux autres cavités. Sur sa paroi externe, on voit la fenêtre ovale, bouchée par la base bombée de l’étrier ; au-dessous et en avant d’elle, l’entrée de la rampe vestibulaire du limaçon. Les cinq autres orifices (sur 7) sont les entrées des trois canaux semi-circulaires.
Le vestibule membraneux est composé de deux petits sacs : en avant, le saccule; l’utricule en arrière : un canal membraneux les réunit.
Ces vésicules sont libres par toute leur surface, si ce n’est aux points qui correspondent aux taches de la paroi osseuse, par où les extrémités nerveuses pénètrent; là se trouve accumulée une poussière fine (otoconie) et blanche, formée de cristaux ovoïdes de carbonate de chaux retenus par une trame ténue. Il y a une branche ulriculaire, et une branche sacculaire du nerf auditif.
Çanaux. semi-circulaires. — Sur la paroi du vestibule
s’ouvrent les cinq orifices des 3 canaux semi-circulaires. Deux verticaux (le vertical-transversal, et le vertical antéro-postérieur) ; un horizontal, entre les deux (fig. 136). Chez l’enfant, ie canal vertical postérieur affleure la surface du rocher, et offre quelquefois là une lacune du tissu osseux. Chez l’adulte, c’est le canal vertical supérieur ou transversal qui est souvent très superficiel, et quelquefois présente une déhiscence de sa paroi; le canal horizontal fait une saillie lisse dans la caisse au niveau de l’hiatus mastoïde. Ces rapports expliquent certaines coordinations pathologiques, telles que la propagation de l’otite moyenne au labyrinthe, ou du labyrinthe à la méninge et au cerveau. Chaque canal cylindroïde se termine par une ampoule à l’un de ses bouts : trois, des orifices sont ampullaires, les deux autres suffisent aux trois canaux membraneux, grâce à la réunion des deux canaux verticaux, en un seul à leur entrée vestibulaire (Voy. fig. 140).
• Chaque canal osseux contient un canal semi-circulaire membraneux, terminé par une ampoule ; la périlvmphe isole le tube membraneux de la paroi osseuse partout, excepté au niveau des taches , où l’ampoule est adhérente et reçoit le rameau nerveux ampullaire.
Les canaux membraneux sont rapprochés de la petite courbure du canal osseux ; de fins tractus celluleux les maintiennent. Ils ont une paroi fibreuse externe, et des vaisseaux : une artère principale qui suit la grande courbure du canal membraneux, et deux veines accolées; en dedans, un épithélium pavimenteux délicat tapisse toute la surface intérieure jusqu’à la crête des ampoules. Chez le fœtus une couche gélatiniforme sépare la membrane épithéliale de la fibreuse.
Crête des ampoules. — Au niveau de la tache auditive, et du point où pénètrent les rameaux nerveux, l’ampoule offre une crête , dure, demi-solide, formée par l’épaississement de la membrane propre du canal membraneux (basement-membrane). Cette crête est traversée par les filets ou tubes nerveux qui se dirigent vers sa surface. Celle-ci est couverte d’un épithélium spécial de cellules cylindriques vibraliles, entre lesquelles des cellules fusiformes terminées par de longs
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cils auditifs (Max Schultze) constituent l’appareil sensitif.
Je n’ai jamais aperçu les papilles multiples de la paroi intérieure des canaux membraneux mentionnées par les auteurs.
L ’utricule et le saccule offrent, au niveau des taches auditives, la même structure, plus des cellules pigmentaires et des otolithes englobés dans une trame gélatiniforme qui les re tient à leur contact.
Les vaisseaux viennent de la branche de la basilaire qui accompagne le nerf acoustique, et s’anastomose dans l’aque duc de Fallope avec le rameau de la stylo-mastoïdienne qui le parcourt. Un canal de communication (Hensen) réunit le saccule et le canal membraneux central de la rampe vestibulaire du limaçon ; toutes les parties du labyrinthe membraneux communiquent donc entre elles.
Iiimaçon ou cocïilée. — Sur la paroi antérieure du vestibule se trouve l’orifice de communication avec le limaçon. (Voy. fig. 140).
Le limaçon peut être comparé à deux cornets accolés , enroulés autour d’un axe horizontal.
La coque osseuse qui enveloppe cette partie du labyrinthe fait saillie dans la caisse du tympan et forme le promontoire; plus en avant, elle répond au coude du canal carotidien; et en bas au golfe de la jugulaire, où se jette la veine spirale. (Voy. fig. 135.)
L’axe central, ou columelle, est une colonne creuse qui contient le nerf cochléaire; les fibres nerveuses traversent la paroi, accolées auxvaisseaux, pour aller se répandre dans la lame spirale osseuse en formant une spire de la base au sommet (hélicotrème).
La lame spirale osseuse serait, dans notre comparaison du limaçon à deux cornets accolés, la moitié interne de la paroi de séparation des deux cornets : c’est une lame mince, saillante à angle droit sur la columelle; elle contient des canaux nombreux, divergents, qui conduisent- nerfs et vaisseaux de la columelle au bord libre de la lame saillante ; un canal en hélice contient le ganglion spiral nerveux de Rosenthal. (Voy. fig. 141.)
"Fig. 141. — Oreille interne : coupe schématique de la rampe vestibulaire, de la membrane basilaire et des organes de Corti (*).
(*) A, membrane de Reissner qui sépare le canal spiral de la rampe vestibulaire ; B, protubérance de la lame spirale terminée par les dents auditives que la coupe montre de côté; C, membrane de Corti, qui flotte au-dessus des organes de Corti ; C, sillon spiral interne, séparant les dents auditives et la membrane de Corti de la membrane basilaire P. E. L. ; des cellules arrondies à gros noyaux tapissent le sillon spiral interne; E, membrane basilaire insérée en dedans à la
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La paroi osseuse extérieure, l’enveloppe, se nomme la lame des contours. Du bord libre de la lame osseuse spirale, part une lame membraneuse (membrane basilaire) qui va s’insérer en dehors à la paroi ou lame de contours, sur l’angle spiral . Cette membrane n’est pas rétraclile , ni élastique.
Le limaçon est donc véritablement ainsi constitué par l’accolement de deux cônes.
La partie supérieure se nomme rampe vestibulaire parce qu’elle s’ouvre dans le vestibule ; l’inférieure s’appelle tympanique, parce qu’elle s’ouvre par la fenêtre ronde dans la caisse du tympan (V. fig. 142).
Au sommet, les deux cônes ou rampes communiquent audessous de la coupole terminale.
La lame spirale et la membrane basilaire supportent l’appa-
lèvre inférieure de la lame spirale, traversée à ce niveau par les pinceaux nerveux (en P), couverte d’épithélium pavimenteux du côté de la rampe tympanique (P) offrant la coupe d’un gros vaisseau veineux à sa face inférieure, veine spirale, et en L à V angle spiral, angle saillant du ligament spiral (51 L ) ; SI, zone vasculaire; couverte d’un épithélium pavimenteux à gros noyaux, et traversée de réseaux vasculaires, les uns superficiels, les autres profonds. La saillie au-dessous de SI s’appelle le bourrelet spiral ; aü-dessous de lui et au-dessus de la basilaire est le sillon spiral externe. Sur la membrane basilaire, les piliers internes et externes réunis en haut forment l’arcade de Corti (H) ; on voit de chaque côté portées sur les piliers les cellules auditives par rangées, supportées par la membrane réticulée qui enchâsse leurs plateaux ciliés ; C, cellules de soutien qui se confondent en dehors avec celles duligament spiral et de la zone vasculaire M et ML.
(*) A, rampe vestibulaire; B, rampé tympanique; C, rampe collatérale ou canal de Lowenberg; D, rampe auditive ou canal cochléaire; 1, lame spirale ossêuse, la lamelle inférieure; 2, la lamelle supérieure ; 3, lèvre tympanique de la lame spirale; 4, lèvre vestibulaire; 5, membrane basilaire; 6, membrane de Corti; 7, ligament spiral, angle spiral, et entre 7 et 8, sillon spiral externe; 9, organes de Corti; 10, membrane de Reissner; 11, périoste; 12, nerf auditif et ganglion spiral ou de Rosenthal.
Gellé. — Mal. de l’oreille. 29
Fig. 14 2. — Coupe d’un tour de spire du limaçon (*).
reil sensitif du limaçon (arcades de Corti, cellules auditives ciliées, plexus nerveux..., etc.).
Au niveau de son bord libre, la lame spirale se renfle ( protubérance de Huschke) ; ce bord se creuse et forme un sillon profond {sillon spiral interne ) dont la lèvre inférieure ou tympanique donne seule attache à la membrane basilaire ; la lèvre supérieure ou vestibulaire, dentelée régulièrement {dents auditives), donne attache à la membrane de Reissner, qui se porte obliquement à la rencontre de la lame des contours, au-dessus de la lame basilaire, et limite ainsi le canal cochléaire; celui-ci est l’analogue des canaux semi-circulaires, et contient les organes de Corti, les cellules auditives, etc.
Entre la membrane de Reissner et ces derniers, se trouve étendue une fine membrane fibreuse, striée dans sa moitié externe, amorphe en dedans, élastique et rétractile, nommée membrane de CortL Elle a son insertion interne à la lèvre vestibulaire, mais l’insertion extérieure est discutée encore aujourd’hui. S’attache-t-elle au même niveau que celle de Reissner ? s’attache-t-elle à la saillie ou bourrelet du ligament spiral, et est-elle parallèle à la basilaire, circonscrivant ainsi un troisième canal, dans la rampe vestibulaire? ou son bord externe festonné est-il au contraire en rapport avec les cellules ciliées? (En résumé, sur la coupe, on trouve de haut en bas : un canal au-dessus delà membrane de Reissner ; un canal, entre celle-ci et celle de Corti ; un troisième entre cette dernière et la basilaire ; un quatrième canal est alors formé au-dessous de celle-ci par la rampe tympanique) (V. fig. 142).
Sur la face tympanique de la lèvre inférieure du sillon spiral interne, des cannelures fines marquent les digitations des faisceaux nerveux qui viennent percer la basilaire auprès de son insertion à la lame spirale {zone perforée). Ces trous coniques, régulièrement espacés, donnent passage aux filets nerveux, ou mieux aux tubes nerveux sans myéline, qui se distribuent aux cellules auditives, sur les arcades et à travers les arcades de Corti.
Au niveau du sillon interne, couvert d’un épithélium pavimenteux, les dents auditives se prolongent verticalement, formant autant de lames nacrées entre lesquelles sont des
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cellules rondes très abondantes et très réfringentes. Un gros vaisseau spiral, situé à proximité, dans l'épaisseur de la protubérance de Huschke, est dans les préparations coupé en travers. Sous les arcades de Corti, un second vaisseau très gros court sous la membrane basilaire même ( vaisseau spiral, veine spirale) (Gellé, Henle). Nous en trouvons un troisième dans l’épaisseur du ligament spiral.
Organes de Corti; zone striée; fib'res radiales (Voy. flg. 141). — Deux piliers, l’un interne, l’autre externe arc-boutés, s’élèvent au-dessus de la basilaire et circonscrivent ainsi un espace triangulaire; les piliers réunis forment une voûte sous laquelle passent la veine spirale et un plexus nerveux. Les piliers internes sont plus larges ; les externes plus longs et plus grêles ; tous deux ont un pied large ; l’interne s’attache au niveau des perforations {zone perforée ) de la membrane basilaire, en dehors de l’émergence des filets terminaux des nerfs [zone interne, lisse) ; l’externe en dehors du vaisseau spiral, sur la zone externe ou striée de la membrane basilaire.
La zone striée est constituée par des fibres rigides, rectilignes, radiées du centre à la périphérie. On a compté 3 à 5 fibres par pilier externe; l’attache de ces derniers est caduque cependant. Ces fibres radiales jouent le plus grand rôle dans la conduction des vibrations sonores, d’après Helmholtz. On compte trois mille piliers ; on admet qu’il y a trois piliers externes pour 2 internes (Glaudius). Ce calcul approximatif paraît erroné ; en effet chaque tête de pilier s’articule avec l’opposé ; la tête du pilier externe {genou) s’interposant entre deux têtes de piliers internes {cotyle). La tête de ces derniers, large et creuse, reçoit et couvre en partie l’externe, arrondie en genou ; chacune des deux têtes se termine par un bec ou apophyse pointue, saillante vers l’extérieur ; là elle se bifurque pour s’anastomoser avec les apophyses des têtes voisines, de façon à constituer la membrane réticulée, dans les trous de laquelle s’enchâssent les plateaux des grosses cellules ciliées auditives dont les pieds s’insèrent sur la zone striée de la membrane basilaire. (Voy. fig. 141.)
Cellules basilaires, cellules auditives, de Corti, de Deiters;
cellules de soutien. — De chaque côté de l’arcade de Corti se trouvent des cellules ciliées, les unes internes (une rangée), les autres externes (trois rangées) ; leur corps est cylindrique, volumineux et long ; leur plateau rond, très distinct, reçu dans les «ronds» de la membrane réticulée, présente des cils disposés en fer à cheval (Hensen). Associées à ces cellules dites de Corti, on trouve les cellules de Deiters, cellules fusiformes. De ces cellules, certaines s’attachent par un pied à la membrane basilaire, d’autres aboutissent aux tubes nerveux et à la couche granuleuse (Nerf auditif).
Des rangées de cellules, implantées sur la basilaire, s’étagent de chaque côté de la crête formée par l’arcade de Corti couverte de ses cellules ciliées, et leur servent de soutien; elles se confondent en dedans vers le sillon spiral interne, et en dehors vers l’externe, avec l’épithélium pavimenteux, magnifique, qui tapisse ces deux parois du canal cochléaire. (Yoy. fig. 141.)
Ligament spiral; angle spiral; zone vasculaire; ligament denticulé ; houppes vasculaires (Gellé). — Les parois des rampes vestibulaire et tvmpanique sont tapissées d’un périoste mince, soulevé de place en place par des vaisseaux et couvert d’une couche de cellules épithéliales en pavé. :
Nous venons de voir que la membrane basilaire s’insère en dehors à l’angle spiral : là le périoste présente une épaisseur remarquable ; il prend la forme d’un bourrelet semi-lunaire saillant, qui reçoit l’insertion de la membrane. Celle-ci a lieu sur l’angle saillant en arête, brillant et rigide, soutenu par le périoste épaissi et fa'sciçulé en ce point.
Ce ligament spiral se continue en s’amincissant au-dessous de la basilaire avec le périoste de la rampe tympanique ; audessus de la membrane basilaire jusqu’à la ligne d’insertion de la membrane de Reissner, il offre des caractères importants à connaître, qui lui ont valu le nom de zone vasculaire . L’épaisseur du périoste s’accroît rapidement au-dessous de l’insertion externe de cette dernière membrane (Voy. fig. 141): A partir de ce point, on peut suivre sur les préparations les gros vaisseaux qui se divisent et descendent perpendiculairement à l’angle spiral, à distance égale l’un de l’autre, dans
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